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superficiel eut cependant du succès. rentin , qu'il suffit de nommers

W-S. rappeler un génie puissant et c DANOW ( ERNEST - Jacques ), teur, un caractère noble el paci'. théologien protestant, naquit en 1741 né, une grande infortune et une ; à Redlau, dans la Prusse occidentale. grande renommée, était d'une fr En 1772, il fut nommé professeur de noble de Florence qui avait por théologie à Iena. La liberté avec la nom des Éliséi. Celui de cetie fz.. quelle il parlait des systèmes alors qui est reconnu pour première en admis parmi les théologiens protes- de son arbre généalogique se ti tants, contribua , plus encore que sa mait Cacciaguida ; il avait épe méthode claire et précise, à donner une Aldighieri ou Allighieri de de la vogue à ses leçons. Il avail ex- rare ; il voulut perpétuer le nou posé sa doctrine théologique dans sa femme, en le donnant à l'e. l'ouvrage suivant : Institutiones theo- ses deux fils, et ce premier Alligkis logiæ dogmaticæ , lib. I, II, Iena, eut pour petit-fils un second, qe 1772, in-8'. Il avait gardé, en com- le père du Dante. Durante fut le posant cet onvrage, une circonspec. que celui-ci reçut en naissant ; tion dont il s'écarta beaucoup dans s'habitua , dans son enfance, i? la suite. La vivacité son esprit ne nommer, par abreviation, Dante; connaissant aucune mesure dans le ce petit nom est devenu l'un des pla travail , ses veilles le firent tomber grands de l'histoire littéraire dans une profonde melancolie; le 18 derne. Dante naquit à Florence, :. mars 1782 il se jeta dans la Saale. mois de mai 1265. On ajoutait ak". On trouve dans Meusel la liste de ses beaucoup de foi à l'astrologie jest ouvrages; voici les plus importants : ciaire; le soleil ctait dans la cous 1 I. De verå verborum Sermonis he- lation des Gémeaus ; Brunetto Ls : braici tertia He terminatorum na- ni, poète et philosophe , qui passe! tura, Dantzig, 1760, in-4':; II. De pour un savant astrologue, prej choreis sacris Ebræorum , ib., 1766, que cet enfant s'élèverait un jour 1in-4°-; III. De episcopis tempore plus haut point de gloire par seat apostolorum, Iéna, 1773, in-4.; IV. voir et par son talent. Boccace, dze Explanatio locorum Scrip. S. divi- sa Vie du Danle , raconte zuss = nitatem J.-C. probantium, léna, rêve prophetiqne que la mère de Beton 1774, in-4°.; V. quelques ouvrages poète, nommée Bella, eut peu en allemand.

Danow (Gottlob), jours avant de le mettre au monde professeur à l'école d'artillerie à Ber- et qui présageait à son fils la més? lin , naquit en 1750 à Lauenbourg, grandeur. S'il n'eût été qu'un bome: et mourut en 1794. Il a publié en al- ordinaire, on aurait oublié ces borulemand : 1. Mémoires sur la slatis- copes; sa célébrité les rappela das tique, Berlin, 1780, in-4.; 11. un temps où l'on n'était pas fort ectthode pour mesurer les hauteurs, gné de les en croire la cause. Danée par le moyen du baromètre , ibid., était encore enfant lorsqu'il perdit sen 1786; III. (Poésies de Raufseysen, père. Sa première éducation n'en fa Berlin, 1792, in-8°, 2. edition,

pas moins soignée; sa mère la confia

G-Y. au même Brunetto Lalini, qui la DANSSE. Voy. Villoison. avait fait de si heureuses prédictiora, DANTE ALLIGHIERI, poète lo- et qui était intéressé à ce qu'elles *

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Ciassent un jour. Dante n'avait que rezzo. Il y servie dans la cavalcrie, et if ans lor:qu'il vit pour la premiere contribua beaucoup par sa bravoure,

une jeune personne du même âge, en 1289, au gain de la balaille de la familledes Portinari,dont le nom Campaldino, qui fut si fatale aux gibeit Beatrice, et le petit nom Bice. Il lins. L'animosité entre ces deux parut dès-lors des impressions qui pu- tis était extrême, et Danie, né dans et bien s'affaiblir dans la suite, mais une famille guelfe, en avait épousé les i ne s'effacèrent jamais. Ce fut pour passions avec toute l'ardeur de son ca. atrix qu'il composa ses premiers ractère. Il servit encore , l'année suirs ; il a écrit dans l'un de ses ouvra- vante, dans une antre expédition cons en prose ( la Vila nuova ), l'his- tre les Pisans, et se trouva au siège et re de leurs innocentes amours, et à la prisedu château de Caprona. Sesta

a élevé un monument plus célèbre lents l'appelaient plus particulièrement ns son grand poëme qui est, en quel- aux ambassades , ou aux missions poe sorte, plein de son souvenir. Il ne litiques, si ce mot d'ambassade parait orna pas ses études à la pocsie et à trop ambiticux. 11 en remplit jusqu'à littérature agreable; la philosophie quatorze , ct oblint dans toutes des

Platon et celle d'Aristote, l'histoire, succès. La douleur qu'il ressoulit de la théologie qui tenait alors une grande perte de Beatrix ne l'empêcha point ace dans les connaissances humaines, de se marier. Il épousa, vers l'an 1291, occupérent tour à tour; il savait par- Gemma , de l'illustre famille des Doitement le latin, le provençal, et nati , dont il eut plusieurs enfants, et ère un peu le gree, ce qui était avec laquelle cependant il ne vécut ors très rare. Il cultiva aussi pas long-temps en bonne intelligence, que, le dessin, ct prit soin de se Elle finit par le quilter, et, quelle rmer une belle écriture , circous- que fut la cause de cette résolution, mce qu'il est bon de remarquer dans elle ne voulul jamais revenir à lui. Á 's hoinmes de genie , pour oter tonte l'âge de trente-cinq ans, il fut nomxcuse aux gens d'esprit qui se croient me l'un des prieurs des arts, qui fori prenses du même soiu. Les lois de maicnt alors à Florence la magistrai république de Florence prescrivaient ture suprême : ce fut l'époque de ses tous les citoyens qui voulaient être malheurs. Il s'éleva des rivalités et mis aux emplois publics de se faire des rixes sanglantes entre la famille iscrire sur les registres ou les ma

des Cerchi et celle des Donati à laricules de l'un des arts, entre les- quelle Dante était allié. Les factions fuels toute la ville était partagée. Il y des blancs et des noirs, qui s'étaient ! eut d'abord quatorze, et ensuite formées dans la ville de Pistoic, priingt-un. Le sixième était celui des rent les Florentins pour arbitres de nedecins et des apothicaires ; Dante leurs dissensions; leurs députés en exv inscrivit, soit qu'il y eût parmi les citerent de nouvelles à Florence mêine, viens de sa famille un magasin d'apo- qui en était déjà remplie. Elle ne fue hicairerie, soit qu'il eûi eu d'abord plus seulement divisée en guelles cten Penvie d'être médecin. Il paya aussi la gibelins, mais les guelfes le furent en dette imposée à tout citoyen d'un pays blancs et en noirs. Dante fut du parii libre, en prenant les armes dans une des blancs, peut-être parce que la fiexpédition des guelfes de Florence et mille de sa femme était de celui des de Rulogue contre les gibelius d'A- noirs. Ces derniers voulaient appeler

mu

Charles d'Anjou ii Florence; les blancs avec éloge dans le dixième chant de s'y opposaient de tout leur pouvoir. son Paradis, qui lograit, dit-il, dans Ils succombérent; Charles, en se ren- la rue du Fonarre (i), nel vico degli dant à son expédition de Sicile, entra strami , et dont le nom ne se trouve à Florence, se déclara pour le parti point dans l'histoire de l'université. Il des noirs, et opprima celui des blancs. retourna ensuite en Italie el y reconsLcurs principaus ch-fs furent banvis. nença sa vie errante. S'élant enfa Daute ne pouvait manquer d'être du arrête à Kavenne , chez Guido No nombre. il fut condamné par uue vello qui en était seigneur, ilpremière sentence à l'exil et à la con- tait quelque repos, lorsqu'une mala fiscation de ses biens , et par une se- die subite l'enleva le 14 septembre conde à être brûlé vif, lui et tous ses 1321. Guido lui fit faire des funeadhérents. Ces sentences existent, railles honorables , et prononça dans écrites en latin barbare. Quand la pre- son palais, après la cérémonie, is mière fut rendue, Dante était à Rome loge du poèle qu'il avait aidé. Dante auprès du pape, où les blancs l'a- fut enterré dans l'église des Frères. vaient envoyé pour tàcher d'obtenir Mineurs de St.-François , sous une quelque coin position. A cette nouvelle, simple tombe de marbre, sans inscrip il se rendit à Sienne pour s’informer tion, parce que les malheurs du prize de plus près de ce qui le concernait commencèrent peu de temps apres, personnellement. Ce qu'il apprit ne l'obligèrent de quitter Ravčane od ilo: Tui laissa d'autre parti à prendre que rentra plus. Il s'écoula cent soisante d'aller se joindre aux autres bannis. deux ans avant qu'il lui fül érige wa Ils firent de concert, en 1304, une monument. Bernard Bembo , pere da tentative à main arınée pour rentrer famenx cardinal, el préteur de Badans leur patrie; cette expédition veppe en 1483 pour la république de ayant échoué, Dante ne fit plus que Venise, Ini ériyea celui que l'on voit changer fréquemment d'asyle, trou- encore dans l'église de ce court. vant partout d'abord un bon accueil, On y lit six vers élégiaques faits par et fatiguant bientôt ses hôtes, soit par B. Bembo ou en son nom, qui se la hauteur et l'âprelé de son caractère assez médiocres, et six hexametres que le malheur aigrissait, soit par més de deux en deux vers, que fue son malheur même. L'arrivée du attribue au Dantc lui-même, el que nouvel empereur Heuri de Luxem- ne sont pas meilleurs. Le ciuquàčese borg en Italie, lui doma quelques vers seul suffirait ; ce serait nue de esperances, que la mort inopinée de ces inscriptions qu'on aime à trouver ce prince fit évanouir. Ce fut, dit-on, sur les tombeaux

des grands komunes. verscr temps là, que Dante vint'à Pa

parce qu'elles disent moins qu'eks ris , qu'il frequenta l'université, et

be donnent à penser: principaleisent les écoles de théologie; llie claudor Dantes, patriis extorris ob orie l'on assure même qu'il y si utint une « Dante repose ici, banci de sa patrie. » thèse brillante, ce que l'étude pro- Cette patrie, qui l'avait rejeté , rede fonde qu'il avait faite de cette science manda ses cendres, un siècle après sa rend croyable. Il ve négligeait pas les mort( en 1429), aux habitants de écoles particu'ières qui avaient de la Ravenue , qui les refusérent : ces tenreputation, et il connut sans doule celle d'un certaiu Sigier, dont il parle signifiait fourages (sirami )

(1) Forearre oa feurs, vieax met lucrului

1

tatives furent renouvelées dans le 16. d'histoire contemporaine dont il est siècle. Michel-Ange avait promis de semné. Témoin de la plupart de ces contribuer à la décoration du monu- événements, et victime de plusieurs , ment que les Florentins voulaient éle- Dante ne devina point qu'ils perver; mais toutes les démarches furent draient un jour leur importance. Il inutiles, et Ravenne ne voulut point en est un assez grand noinbre dont il se dessaisir des restes de ce grand a seul conservé le souvenir. Il les jela homme. Tous les portraits qu'on a de tous, non pas confusement, mais lui se ressemblent, ce qui fait croire avec un ordre , et l'on dirait presque qu'ils lui ressemblaient aussi. Ses une économic admirable, dans un plan traits étaient nobles et très marqués; qui est au-dessus des plus vastes proson teint bilieux, l'expression de ses portions. L'enfer, le purgatoire et le yeux et de sa bouche indiquent des paradis, dont toutes les imaginations passions fortes et profondes. On dit étaient alors préoccupées, s'ouvrirent qu'il était habituellement grave , si- devant son génie, et lui offrirent , l'un lencieux et préoccupé, que cependant ses supplices sans fin et sans espéil aimait la société des feinmes, etrance, l'autre ses peines expiatoires, qu'il y montrait beaucoup de poli- et le troisième son éternelle félicité, iesse et souvent même de gailé. Dans pour punir et pour récoinpenser ses les cours où il fut reçu depuis son ennemis et ses amis, les ennemis et exil, peut-être parut-il quelquefois les amis, les oppresseurs et les souplus libre dans son maintien et dans tiens de la liberté de sa patrie , et en ses discours qu'il n'eût convenu aux général les méchants et les bons, qui courtisans d'un prince , mais non pas avaient de son temps influé en mal ct plus qu'il ne convenait à l'un des en bien sur les affaires et sur les desprieurs de la république de Florence, tinées de l'Italie. La structure imposurtout depuis qu'il était malheureux sante de cette triple machine, la conet opprimné par un parti qui lui pa- munication extraordinaire de l'une à raissait injuste. On lui attribue des l'autre des trois parties qui li comreparties ainères ; mais pourquoi lui posent leurs subdivisions créées par le faisait-on des questions déplacées ? poète , conformes à son but et favoOn travestit d'ailleurs et les questions rables à son talent d'imaginer et de et les réponses, et l'ou change en in- peindre , la variété prodigieuse des convenance ce qui n'était que l'expres- tableaux qu'il y place, et des couleurs sion d'une vobic fierté. On a mal jugé dont il les peint; l'inimitable energic son poëme comme son caractère, sans des uns, la douceur, la grâce des aufaire attention au temps où il écrivait, tres, leur précieuse simplicité, leur aux objets qui avaient alors un inté- teinte originale et primitive; enfin, la rêt général et qui n'en ont plus, à la création continuelle d'une langue qui hıršiesse et à la nouveauté de ses in- n'existait pas avant lui , et qui,

deventions et de son plan. Ce plau est puis, n'a presque plus changé qu'à difficile à saisir et à suivre; il est sur- sa perte, voilà ce qui assure au tout impossible d'en donner l'idée en poëme du Dante une place que ni les peu de mots. L'intelligence parfaite défauts dont il est rempli, ni les vades details a souvent aussi ses diffi- riations du goût, ni les caprices de la cultes, qui naissent principalement des mode ne peuvent lui ôter. Au milieu fréquentes allegories ei des traits de la nuii qui couvrait l'Europe à la fin du 13*. siècle, c'est une appari- de temps après que Boccace l'eût été tion prodigieuse, qui même dans la à Florence, expliqua le Dante , Jumière des siècles suivants, a con- pendant environ dix ans, et a laisserve son éclat et tient encore du sé un très ample cominentaire laprodige. Il ne faut point le juger d'a- tin, qui est resie inédit, à l'excepprès les données communes ; aucun tion des morcearis qui pouvaient serpoëme ancien n'en fut le modèle ; au- vir à l'histoire, el que Muratori a cune poétique ne lui convient; la imprimés dans le 1er. volume de ses conception en est unique et ne peut Antiquitates Italice. La prétendue plus s'adapter à rien; mais l'execu- traduction italienne de ces commention est presque partout admirable, taires, dont on a une ancienne editno et si l'on examine bien les temps où le très belle et très rare, Venise, in-ful, style poétique italien conserva sa plus 1477, est pseudonyme. La premire grande force et ceus où il la perdit, édition du texte saus commentaires Jes poètes qui coutribuèrent à la main est celle de 1472, in-fol., sabs vom tenir ou à la lui rendre , ct ceux qui de licu, mais à Foligno, avec ce titre: la firent déchoir, on trouvera dans La Commedia di Danle Alighieri, un rapport presque toujours exact, delle pene e punizioni de' vizje l'une et l'autre de ces vicissitudes, premj delle virlù. La même année avec l'adıniration que l'on cul pour 1472, il en fut fait une à Mantove, le Lante, et le mépris où il tomba, in-fol., dont le titre est en laun : avec l'étude que l'on en fit et son Dantis capitula , italicè; et une autre oubli. Une notice exacte des com- sans nom de licu, par Frédéric de mentaires dont ce poëme a clé l'ob- Vérone, petit in-fol. Il y en a encore jet, des éditions et des traductions une de Naples, 1477, in-fol., qui est qu'on en a failes, remplirait trop d'es- très rare et du plus grand prs. Ea pace et plairait peut-être à trop peu têtc des anciennes editions aree des de lecteurs; que serait-ce si l'on y commentaires, il faut placer celle de ajoutait les critiques et les apologies Milan, 1478, in-fol., intitulée Danqui ont eu quelque celébrité? On se tis Comoedia cum commentariis , bornera ici is ce que l'on croit néces- donnéc par Martiu Paul Nidobeale de saire. Le plus ancien comnientaire Novare. Le texte est en beaux cararitalien qui existe sur la Divina Com- tères, et les commentaires en gotiimedia est celui de Boccace; nommé que; ils sont de Jacopo della Lana, vers la fin de sa vie , par un décret dc de Bologne, et de Guido Terzago nola république de Florence, pour ex- ble inilanais. Celle édition est surtint pliquer publiquement ce poëme, il estimée pour la pureté du texte et pour remplit celle chaire pendant à peu les excellentes leçons qu'elle presente. près deux ans, mais avec des inter. Les autres principales éditions aceiaruptions fréquentes , et ne poussa ses paguées de comincntaires sont : Fire explications que jusqu'au 17o. chant rence, 1481, commentaires de Chrisde l'Enser. Elles forment deux forts toforo Landino, gr. in-fol., arec Gs. volumes de commentaires, qui n'ont (V. BALDINI ); Vevise, 1491, idem, élé imprimés qu'en 1724, à Naples, in-fol., revue par Pierre da Fighi; sous la date de Florence, in-8". Ben- Venise, idem, chez les Juntes, in-fol.; venuto Rambaldo d'Imola , revêtu du Venise, idein, chez Giolito, 1536.6'. même emploi public à Milan, peu in-4., etc.; Venise, 1544. Com e

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