Histoire de l'abbaye de St-Claude: depuis sa fondation jusqu'à son érection en évêché, Band 2

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Imprimerie et lithographie de Frédéric Gauthier, 1855
 

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Seite 174 - ... et la servitude le plus grand des maux; mais il est permis d'examiner si ce qu'on nomme liberté, dans. l'état actuel des sociétés , n'est pas un avantage souvent funeste; et si la servitude, modifiée par la bonté d'un maître , et par l'intérêt qu'il a de conserver son esclave > ne présenterait pas une situation plus heureuse qu'une liberté illusoire, dont l'effet est presque toujours de faire périr de misère l'infortuné qui la possède.
Seite 181 - ... consistent, dans le Duché de Bourgogne, en ce que le mainmortable ne peut disposer, par aucun acte de dernière volonté, de ses biens qu'au profit de ses parents qui sont en communion avec lui ; les effets réels sont que le bien de main-morte ne peut-être aliéné ni hypothéqué sans le consentement du seigneur, et que si la possession réelle en est prise sans ce consentement, en cas d'aliénation, il ya lieu à commise. Il est évident que ce droit a sa source dans la concession primitive...
Seite 175 - ... robustes et laborieux, constamment attachés à » leurs travaux et à leurs possessions et dont les familles, « plus nombreuses par la nécessité de rester en société ou » communion, fussent comme liées aux terres.
Seite 184 - ... autres seigneurs du comté de Bourgogne, sont presque tous des paysans commodes, industrieux, plus instruits, plus avisés et moins dépendants que ceux des autres villages . C'est la plus misérable supposition d'avoir allégué que la main-morte était regardée comme une flétrissure et un obstacle aux mariages. La population des lieux en main-morte, bien supérieure à celle des autres campagnes, est une preuve vivante du contraire ; en faudrait-il une autre que l'exposé même des habitants...
Seite 180 - Les villageois qui auparavant n'étaient occupés que de la culture de leurs héritages, ont cru trouver plus de douceur dans les villes et s'y sont retirés. Les bourgeois de ces mêmes villes, profitant de leur erreur, ont acheté les héritages qu'ils avaient quittés...
Seite 184 - ... qui réclament ? Ils exposent dans leurs écrits, qu'ils sont au nombre de dix à douze mille; douze mille habitants pour six villages ! le nombre est honnête assurément. Au surplus, le dépouillement des registres publics des paroisses et les contrôles des actes, des contrats de mariage, feraient voir que les différences soit par rapport au nombre. soit du côté de la quotité des constitutions dotales, sont toutes à l'avantage des lieux de condition mainmortable , comparés à ceux de...
Seite 285 - ... Pentecoustes , l'on doibt coutet, sans point de micte , ainsy comme déjà est dit cy-dessus plus à plein. Comme le micte se doit livrer aux religieulx. Le micte de pain est livré auxdicts religieulx , c'est à savoir que quand ung religieux demeure tout seul , oultre sa prébende ordinaire il prent pour son micte de pain, pour jour, demy miche; et se ils sont deux ou trois demeurant ensemble , une miche ; se ils sont quatre ou cinq , deux miches ; se ils sont six ou sept , trois miches; huit...
Seite 184 - ... de l'argent, ou des meubles, arrangement que le seigneur ne peut contredire. Cette simple ébauche suffit pour effacer l'idée de ces étranges différences que l'on a voulu mettre entre la condition des mainmortables et celle des autres habitants des campagnes. Ces esclaves prétendus du chapitre de Saint-Claude et des autres seigneurs du comté de Bourgogne, sont presque tous des paysans commodes, industrieux, plus instruits, plus avisés et moins dépendants que ceux des autres villages ....
Seite 176 - ... seigneur rentre dans son ancienne propriété. Les motifs de l'établissement et des règlements propres à la main-morte ne sont pas équivoques ; ils furent de fixer le colon à la culture du fond. La loi de rester en société ou communion fut imposée aux familles, soit pour favoriser et étendre la population, soit pour les mettre plus en état de faire valoir les terres, en réunissant sous un chef un plus grand nombre d'ouvriers ou de cultivateurs.
Seite 260 - ... lesdits religieux sont esté contents lui céder pour lui et pour les siens une vigne assise à Vernantois, avec la rente qui estoit, aussi une rente qui estoit à Jasseron; et ledit seigneur abé est tenu leur livrer bon vin de Burgognie, pur et net, sans eau, à savoir Vernantois ; faillant ledict Vernantois , se fournira aux lieux circonvoisins, à savoir au conté de Burgognie, et ne peut ne doit livrer autre vin que de Burgognie, sinon que par fortune feust à dix lieues à la ronde tempeste....

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