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BIOGRAPHIE UNIVERSELLE

DICTIONNAIRE HISTORIQUE

DES HOMMES QUI SE SONT FAIT UN NOM

PAR LEUR GÉNIE, LEURS TALENTS, LEURS VERTUS, LEURS ERREURS OU LEURS CRIMES;

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J. LEROUX, JOUBY ET C, LIBRAIRES, GAUME FRÈRES, LIBRAIRES,
Rue des Grands-Augustins, 9.

Rue Cassette, 4.

OUTHENIN CHALANDRE, rue de Savoie, 5.

LILLE, L. LEFORT, IMPRIMEUR-LIBRAIRE.

BESANÇON, OUTHENIN CHALANDRE FILS.

1848.

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Bragi ( J.-Marie de ), savant grammairien et grand succès , et divers ouvrages qu'il publia ne professeur d'éloquence à Roveredo, sa patrie , mort firent qu'augmenter sa réputation. Au retour d'un en 1777, composa la Préface d'une édition de saint

voyage qu'il avait fait en Angleterre, il fut attaqué Jean Chrysostome, Roveredo, 1753; quelques livres d'une fluxion de poitrine dont il mourut le 13 déde piété, et un petit traité de Situ Austriæ subjecta- cembre 1830. Indépendamment de diverses éditions, rumque regionum, 1772.

accompagnées de préfaces et de notes, telles que : BIAGI ( Clément), né à Crémone dans l'état de la traduction de Tacite par Davanzati ; les lettres du Venise. Son nom est la traduction de celui de Bla- card. Bentivoglio; Il tesoretto della lingua Toscana; sius , dont nous faisons Blaise, en français. Il entra les poésies de Dante avec un nouveau commentaire dans l'ordre des bénédictins , et fut nommé profes- auquel il travailla pendant 17 ans; les Rime de seur de théologie à l'école de la Propagande. L'ou- Pétrarque; les poésies de Michel – Ange Buonarotti, vrage qui lui a concilié le plus d'estime dans le on lui doit : Grammaire italienne élémentaire et monde savant, est intitulé : Tractatus de decretis raisonnée. Cet ouvrage a eu un grand nombre d'éAtheniensium, Rome, 1785, in-4. Ce volume, d'une ditions. Néanmoins l'auteur d'un excellent ouvrage très-belle exécution, fut tiré à deux cent cinquante du même genre publié à Besançon en 1833 (M. le exemplaires seulement. Craig avait essayé de tracer comte de Francolini), reproche à Biagioli d'avoir , les premières lignes sur ce sujet difficile et trop peu par l'envie de se singulariser, adopté le système le connu; mais son ouvrage est d'une grande faiblesse. plus erronné et de s'être beaucoup trop occupé de Biagi , au contraire, a répandu la plus vive clarté puérilités, tandis qu'il laisse sans solution des difsur cette matière. Il fait preuve, dans son traité, ficultés réelles. (Voy. Nouv. gramm. italienne, préd'une sagacité peu commune, et d'une grande con- face, VIII. ) Grammatica ragionata della lingua naissance de tout ce qui concerne la législation et francese, in-8; Trattato della poesia italiana. Le l'administration dans les républiques de la Grèce, même critique accuse Biagioli d'avoir rendu la et particulièrement dans celle d'Athènes. Il entre question complétement inintelligible pour les Franmieux que Petit dans l'esprit de la législation de çais, remplaçant les explications par des chiffres et

Solon, et il corrige ou complète en plusieurs en- des traits, ce qui a valu à sa Poétique le nom d'alļ droits les Fastes attiques de Corsini. Quoiqu'érudit gèbre. Préparation à l'étude de la langue latine, suivie

et archéologue, on peut reprocher à Biagi une d'une nouvelle méthode d'analyse logique et d'analyse grande négligence dans sa manière d'écrire le latin. grammaticale, etc. Cette méthode n'est autre que On a encore du même auteur les deux ouvrages celle de Dumarsais. La traduction française des suivants : Ragionamento sopra un'antica statua sin- Fables de Phèdre nouvellement découvertes ; des gularissima , scoperta nell’agro romano, Roma, 1772, notes sur la Napoléide de Pétroni; un poème latin in-8; Monumenta græca et latina ex musæo Jac. Na- sur la mort du célèbre acteur anglais Kemble. Il a nii, Roma, 1787, in-4, fig. Biagi a traduit en ita- laissé manuscrits un Commentaire historique et litlien le dictionnaire de théologie de l'abbé Bergier, téraire sur le Décuméron de Bocace, un Dictionnaire et y a ajouté des notes. Il mourut à Milan, en 1804, italien rédigé sur un nouveau plan et une Vie de dans un âge peu avancé.

Dante. L'enthousiasme aveugle de Biagioli pour ce BIAGIOLI ( Nicolas - Josaphat), grammairien et dernier poète et pour Pétrarque, l'a rendu souvent littérateur, né en 1768 à Vezzano , petite ville de injuste envers les littérateurs tant italiens qu'étranl'état de Gènes, termina ses études à Rome, et à gers qui ne partageaient pas son admiration, pres17 ans fut nommé à la chaire de littérature grecque que exclusive, pour ces deux objets privilégiés de et latine de l'université d'Urbin. Conduit à Paris son affection. (Voir la préface de l'édit. de Dante par suite des événements qui changèrent pour un

par Biagioli.) temps la forme du gouvernement en Italie, il se * BIAMONTI (Joseph-Louis), professeur d'élovit, après avoir occupé au Prytanée une chaire de quence , membre honoraire de l'institut impérial et langue italienne, dans la nécessité de se créer des royal de Milan, né vers 1730, à Vintimiglia , ville ressources. Le cours qu'il ouvrit obtint un très- épiscopale du duché de Gênes , entra de bonne heure TOME II.

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dans les ordres sacrés, et dirigea l’éducation de * BIANCHI (François FERRARI, dit JL FRARI), quelques jeunes gens de famille noble. Le prince peintre et sculpteur modénois , fut, suivant quelde Kewen-Huller confia plus tard la direction de ques écrivains, le maître du Corrège. On ne sait sa bibliothèque à l'abbé Biamonti, qui devint suc- pas la date de sa naissance. Vedriani , dans ses Vite cessivement professeur d'éloquence à l'université de Pittori, Scultori , ed Architetti modenesi , Modène, de Bologne, et de littérature italienne à celle de 1652, in-4, ne donne pas de détails à cet égard , Turin. Outre quelques discours prononcés dans di- en nous apprenant que le Corrège étudia sous verses occasions solennelles, on a de lui : Une Bianchi. On connait un de ses tableaux, qui est à Grammaire italienne; un Traité sur l'art oratoire; St.-François à Modène. Bianchi mourut en 1510, quelques pièces de vers, deux Tragédies : Iphigénie sans avoir pu pressentir à quel haut rang se plaen Tauride, dont les hellénistes font beaucoup de cerait son élève , qui ne commença à se faire concas, et Sophonisbe; Des traductions en prose ita- naître qu'en 1512. lienne de Sophocle, et de quelques morceaux d'Es- BIANCHI ( Jean-Baptiste), célèbre anatomiste itachyle , de l’Iliade , des Olympiques de Pindare et de lien , né à Turin le 12 septembre 1681. Docteur à la Poétique d'Aristote. L'abbé Diamonti, qui con- l'âge de 17 ans, il enseigna son art à Turin où le naissait bien l'hébreu ainsi que ses dialectes syria- roi de Sardaigne fit bâtir pour lui en 1715 un amque et chaldaïque, a laissé inachevée une traduction phithéâtre commode. En 1718 il professa aussi la du livre de Job. Il est mort à Milan, le 13 octobre pharmacie, la chimie et la pratique médicale; il 1824, dans un âge avancé.

fut nommé membre de l'académie des curieux de * BIANCANI (Joseph), jésuite, mathématicien et la nature. Il mourut le 20 janvier 1761. Ses prinastronome italien , mort à Parme en 1624, était en cipaux ouvrages sont: Ductus lacrymales novi, eorum outre versé dans l'histoire, la philosophie et les anatome, usus, morbi , curationes , Turin, 1715, belles – Jettres. Ses ouvrages les plus importants in-4, Leyde, 1723. De lacteorum vasorum posisont : Aristotelis loca inathematica ex omnibus ejus tionibus et fabrica, Turin, 1743, in-4; Storia del operibus collecta , Bologne, 1615; Brevis introductio Mostro di due corpi, Turin, 1749, in-8. Lettera ad Geographiam; Sphæra mundi, seu Cosmographia sull' insensibilita, Turin, 1753, in-8. C'est une demonstrativa , ibid., 1620.

réfutation de Haller; Historia hepatica, seu de BIANCHI (Pierre ) naquit à Rome en 1694. Ce hepatis structura, usibus et morbis, Turin, 1710, peintre réussit également dans l'histoire, les paysa- in-4,1716, in-4; Genève, 1723, 2 vol. in-4. Bianchi ges, les portraits, les marines et les animaux. Ses a écrit des dissertations curieuses dont quelquesouvrages sont à Rome où il mourut le 12 mars unes sont insérées dans le Théâtre anatomique de 1740. Il se distingua par la correction de son dessin, Manget. et par la vigueur de son coloris. Il perfectionna * BIANCHI ( Antoine), vénitien, et simple gondobeaucoup les figures d'anatomie en cire coloriée. lier au milieu du xvue siècle, composa deux poèmes

BIANCHI (Jean-Antoine), religieux observantin, où il y a de l'imagination, de la verve, en un né à Lucques, le 2 octobre 1686, mort à Rome mot de la poésie ; ce sont : Il Davide, re d'Israele, en 1758, professeur de théologie, examinateur du poema eroico - sagro, canti XII, Venise, 1751, clergé romain et consulteur de l'inquisition. Son in-fol., reimprimé la même année avec un oraprincipal ouvrage est une réfutation de l'histoire torio dramatique intitulé : Elia sul Carmelo, ib., de Naples des Giannone, intitulée De la puissance in-8. Il Tempio, ouero il Salomone, canti X, Venise, et de la discipline de l'Eglise , en deux traités, 5 vol. 1753, in-4. Il publia aussi un ouvrage de criin-4. Il l'écrivit, dit-on, par l'ordre du pape Clé- tique, intitulé : Osservazioni controcritichè di Anment Xll. Il composa aussi diverses tragédies et un tonio Bianchi , sovra un trattato della commedia italivre en faveur des théâtres, qui lui fit peu d'hon- liana, etc., Venise , 1752, in-8. Joseph - Antoine

Costantini, auteur de ce traité sur la comédie itaBIANCHI (Marc-Antoine), jurisconsulte italien, lienne, répondit aux Observations, et dans sa rénaquit à Padoue, en 1498. Il se distingua au ba- ponse, avança qu'elles n'étaient pas du gondolier reau par son éloquence, et dans les consultations, Bianchi, et que le poème de David n'en était pas par beaucoup de savoir, de justesse, d'esprit et de non plus. Bianchi se fàcha, et déclara dans la préprobité. Il fut nommé, en 1523, dans l'université face de son second poème, qu'il était prêt à prouver, de Padoue, troisième professeur de droit impérial; de la manière qu'on l'exigerait, que le David et en 1532, deuxième professeur des décrétales ; et les Observations étaient de lui. enfin, en 1544, professeur en chef de droit cri- BIANCHINI (François), né à Vérone le 13 déminel, place qu'il remplit jusqu'à sa mort, arrivée cembre 1662, d'une famille distinguée, s'illustra le 8 octobre 1548. Bianchi n'a laissé que des ou- dès sa jeunesse par l'établissement de l'académie vrages de sa profession, qui sont tous écrits en des Aletofili , c'est-à-dire, des amateurs de la latin : Tractatus de indiciis homicidii ex proposito vérité. Cette compagnie, spécialement consacrée commissi , etc., Venise, 1545, in-fol.; 1549, in-8; aux matières de mathématiques et de physique Practica criminalis aurea , Venise, 1547, in-8; Cau- recevait des lumières de son fondateur. Le cardinal telæ singulares ad reorum defensam , ordinairement Ottoboni, depuis pape sous le nom d'Alexandre VIII, imprimé à la suite de sa Practica criminalis ; Trac- le fit son bibliothécaire. Il eut ensuite un canonicat tatus de compromissis faciendis inter conjunctos , et dans l'église de Ste-Marie de la Rotonde, et puis de exceptionibus impedientibus litis ingressum, Ve- dans celle de Saint-Laurent in Damaso. Il fut secrénise, 1517, in-8, réimprimé plusieurs fois.

taire des conférences sur la réforme du calendrier,

neur.

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