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le surnomma Anhoghin, c'est-à-dire, et de Georgie, il revient combattre les sans terre, parce que son royaume musulmans, les défait completement fut presque toujours occupé par ses et recouvre son royaume tout entier. ennennis. Vers l'an 980, par l'ordre David mourut l'an 1046 de J.-C. Son de Gagik Ier., roi Pagratide à Ani , il fils Kourike lui succéda. S. M. succéda à son père Gagik, dans le gou- DAVID III, surnommé le fort et vernement de la ville de Lorhé et des le réparatcur , roi de Géorgie, de la provinces environnantes. Peu après race des Pagratides, fils et successeur avoir pris possession de sa souverai- de George II, mouta sur le trône l'an neté, il rassembla des troupes nom- 1089. Les Turks seldjoukides , qui brcuses , attaqua les émirs musulmans avaient conquis toute la Perse, la Méqui commandaient dans la Géorgie sopotamic, l'Arménie ct l'Asie miméridionale, les vainquit et s'empara neure, avaient aussi soumis la plus de leurs possessions. Après ces victoi- grande partie de la Géorgic; les prin. res, l'émir musulman Fadloun, qui cipales villes du pays , Teflis même la possédait la ville de Gandsak, actuel. capitale , étaient en leur pouvoir. Le lement Gandjah, réunit de grandes roi, tous les princes erraient dans les forces et vint attaquer David. Celui-ci montagnes, ou bien ils étaient renfer-. le vainquit complètement, s'empara de més dans des forteresses inaccessibles ses états, et le contraignit de s'enfuir par leur position. La Géorgie semchez l'émir de l’Aderbadegan. Ce priu- blait près de tomber au pouvoir des ce fournit une armée à Fadloun, qui musulmans , quand des divisions survint encore tenter, contre David , le venues entre les princes Seldjoukides, sort des armes; la bataille se livra sur pour la succession au trône de Perse, les bords du lac Gegham, dans la pro- inspirèrent à David le dessein d'afvince de Siounsk'h. Fadloun fut en- franchir son pays de leur joug. Il rascore défait et il périt dans la mêlée. semble donc des troupes de toutes Eette victoire, gagnéc en l'an 991, as- parts, et, vaillamment secondé par son sura à David la souveraineté de la ville grand général Ivane, de la race des de Gandsak et du pays qui s'étend Orpelians, le plus puissant des prinjusqu'au fleuve Araxes. Après ces im- ces géorgiens, il attaque les Turks, portants succès, ce prince prit le titre disperse leurs troupes, reprend presde roi des Aghouank’h, et il fut le que toutes les villes de son pays, ct fondateur de la dynastic Kourikiane, entre vainqueur dans sa capitale Teflis, branche de celle des Pagratides. Quand l'an 1124 de J.-C.(571 de l'ère arm.). David eut affermi et augmenté sa puis- Les Turks envoyent inutilement plusance aux dépens des petits princes sieurs armées pour arrêter le cours de qui l'environnaient, il fut attaqué l'an ses exploits; leurs efforts sont vains, 1040 de J.-C. (489 de l'ère armé- David les défait, les poursuit , franchit Dienne), par le sulthan Seldjoukide les limites de son royaume, prend Thoghrul begh , qui vint fondre sur Lorhé, capitale de l'Arménic orientale, lui avec une armée de 150,000 hom- s'empare de beaucoup d'autres villes, mes. David, trop faible pour lui résis. et termine ses victoires par la prise ter, recule, et ses états sont envahis; d'Ani , capitale de toute l'Arménie, inais bientôt, renforcé par les secours l'an 1126. Mais peu de temps après, des princes Pagratides d'Ani et de elle fut reprise par l'émyr Fadloun , Kars, par ceux des rois des Abkb. fils d'Abel Scvar, qui en étail souverain sous la protection des Seldjouki- croire d'après le récit de plusieurs des. David mourut daus la même au: historiens qui, au reste, ne sont pas née 1126, avant la reprise d'Ani: il d'accord sur toutes les circonstances avait régné environ trente-sept ans. de celte catastrophe. C'est à ce derSon fils Démétrius II lui succeda. nier rejelton des Comnenes que la

S. M. maison de Comnène, depuis longDAVID COMNENE, dernier em- temps résidant en France , rattache pereur de Trebizonde , usurpa le son origine par une suite de titres geTrône après la mort de son frère Jcan, néalogiques. Mahoinet, qui s'était endont il fit perir le fils. David , mena- gagé à épouser Anne, se crut lié par cé par Mahomet II, qui venait de sa parole; mais auparavant il força détruire l'empire de Constantinople cette princesse d'abjurer le christiadont celui de Trebizonde était séparé nisme.

L- S- E. depuis deux siècles et derni, fil allian- DAVID ser., roi d'Ecosse, succeda ce avec Usun-Cassan, roi de Persc, en u 24 à son frère Alexandre lc. qui lui promit des secours. Mahomet Il fit, durant le règne de ses frères, instruit de ce traité, intimida le mo- un assez long séjour en Angleterre et y narque persan, et fit mettre le siége épousa une petite-nièce de Guillaumedevant. Trebizonde par Machmut, un le-Conquérant, qui lui apporta en dot de ses favoris. David se préparaita le Northumberland et le Huntingdonune vigoureuse résistance, mais Ma- Shire. Ce prince se distingua par sa chmut lui ayant demandé une entre- bienfaisance et sa piété. La perte de vue, lui peignit avec tant de force sa femme, qui mourut à la fleur de la puissance de Mahomet et les mal- l'âge, lui causa une si vive douleur leurs qui menaçaient ses ennemis, qu'il resta veuf pendant vingt ans. que David effrayé consentit à livrer Etienne de Blois s'étant enrraré de ses états, à condition que je sulthan la couronne d'Angleterre , l'eurona épouserait sa fille ainée , Anne Com- sommer de lui prêter hommage pour nene. Mahomet souscrivit à celle les provinces qu'il tevait en fief; mais condition, et le prince détrôné s'em- David lui fit répondre qu'il ne redbargua pour Constantinople avec sa drait cet hommage qu'à Mathilde, l'hefamille. Mahonnet les ayant en son ritière légitime. La guerre éclata alors pouvoir, ne songea plus qu'à s'en dé- entre les deux rois. L'armée anglaise faire; on accusa David d'entretenir des essnya une défaite dans laquelle un correspondances secrètes avec les grand nombre de personnages disprinces chrétiens. Aussitôt Mahomet tingués fut fait prisonnier. Bientôt le le déclara coupable, et lui laissa le sort des armes changea, ct après plochoix entre le turban ou le supplice. sieurs autres événements la paix fat David refusa d'embrasser l'islamisme, conclue. David conserva les provinsept de ses fils imitèrent cet exem- ces qu'il possédait en Angleterre , et ple. Le père et les fils furent conduits l'bommage ne fut dû que pour celits à la mort; ils la reçurent en 1462, qui devcnaient l'héritage de son fils. sous les yeux de l'impératrice Jrène, Peu après Mathilde , de retour en Anou Hélène , Cantacuzène. Il paraît que gleterre, envoya son fils Henri, de le plus jeune de ses fils, âgé de trois puis roi, auprès de David , pour s'y ans, ne fut point enveloppe dans cette instruire davs les exercices militaires. proscription, comme on pourrait le Ge monarque-perdit, quelque tenis après, son fils, jcunc prince de la les invectiver et de taxer leur dévotion plus belle espérance. Il supporta ce d'idolâtrie. Cette imprudence le fit melcoup avec une résignation apparente, treen prison; il fut condamné au fouet, et ayant fait inviter les grands à un à avoir la langue percée et au bannisbanquet, il chercha lui - même à les sement. La secte des anabaptistes se consoler, il envoya chercher les en- signalait par ses extravagances. David fants de son fils, recommanda Mal- se rangea sous sa bannière, et il fut colm , l'aîné, aux soins de la noblesse, créé evêque de Delft par un cer['t le fit ensuite voyager dans le royau- tain Obbc Philips, accredite parmi me, afin que chacun le reconnût pour ces fanatiques. Jean de Leyde, soi-dihéritier légitime du trône. Il légua des sant roi de Munster, assiégé dans sa apanages aux deux autres, puis se pré- capitale, fit passer à ce nouvel évêque para à la inort dont il sentait les ap- quelque argent pour lui lever des reproches. Il mourut en effet le u mai crues en Frise. Pendant que David 1153.

E-s. s'occupait de cette commission, il DAVID II. V. Bruce.

conçut un formulaire d'unité, destiné DAVID-GEORGE, ou plutôt fils à terminer plusieurs différends élevés de George (JORISZ), né à Delft en parmi les sectaires, et il publia un 1501, était fils d'un batelcur, nommé petit écrit dans les mêmes vues. Ses George de Coman, et avait reçu au ienlatives de conciliation le rendirent baptêine le nom de Jean, que, cou- suspect à tous les partis; universellerant le pays avec son père pour donner ment blâmné, il se décida à former des représentations dramatiques, se- une communion à part , dont il se lon l'usage des rhetoriciens d'alors, declara le chef. « Laurent , dit-il il convertit en celui de David , parce » un jour , dans une elfusion con-' que le rôle de cet ancien roi d'Israël w fidentielle , à certain brasseur qui était celui dans lequel il se faisait le » peignait sur verre, comme lui, plus remarquer. Son éducation fut en- » nous voyons que le clergé foit bien tièrement illettrée, mais il apprit à » ses affaires : il gague beaucoup d'arpeindre sur verre, el ne tarda pas à » gent, en se donnant fort peu de se distinguer dans cette profession. Il peine. Ne connaissons-nous pas étail doué d'une imagination ardenic, » l'Ecriture-Sainte aussi bien que ces d'un caractère souple ct delic, d'unc v messieurs ? Si nous parvenons à figure agréable, imposante même, et de » faire accroire au peuple tout ce que beaucoup d'eloquence naturelle; avan- » nous voudrons, nous serons assez tages bien précieux pour le rôle d'illu- » riches. » Le principal but de Davidminé ou d'enthousiaste, dans lequel il George paraît avoir été de se procus'est rendu fameux. David-George ma- rer les moyens de vivre dans le fasic nifesta de bonne heure de l'aversion et la volupté, et il y réussit à merpour la religion catholique. Il composa veille. Il permettait à ses partisans, dans sa langue maternelle, la seule qu'il quels qu'ils fussent, de continuer leur entendît, quelques hymnes ou canti- ancien culte. Quant au fond de sa doc-s ques à l'usage de ceux qui suivaient le trine, on y reconnaît une grande aua. parti de la réforme. En 1536, ayant logie avec celle qu'un certain Gille le rencontre dans une des rues de Delft Chantre avait prêchée plus d'un siècle des prêtres qui portaient en proces- ayant lui. « Jésus-Christ n'était venu sion le saint-sacremept, il se permit de » au monde que pour lui préparer les >> voies. Il était, lui, le second Christ, née suivante, David-George demanda » le véritable messie, né, non point de un asylc et des lettres de protectra v la chair, mais du Saint-Esprit et de au landgrave de Hesse, qui les la » l'esprit du Christ, caché depuis des promit, pourvu qu'il professât la » siècles dans un licu inconnu. Il avait confession d'Angsbourg. Il publia en » le droit de sauver et de perdre. Il 1540 une Apologie contre ses per» jugerait le monde au dernier jour, sécuteurs , et il l'adressa à Anne, » Pécher contre lui, c'était commettre comtesse d'Oldenbourg et d'Embde. » le péché irrémissible. - La procréa- En 1542, parut son fameux Wos. » tion des enfants devait être com- derboek on Livre merveilleur. A » mune parmi les régénérés ; nul n'a- l'entendre, il ne devait sortir qu'un cri » vait des droits exclusifs ni sur sa de toutes les bouches à l'apparition de » femme, ni sur sa fortune.-Jusque- ce prodige. Rois, princes, magistrats, » là le ciel était demeuré vide. C'était théologiens, jurisconsultes, diraient » lui que Dieu avait envoyé pour le avec le prophète Isaïe (XXV, 9, : » peupler, non par un sacrifice san- « C'est ici notre Dien; nous l'avons »glant, mais seulement par la grâce. » » altendu, et il nous delivrera. Das Cette doctrine se prêchait dans le se- ambassades, des oblations arriveraient cret. David et les da vidistes évitaient de toute part. David-George éprouva de se montrer au grand jour. Ils n'é- qu’un prophète n'est jamais bonore chappèrent pas cependant à la sur- dans son pays. Deux ans s'étaient a veillance du gouvernement hollandais. peine écoulés, que, n'osant plus rester Cclui-ci rendit une loi le 2 janvier en Hollande, il se rendit secrètement : 1538, portant que celui qui accorde- Bâle, ouilse fit appeler Jean van Bred. rait un asyle à David-Geotge ou à gen. Se donnant pour un gentilbonne Meinard van Embden, son collabora- flamand que son attachement aux opiteur, et qui n'en ferait pas la déclara- nions de Zwinglc avait forcé de s'es. tion, serait pendu à la porte de sa main patrier, il acheta à Bâle une maisca son. Cette loi reçut, le 26 février de la considérable, et la terre de Binningh. même année, une nouvelle extension, dans les environs, et il s'y mit s et il fut promis des récompenses aux un grand ton de dépense. Il allait te dénonciateurs. Sur ces entrefaites, la gulièrement à l'église, participait à la mère de David-George, qui s'appe- sainte cène, se distinguait par la Llait Marie de Gorter , fut arrêtée; elle beralité de ses aumônes. Ses parts'était fait rebaptiser. On noyait com- ''sans de Hollande subvenaient å ** munément alors les femmes coupables dépense : c'était à qui lui ferait 1. de ce délit. Le repentir de Marie de plus riches envois d'argent ou d'a Gorter ( repentir qui ne la rendait pas tres présents. On disait, et l'on d moins admiratrice de son fils) ins- encore proverbialement à Delft, «: pira pour elle un intérêt particulier, »ner une vie de David-George a pak

et sa peine fut commuée en celle de la vivre dans l'aisance, le plaisir H • décollation dans l'intérieur d'un cou- le descuvreinent. On s'épuisa longvent. David envoya à ce sujel des let- temps en vaines conjectures sur ses tres de remontrance aux conseillers ressources. Il vécut ainsi deginse' pre de la cour de Hollande ; le messa- dant onze ms. En 1557, il s'aisa ger, porteur de ses lettres, paya lui- diutervenir dans le procès de Mirka même cetle témérité de sa vie. L'an- Servet, par une lettre datée du 1", juin, au Magistrat de Genève, et Vie , et de sa Doctrine, qui a été aux villes évangeliques de la Suisse; reimprimé à Delft en 1603, et que mais il ne se nomma point au bas de l'on trouve aussi dans Schardii Script. sa lettre, qui est une exhortation à la rer. Germ., t. III. David-George a modération et à la tolérance. Il qua- eu des partisans et des apologistes lifie Servet d'homme bon et pieilr; long-temps après sa mort. Les proil n'entre d'ailleurs dans aucun détail fesseurs de Bâle réfutèrent, en 1584, sur les chefs d'accusation portés con- une apologie publiée en sa faveur , tre lui. Il ne veut point que l'hérésie à Stade en 1582. Les synodes de soit punie de mort, parce que tous Hollande prirent en 1608 et en 1623 les hommes, juifs , inahometans, pa- des mesures contre les davidistes. En pistes, luthériens, calvinistes, etc., 1642 , on en punit corporellement devraient ainsi s'entreluer sans cesse, plusieurs dans le pays de Holstein, et et que ce serait une boucherie géné- on y fit un autodafé des écrits de l'hérale. Cette lettre, en plat allemand, se résiarque. Parmi ces écrits , son Litrouve dans le Recueil des lettres de vre merveilleux (Wonderboek), et David-George, publié sans nom de son Livre de la perfection (Boeck lieu ni date en 3 vol. in-4°. Mosheim l'a der Volkoomenheid), sont les plus insérée dans sa Vita Michaëlis Ser. remarquables. Le rer., que, pour l'éveti, p. 87-93. Cependant, un orage tendue, on peut comparer à la Bible. menaçait le repos de David-George, lui coûta plusieurs années de travail, Son disciple , son ami, sou gendre, On les a bieu qualifiés l'un et l'autre Nicolas Meinerts, ou Blesdyk, origide tristes monuments du plus abnaire d'Embden, s'étant brouillé avec surde fanatisme. Jacob Revius a pu. lui , entreprit de le démasquer. Pa- blié: Nicolai Blesdyckii (on se rapreille disgrâce lui arriva , dit-on, à la pelie que celui-ci , gendre de Davidmême époque, de la part d'un Hol- George, clevini son dénonciateur acharlandais venu à Bâle, et qui le signala né), Historia Davidis Georgii, Desi bien, lui et sa femme, que l'un et venter, 1642, in-8°. Mosheim, bien l'autre, livrés au désespoir , se sui- que, dans son Histoire ecclesiastivirent de près au tombeau, David que, il n'ait pas ménagé David-GeorInourut le dernier, le 26 août 1556, ge, suppose cependant « qu'il avait sans toutefois avoir essuyé aucunes plus de bon sens et de verlu qu'on poursuites judiciaires , et on lui fit » ne croit. » C'est faire preuve d'une même de superbes obsèques. Ses par- grande indulgence. Le P. Catrou a tisans s'attendaient à le voir ressus- donné l'histoire du davidisme dans le citer au bout de trois ans ; mais, deuxième volume de son Histoire du avant ce terme, les Bâlois firent le fanatisme dans la religion protesprocès à sa raémoire, et, bien que tante.

M-ON. les témoins appelés à comparaître ne DAVID (Luc), historien et jurisconfirmassent pas les griefs allégués consulte prussien, naquit à Allenscontre lui, il fut condamné à être ex- tein en 1503. Ayant embrassé la rehumé, et ses restes brûlés , avec son ligion protestante, Albert 1er. duc de effigie et ses ouvrages, au pied de Prusse, le nomma consciller à Kæla potence. Dans la même année, l'u- nigsberg, où il mourut en 1583. Il niversité de Bale publia en latin, à avait travaillé pendant quarante anWittenberg, in-8"., un récit de sa nées à rassembler des matériaux

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