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șionnées par la guerre, jusqu'au premier septembre 1789, nous trouvons que la marine a dépensé 380,683,137 livres ; ce qui donne une année commune de 63,447,172 livres. Nous appercevons que dans cette somme , les colonies ont annuellement absorbé seize à vingt millions (1), et la marine quarante à quarante-six ; et qu'il restoit dû au premier septembre dernier, par le département, la somme de 73,008,665 liv.Mais cette dette , par le paiement fait jusqu'au premier janvier 1790, se trouvoit réduite, à cette époque, à 49,923,345 livres. Ces résultats n'ont d'autre authenticité que celles des bordereaux et des états qui nous ont été communiqués par l'administration ; car les comptes sont arriérés de onze années.

D'après ce premier apperçu, nous avons dù entrer plus avant dans les détails écono. miques de cette administration; en examiner la forme et les principes ; coinparer le passé au présent, et vous mettre en état de prononcer sur l'avenir.

Le plan de notre travail se trouve donc déterminé par l'ordre naturel des objets que

(1) On n'a pu obtenir des états distincts de la dé. pense des colonies par chaque année. :

N2 . .

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nous avons à traiter, lesquels se divisent en deux parties.

La premiere , présentera la situation de la marine actuelle et de son administration; dans la seconde, nous indiquerons les changemens et les améliorations dont elle nous a paru susceptible. '

L'état des forces navales doit être en proportion avec les moyens naturels qui peuvent y fournir.

Le premier de ces moyens n'est pas l'argent, c'est le nombre des hommes de mer, qui consiste en soixante mille effectifs (1), dont moitié ne sont pas constamment occupés à la pêche et à la navigation marchande.

On peut donc compter pour une année de guerre trente-cinq mille hommes disponibles pour l'armée navale, auxquels associant vingt-cinq mille recrues ou novices engagés, et la garnison des vaisseaux, on peut armer soixante - dix à quatre-vingt vaisseaux de ligne , soixante frégates, et autant de corvettes et flûtes. Tel est l'état

(1) L'état général des classes présente soixante-treize mille hommes classés, y compris les novices

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relatif des forces navales que la France peut entretenir pendant la guerre , sans anéantir la course et la navigation marchande.

Cette somme de force peut être accrue par un effort momentané; mais nous ne devons déterminer ici que des bases fixes, et non des combinaisons accidentelles dont les , rapports et les proportions nous sont inconnues. — Il n'y a que l'extension de la pêche et de la navigation marchande qui puisse produire un accroisseinent progressif de la force navale. Les mesures que je viens d'indiquer ont été celles de nos opérations pendant la derniere guerre.

Depuis la paix nous n'avons pas eu constamment soixante vaisseaux de ligne en état de tenir la mer : ils y sont maintenant ; il y en a même soixante-trois , et douze sur les chantiers ; ce qui excede la proportion de vaisseaux qu'il convient d'entretenir à flot pendant la paix. Le comité a cru devoir la fixer à soixante, et le nombre des bâtimens inférieurs dans cette proportion ; mais il est nécessaire d'avoir

en sus les bois travaillés, et tous les appro- visionnemens relatifs à une augmentation

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subite de vingt vaisseaux au moment de la guerre (1).

Or, en fixant l'état de paix à soixante vaisseaux de ligne, en entretenant le nombre actuellement existant de bâtimens à trois ponts de quatre-vingt et soixante-quatorze canons , et les bâtimens inférieurs dans cette proportion, en mettant chaque année en activité trois vaisseaux de ligne , trente frégates ou corvettes, la somme de dépense qu'exige le département de la marine , sans y comprendre les colonies, ne doit pas s'élever à plus de trente millions (2).

Cependant il a été dépensé, année com

(1) Cette mesure est d'une grande importance pour le succès , sur-tout des premieres campagnes ; car la France tirant du dehors la majeure partie des munitions navales, on conçoit qu'au moment d'une déclaration de guerre , si nos approvisionnemens étoient in. terceptés, nous serions dans l'impossibilité de pourvoir tout-à-la-fois à la défense des côtes et des colonies , de protéger le commerce et de décerminer aucune des opérations offensives et défensives qui exigent , sinon la supériorité , au moins l'égalité des forces combinées.

(2) C'est le terme auquel on se réduit aujourd'hui; mais les dépenses extraordinaires sont encore en dehors, et il faudroit les ramener en dedans, sauf les accidens imprévus.

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mune, depuis 1784, de quarante à quarantesix millions, sans y comprendre les colonies; et l'on avoit fait chaque année des projets de dépenses et des demandes de fonds qui annonçoient une moindre dépense ; il faut donc se préserver, pour l'avenir, de semblables erreurs de calculs , et chercher : 10, pourquoi la dépense effective a toujours excédé les projets et la proportion qu'elle devoit avoir avec les forces navales entretenues; 2o. comment la dépense peut être inyariablement ramenée à de plus justes proportions , sans nuire à la force navale qu'il convient d'entretenir , et au service qu'elle doit remplir; 30. pourquoi la comptabilité de ce département est aussi arriérée, et comment elle peut être soumise à l'ordre et à l'exactitude desirables?

: Il convient, d'abord, de vous présenter une idée nette de l'administration de la marine, de son objet , de ses moyens et de ses formes.

La préparation et l'entretien des forces havales ; le gouvernement des hommes et des choses qui y contribuent , leur conservation , leur réparation dans les ports et ravitaillement à la mer ; voilà en quoi consiste l'administration de la marine.

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