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sius, fut chanoine d'Ely, chef du belle réputatiou parmi les philolocollege de la Reine dans l'université gues. Il avait en 19o6 mis au jour les de Cambridge, et mourut le 22 mars Commentaires de César et les Dis. 2732. Voila les seules particularités sertations de Marine de Tyr. Ses que nous ayons pu recueillir sur la

noles sur César reparurent en 1727, personne de ce savant anglais. Ses augmentées et corrigées, ct, depuis, ouvrages sont plus connus. Les trai. Ondendorp les a toutes réimprimees tés philosophiques de Cicéron l'occu- dans son excellente édition de César pèrent principalement, et son projet (Voy. CÉSAR , tom. VII, pag. 574 était de les publier tous; la mort ne 1). Davies préparait aussi ove reinlui en laissa pas le temps. On lui doit pression de Nasime de Tyr, avec les Tusculanes , Cambridge, 1709, des changements et des additions 1725, 1730, 1738, in-8".; De fi- considérables; mais il mourut avart nibus, Cambridge, 1715, 1728, d'avoir pu la publier : elle ne parus 1741, in-8".; De natura deorum, qu'en 1740. Tout le travail de Davies ibid., 1718,1723, 1744, in-8°.; De a été conservé dans le Marine de divinatione , ibid., 1721,1730, in- Tyr, donné par Reiske, á Leipzig, 8'.; les Académiques , ibid. , 1725, en 1774. Après Masime et César, 1736, in-8°. ; De legibus, ibid., Davies s'était occupé de Minucius Fc1727, 1745, in-8°. Les notes de Da- lix, dont il fit deus éditions très revies sont explicatives et critiques. On commandables; la première en 170, y remarque une grande connaissance l'autre en 1712. Ce fut par ces diffede l’bistoire philosophique , une éru- rents travaux qu'il preluda aļces belles dition étendue, et une rare sagacité. éditions de Ciceron qui assurent i Aussi Davies est-il mis généralement son nom une longue celebrité. Sau au nombre des meilleurs interprètes ajouterons à cette notice que Davies de Cicéron. Le seul reproche qu'on a fait des remarques sur la première lui puisse faire, c'est d'être par- Apologie de S. Justin , et qu'desse fois irop hardi dans ses conjectures. trouvent dans l'édition de ce père, Quand il mourut, ses observations donnée en 1722 par Thirlby. B-S sur les Offices étaient à peu près finies; DAVIES (JEAN), savant anglais

, car il n'y manquait que la dernièré né sur la fin du 16 siècle dans le partie du troisième livre. Il les légua comté de Denbigh , était versé dans au docteur Mead, qui , n'ayant pas le la connaissance des anciens auteurs temps de les compléter ni d'en sur- et des livres rares et curieur. Il fut veiller la publication , chargea de ce successivement recteur de Mallord. travail un savant de ses amis. Peu dans le comté de Merioneth , et ch de temps après, lous les papiers de noine de St. A saph. On ne connait le Davies perirent dans un incendie. C'est date ni de sa naissance ni de sa mort

, une grande perte pour la littérature ou sait seulement qu'il prit en 161 classique. M. Rath, qui, dans ces der- à Oxford le degré de docteurs nières années, a publié les OEuvres theologie. Ses principaux outras philosophiques de Cicéron, a re- sont: 1. Antiquæ linguæ brilansdonné le texte et les notes de Da- nunc communiter dictæ vies ( Voy. CICÉRON, tom. VIII pag. bro britannicæ, à suis cymraece 546, 2 ). Avant de travailler sur Gis vel cambricæ, ab aliis Wallica eeron, Davies s'était déjà fait une rudimenta, etc., 1621, in-8°.; IL

Dictionariuin latino-britannicum , rut en 1785. Acteur assez médiocre, 1652, in - fol. : la première partie de c'était un homme très aimable on ce dictionnaire est l'ouvrage d'un mé- société, où il portait un esprit riche decin nommé Thomas Williams ; en saillies et un enjouement qu'il avait JU. Adagia britannica, authorum le secret de communiquer aux autres. britannicorum nomina, et quando Ses ouvrages sont : 1. la Vie de Garfloruerunt, 1632, imprimé à la fin rick, 1780, 2 vol. in-8., reimpridu dictionnaire latio breton. On lui at- mée plusieurs fois; II. des Mélanges tribue une traduction anglaise du Ta- dramatiques , 3 vol. , qui ont en bleau de Cebès. Il eut beaucoup de également plusieurs éditions ; 111. . pare à la version galloise de la Bi. moires de M. Henderson ; IV. Reble, publiée en 1620, et on lui doit vue des Caractères du lord Chesd'autres traductions d'ouvrages asce- terfieid ; V. une Vie de Massinriques dans la même langue, qu'il ger; VI. les l'ies du docteur J. Ea.. avait étndiée pendant trente ans. Les chard , de sir John Davies et de ouvrages de Davies sont fort recher. Lillo, et un grand nombre de pièchés par les amateurs de l'ancienne ces fugitives en vers et en prose, inlangue celtique, qui croient la retrou- sérées dans le St.-James chronicle ver dans le gallois, ou dans le bas-bre- et dans d'utres journaux. - Davies lon qui n'en ditlere pas essentielle- (Jean), maître d'écriture et poete, ment.

X--s. mort vers 1618, a publié : 1. l’AnaDAVIES ( THOMAS ), auteur an

tomie de la belle écriture, 1639; glais du 18. siècle, quilta la pro- I. la Complainte. de S. Pierre , infession de comedien qu'il avait d'a- 40., 1595; III. le Pèlerinage de l'esbord embrassée, pour se faire librai- prit; IV. le Fouet de la folie et aure ; mais de mauvaises affaires l'o- tres productions de peu d'importance. bligerent de retourner à son pre- 11 jouissait d'une grande reputation mier état. Après avoir joué alternati- comme maître d'écriture'; mais il ne viment la tragedie et la comédie pen- paraît pas avoir été fort estimé pour dant plusieurs années, soit en pro

ses talents littéraires. X-S. vince, soit à Londres, il tenta de DAVIET. Voyez FoNcENET. nouveau la fortune dans le commerce DAVILA ( HENRI - CATHERIN) na. de la librairie, et, malgré ses talents quit, le 30 octobre 1576, an Sacet ses connaissances en ce genre, se

co, village dans le territoire de Pavit bientôt réduit à faire banque- doue. Sa famille , qui avait plusieurs route; mais ce palheur, qu'il n'avait branches, était originaire d'Avila, en point mérité, ne lui ravit point l'es- Espagne. Ses ancêtres étaient de pere time publique; aidé par ses propres en fils, depuis 1464, connetables du créanciers , et surtout par le bénéfice royaume de Chypre: Antoine Davila, considerable d'une représentation à son père, l'était en 1570 , lorsque son profit que lui procura , sur le cette île fut prise par les Turks. 11 héâtre de Drury-Lane , son ami le fut obligé de quitter l'île après avoir docteur Johnson, il parviut à ré- perdu tous ses biens. Il avait des ablir ses affires. Plusieurs ouvra- parents et que pues propriétés à P:jes qu'il publia ensuite, en lui fai- doue; il s'y religia d'abord avec sa ant une certaine réputation , ajoute. femme et ses neuf enfants, six fils et ept à ses moyens de fortune. Il mou- trois filles. La branche aince de sa famille était puissante en Espague; il retira-t-il alors auprès de la mareespera y rétablir sa fortune , et s'y chale d'Hemery, sa sæur. Des qu'il rendit avec deux de ses fils. Il par- eut alleint l'âge de dis-huit ans, i vint à en faire placer un auprès du entra au service. Malgré l'abjuration roi Philippe II; mais, n'obtenant du de Henri IV, la guerre civile durai reste que des promesses et des pa- encore. Davila se distingua dans plz roles sans effct, il vint en France en sieurs rencontres; il eut un cheval te 1572, et s'étant procuré des recom- sous lui au siége de Honfleur, a mandations puissantes auprès de Ca- 1594 , et fut blessé en 1597, da therine de Médicis, il en fat favora- coup de pertuisanne , au siege d'A blement accueilli. Cette reine plaça miens. La paix s'étant faite en 1598, son fils Louis auprès d'elle en qualité il fut rappelé à Padoue par son père

, de gentilhomme de sa chambre, et qui y était retourné après la mort de prit deus de ses Gilles , Marguerite et Catherine de Médicis. Il s'y rendit Cornelie, parmi ses demoiselles d'hon- l'année suivanle; inais à peine avati neur. Antoine les fit venir aussitôt de revu son père, qu'il le perdit parixPadoue , et y retourna ensuite lui- cident le plus funeste; il tomba, même. Il eut , quelque temps après, se jeta d'un licu très élevé, et nours un dernier fils à qui il donna, par quelques heures après. Son fils ara reconnaissance , les deux noms du roi alors vingt-quatre ans ; il avait af Henri III et de la reine Catherine. porté de France un grand nombre de C'est ce fils qui s'est rendu celebre notes , de mémoires , de pièces of dans les lettres par son Histoire des ginales, matériaux qu'il destinat deguerres civiles de France. Il n'avait lors à l'ouvrage qu'il n'entreprit qe pas encore atteiut sa 7o. année quand plusieurs années après. Ses eleco son père l'amena en France. Cathe- avaient été fort négligées, et souter? rine de Médicis avait marié avanta- interrompues; il profita de sen & geusement Marguerite , l'une de ses jour à Padoue, pour les reprendre et sæurs; elle lui avait fait épouser Jean pour se mettre en élat d'exécuter d'Hemery, maréchal de France, sei- projet. Dans un voyage quil fia gneur de la terre de Villars en Nor. Parme, en 1606, il frequentait Par mandie , et ce fut au château de Vil- démie des Innominati, qui 17 lars qu'Antoine Davila se rendit avec alors de la célébrité. Thomas Stigh son jeune fils. Henri-Catherin , après ni, poète médiocre , inais pleis avoir fait ses premières études en Nor- jaclauce et d'une vanité ridicule, mandie , vint les continuer à Paris, eut avec lui quelques paroles que et fut placé parmi les pages, ou de rent suivies d'un duel. Davila i la reine-mère ou du roi. Il dit lui- passa son épée au travers de la po même, au go. livre de sou Histoire, trive, et fut lui-même blessé ia a qu'il était présent, en 1588, à l'ou- jambe gauche. Quoique son ades verture des états de Blois , et si près saire de fût pas mort de sa blessin du roi, qu'il entendit très distincte- il fut obligé de quitter Parte, de ment tout son discours.» L'année sui- rendit à Venise , dans un moment a vante fut fatale au jeune Davila; la la république levait des troupes ; reine, sa protectrice, mourut dès le offrit de lever lui-même un corps mois de janvier, et Henri III fut as- trois cents hommes d'infanterie." sașsipé au mois d'août. Peut-être se sepat

accepta cette offre , lui fors des fonds, et lui fixa des honoraires. hommes armés qui accompagnaient Davila se trouva ainsi engagé de nou- l'assassin, firent feu; plusieurs per veau daus le inétier des armes. Il fut sondes furent blessées, et le chapechargé de plusieurs expéditions, du lain de Davila fut tué. Le fils aîné du commandement de plusieurs places malheureux historien vengea son père, dans les iles de Cañdie , en Dalmatie et cassa d'un coup de pistolet la tête et en Terre-Ferme. La république du mcurtrier. Ses complices furent fut si contente de ses services qu'elle arrêtes, envoyés à Vérone et puis lui assigna une pension de ceni cin- de mort. Davila n'avait alors que quante ducats reversible à ses enfants, cinquante-cinq ans. Il laissait une et qu'elle statua par un décret , que, veuve , chargée de neuf enfans , quaquand il se trouverait au scual, il se- tre garçons et cinq filles; la pension fait placé auprès du doge çoni me l'a- que la république de Venise lui avait vaient été ses ancêtres lorsqu'ils étaient précédemment faite était insuffisante; connetables de l'ile de Chypre. Dans elle l'augmenta convenablement, et cette vie active, ct malgré ces fré- pourvut aux besoins de cette famille, quents changements de lieu, Davila dont le chef emportait son estine et de cessa point de cultiver les lettres ses regrets. L'édition qu'il avait donet de travailler, dans ses moments de née de son histoire était très incorloisir, au grand ouvrage qu'il avait recte. On dit qu'il avait offert cet ouentrepris. Il le lit enfin paraitre en vrage à plusieurs libraires de Venise, quinze livres , sous ce titre: Historia qu'ils l'avaient tous refusé, à l'excepdelle guerre civili di Francia di tion du seul Baglioni dont les presses Henrico Calerino Davila, nella étaient vacantes, et qui se chargea quale si contengono le operationi de l'imprimer, à condition que , s'il di quattro re, Franeesco 11, Carlo lui venait quelque labeur préférable, IX, Henrico III et Henrico IV, il le quitterait pour s'en occuper. L'é cognominato il grande, Venise , dition finie, la vente fut si rapide que Tommaso Baglioni, 1630 , in-4°. tout fut enlevé en une semaine. On L'épitre dedicatoire, adressée au sé- ajoute que le libraire le reimprima alear Domenico Molino, est datée sous la même date, et qu'il s'en vendit le Brescia , dont Davila était alors jusqu'à 15,000 exemplaires dans une ouverneur. Quelques mois après, il année ; mais cela parait fort exagéré. ol ordre de se rendre à Crème et Les éditions qui suivirent, Venise , 'en prendre le commandement. Il se 1634 et 1638, Lyon, 1641, et Ves uit en chemin vers le mois de juillet nise, 1642, n'étaient guère moins fau63!, avec toute sa famille qui était tives que la première; il en parut ombreuse. Le sénat avait donné l'or- enfin une meilleure et fort belle, Pare de lui fournir partout les char- ris, imprimerie royale, 1644, in-fol. bis nécessaires pour ses bagages. Ar- L'ouvrage avait elé traduit en franvé au bourg de St.-Michel, près de çais par J. Baudouin, Paris, 1642, 2 érone, il demanda les voitures qui vol. in-fol., avec des sommaires à chai étaient dues; un homme brutal, que livre et des notes marginales, traorntné le Turc, auquel il s'adressa, duction reimprimée plusieurs fois ; fusa d'obéir, et répondit à ses instan- il le fut en espagnol par Basile Varen s par un coup d'arquebuse qui l'é- de Soto , Madrid, 1651 et 1659, ndit mort sur la place. D'autres in-fol., avec une continuation en cinq livres, depuis 1598 où finit Davila, serré, plus concis, et brille en mi jusqu'en 1630 : il en parut une 5e me temps par une admirable faci. cdition beaucoup plus belle , avec fi- lité. Sa manière de narrer, de dir gures , Anvers, 1086, in-fol. Davila poser les événements, de les enfut aussi traduit deux fois en anglais, chainer l'un à l'autre , d'introduire 1° par Guillaume Aylesbury, Lon- ses personnages, de les faire aşire? dres, 1647, in-fol., traduction qui parler, de décrire les lieux, les villes, n'est pas complète et ne va que jus- scs chainps de bataille, les faits d'arqu'à l'année 1572; 2". par Charles mes, les assemblées, les couseils

, la Cotterel, Londres, 1666, in-fol., tra- conduite des négociations , n'est pas duction complète. Enfin il en a paru moius louable que son style

. Il para une traduction latine par Pietro Fran- enfin avoir pris des soins extrêmes cesco Cornazzano, Rome, 1745, 3 pour connaitre la vérité, l'avoir puisse vol. in-4°.; et une nouvelle traduce dans de bonnes sources, et l'avoir tion française par l'abbé Mallet, et dile en général avec franchise. Mais Grosley (Paris), 1757, aussi 3 vol. celte franchise n'a pu manquer d'être in-4°. Après plusieurs éditions ita- quelquefois altérée par sa position et liennes publiées pendant le 17€. siè- ses relations particulières, par cle, il en fut donné une dans le préjugés de son pays et de son sisi. 18€. , que l'on préfère à toutes les Un Italien de ce temps-là ne pouvait autres, Venise, 1733, 2 vol. in-fol. tenir la balance égale entre les cathOn y a joint une traduction des ob- liques et les protestants; un bones servations marginales de Baudouin, qui devait la fortune de sa scur, de et d'excellents mémoires d'Apostoló son frère et le commencement de la Zéno sur la famille et la vie de l'au- sienne à Catherine de Medicis , à qui teur , dans lesquels ce savant critique son nom même rappelait qu'il Ini aut a mnis des faits réels et constatés à la été pour ainsi dire consacré də sa place des fables qu'Imperiali et Papa. naissance, ne pouvait être un je dopoli avaient accréditées, l'un dans impartial de cette reine. On ne lui son Museum historicum, et l'autre pas reproché sans raison de se met dans son Histoire de l'université de trer trop prévenu pour elle. Il ne more Padoue ; ce qui n'a pas empêché en vue que son adresse et sa pro deux dictionnaires, l'un italien et l’au- dence, quand il faudrait laisser vors tre français, de répéter récemment les dissimulation profonde, sa perlede mêmes fables. Depuis cette magnifi- sa cruauté, qui, sans parler de toute que édition , on en a cu deux à Lon- le reste , lui firent méditer, prépa dres, 1755, 2 vol. in-4"., et 1801, 4 pendant plus de deux ans, couti vol. in-8.; mais cette dernière surtout dc dehors caressants et faire eseite est remplie de fautes. On doit donner au milieu des fêtes le massacre * la préférence à celle qui fait partie de quarante mille Français. II avoue på: la collection des classiques italiens, tant dans un endroit que l'cffusion Milan, 1807, 6 vol. in-8". Il n'y a sang n'effrayait pas Catherine, et qu’une opinion sur le mérite de Da- qu'à la fin du neuvième livre, vila, considéré commc écrivain. Son avoir raconté sa mort, il a trace style, cxempt des vices qui régnaient beau son caractère, la conscience de son temps , sans être aussi pur l'historien reprenant eufin l'em quc ee'ui de Guichardin , est plus qu'elle aurait dû toujours avoir

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