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espérait que le fruit de ses peines lui serait laissé, et qu'on lui concéderait toutes les terres non encore occupées qu'il découvrirait, dans l'espace de cinq ans, entre la ligne et le 60°. sud. N'obtenant pas de réponse, il écrivit de nouveau pour représenter au ministre que la saison avançait, et qu'il ne voulait pas entreprendre lui-même le voyage sans son consentement. I obtint un rendez-vous, mais le ministre ne lui parla que de l'ile de Balambagan, sur laquelle les Espagnols elevaient des prétentions dout Dalrymple, dans un pamphlet public en 1774, essaya de prouver la futilité. Le plan de l'expédition est terminé par un projet de gouvernement pour la colonie future. Un de ses amis lui dit que c'était un très bon modèle du plus mauvais des gouvernements. VII. Journal d'un voyage fait aux Indes en 1775 dans le vaisseau le Grenville, commandé par le capitaine Burnet Abercrombie, inséré dans les Transactions philosophique; VIII. Memoire pour servir à l'explication de la carte des pays de la compagnie des Indes sur la côte de Coromandel, 1778, in-4°.; IX. Relation de la perte du Grosvemor, vaisseau de la compagnie des Indes, 1785, in-8. Ce vaisseau avait echoué en 1782, sur la côte des Caffres. Une partie de l'équipage s'était sauvée; les Hollandais du Cap firent en 1790, un voyage pour aller à la recherche des malheureux naufragés; il fut sans succès. X. Notice sur la manière dont les Gentoux perçoivent les revenus sur la côte de Coromandel, 1783, in 8°. On y trouve des détails curieux sur l'administration des Gentoux. Cette brochure fit naître des observations imprimées en 1785. XI. Mémoires sur les passages que l'on peut pratiquer pour

aller à la Chine et en revenir, 1785, in-8°. Il fut composé en 1782 pour le comité secret de la compagnie des Indes. Dalrymple y fait homimmage à Bougainville et à Surville des découvertes qui, par la suite, leur ont été en quelque sorte contestées par des navigateurs anglais. XII. Mémoire sur une carte des pays situés autour du pôle boréal, 1789, in4°.; XIII. Relation d'une pagode curieuse située près de Bombay, par le capitaine Pyke, publiée dans le 7. vol. de l'Archeologia; XIV Journal historique de l'expédition faite par terre et par mer au nord de la Californie en 1768, 1769, 1770, lors du premier établissement des Espagnols à San Diego et à Monterey, traduit d'un manuscrit espagnol par Reveley, 1790, in4°.; XV. Description de l'ile appelée St.-Paul par les Hollandais, et Amsterdam par les Anglais, par J. H. Cox, 1790, in-4°.; XVI. Répertoire oriental publié aux frais de la compagnie des Indes, 1791, 1794, 2 vol. in-4°., recueil d'un grand nombre de cartes marines et de mémoires très utiles pour la navigation dans les mers des Indes; XVII. des cartes authentiques, des mémoires et des journaux publiés en vingt-quatre. numéros, in-4°.; XVIII. des pamphlets relatifs aux discussions avec l'Espagne, au sujet de Nootka-Sound, d'autres sur les affaires du parlement, etc.

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E-s. DALRYMPLE HAMILTON MAGGIL (SIR JOHN), né vers 1726, fut long-temps barou de l'échiquier du roi en Écosse. C'était un homme de beaucoup d'esprit, et d'un talent très distingué comme historien. Il y a peu d'ouvrages d'histoire aussi piquants que ses Mémoires de la GrandeBretagne et de l'Irlande (Londres,

1771, 2 vol. in-4°.) Non seulement il eut, pour la composition de cet ouvrage, la facilité de consulter des manuscrits peu connus, déposés dans les archives d'Angleterre; il eut encore l'avantage de puiser dans une source très riche en documents historiques, et qui a été rarement ouverte aux écrivains étrangers. Le chevalier Dalrymple étant venu à Paris, obtint la permission de consulter, au dépôt des affaires étrangères, la correspondance de Barillon, ambassadeur de France en Angleterre sous le règue de Charles II. Il y trouva des preuves que plusieurs membres du parlement, et particulièrement le célèbre et malheureux Algernon Sydney, recevaient des pensions de Louis XIV, par les mains de son ambassadeur, pour servir les vues politiques du gouvernement français. Dalrymple imprima des extraits de cette correspondance, sous le titre de Pièces justificatives, à la suite de ses Mémoires de la Grande - Bretagne; la révélation de faits qui semblaient flétrir des noms révérés, excita un grand soulèvement parmi le parti des whigs, qui s'efforcèrent de justifier les patriotes attaqués, en expliquant avec plus ou moins de probabilité les faits qui semblaient les convaincre d'une basse corruption. Mistriss Macaulay, très connue par sou zèle pour la cause républicaine, publia un pamphlet assez ingénieux et plus virulent encore contre sir John Dalrymple; et le célebre Charles Fox a réfute depuis avec beaucoup d'amertume le détracteur de Sydney. Sir John Dalrymple est mort en Sio, age de quatre-vingt-quatre

aus.

S-D.

DALTON (JEAN), prêtre et poète anglais, né à Whitehaven, dans le Cumberland, recteur d'une paroisse de Londres, où il mérita l'estime publi

que par sa conduite et son éloquence, mourut le 21 juillet 1750. On a de lui: 1. deux volumes de sermons qu n'ont ni le raisonnement d'Atterbury, ni l'élégance de Blair; 11. quelques épîtres en vers, insérées dans les recueils du temps, et qui paraissent plus correctes que pleines d'imagina tion. Il arrangea, sans beaucoup de succès, le Comus de Milton pour être joué sur l'un des théâtres de Londres.

Son frère, Richard DALTON, bliothécaire (et non libraire) da rei, a publié la description d'une proces sion de la Mekke, ornée de gravares et qu'il avait dessinée sur les lieux. Il a aussi enrichi de gravures qulques dissertations de son frère sur les antiquités grecques et égyptiennes, et sur douze dessins historiques de Baphaël. P-D.

DAMAGÈTE, roi d'alysus dans l'ile de Rhodes, étaut venu cousulter l'oracle de Delphes sur le choix d'une épouse, en reçut l'ordre d'épouser a fille du plus vaillant des Grees. I crut que cette réponse désignait Arstomènes qui venait de se signaler par la longue défense qu'il avait faite dans la Messenie, contre les Lacedemoniens. Il épousa donc sa fille vers l'an 625 avant J.-C. De ce mariage descendait Diagoras, célebre par les vie toires qu'il remporta aux jeux olv piques, et par celles de ses fils, dort un portait le nom de Damagetus. V DIAGORAS.) C-B.

DAMAIN (JACQUES), piètre d'Or léans, y naquit vers l'année 1528, et devint docteur en droit, chanotre et conseiller au présidial de cette vilk. Eu 1554, il partit pour l'Italie studiorum causa, bien que ce voyage lui coutât le sacrifice des fruits qu'il retirait de ses bénéfices. Dans les troubles religieux qui, quelques an nées après, affligèrent la ville d'Ur

léans, Damaia, comme prêtre et comme magistrat, rendit plus d'un Service aux deux partis. Il fut du nombre infiniment rare de ceux qui, dans ces circonstances difficiles, conservèrent à la religion de l'évangile son véritable caractère. Damain mourut à Orléans le 20 mars 1596, après avoir, pendant neuf ans, surveillé comme scolastisque les écoles primaires de son diocèse. Nons lui devons: Relation de ce qui s'est passé à Orléans au massacre de la St.Barthelemi le 26 août 1572. Le procès-verbal, infiniment curieux et que nous croyons l'autographe de Danain, s'était conservé jusqu'à nos jours dans les archives de la mairie d'Orléans. Il fut enlevé ou brûlé pendant les troubles révolutionnaires. La relation du chanoine n'est cependant pas tout-à-fait perdue. On la trouve imprimée dans les mémoires de Charles IX, et dans l'Histoire de ceux qui ont souffert le martyre pour la religion protestante, pag. 712. Jean Crespin, en citant la relation dont il extrait la sienne, ajoute : « Ce que » nous avons à dire de l'état de l'é» glise d'Orléans a été recueilli de l'ex» trait qu'en dressa, les jours du mas»sacre, un chanoine de Ste-Croix, » homme paisible et détestant les cruautés de sa religion, des conseils » et actes desquels il fut auditeur et » spectateur. Nous avons épargné son » nom en cet endroit, et pour cause; » outre plus, son récit nous a été at» testé être véritable par personnes » qui en peuvent parler avec vérité. »

P-D.

DAMALIS (GILBERT), poète on plutôt rimeur du 16. siècle, a laissé deux ouvrages curieux et très recherchés par les amateurs de notre ancienne poésie. Le premier est intitulé: Sermon du grand souper duquel est

fait mention en S. Luc, 14. chap., réduisant le festin de caréme-prenant et autres de ce monde, à la joie et grand festin de Paradis, Lyon, 1554, in-8°.; le second a pour titre : le Procès des trois frères, Lyon, 1558, in-8°. Ce dernier ouvrage n'a point été traduit de l'italien comme on l'assure dans un Nouveau dictionnaire, d'après Duverdier, mais du latin de Philippe Béroalde l'ancien (Voy. BEROALDE). W-s. DAMASCÈNE. Voy. NICOLAS. DAMASCÈNE (S. JEAN), appelé Mansur ou Mandur par les Sarrasius, naquit vers l'an 676, ou plus tard, selon quelques auteurs, à Damas, ville dont il porta le nom. Son père, non moins distingué par ses talents que par sa naissance et sa fortune, fut élevé par les klâlyfes à la charge de ministre, malgré son attachement au christianisme. Il avait confié à un religieux italien nommé Cosme, captif racheté, homme savant et vertueux, l'éducation du jeune Damascène, qui, devenu grand, obtint par son rare mérite, l'entrée dans le conseil des khályfes et le gouvernement de Damas. Les premiers Ommiades traitèrent les chrétiens avec douceur, et Damascène les protégea publiquement. On peut regarder comme très suspect ce que Jean IV, patriarche de Jérusalem, qui vivait deux siècles après Damascène, rapporte de la lettre envoyée par l'empereur Léon Isaurien au khâlyfe (Ouâlid ou Soliman, son successeur), et dont l'écriture imitait parfaitement celle du saint. Ge même patriarche dit que le khalyfe, trouvant dans cette lettre supposée la preuve d'une noire trahison, fit surle-champ couper la main droite de son ministre; que cette main fut exposée sur la place publique; mais que Damascène l'ayant redemandée pour

la faire enterrer, elle fut miraculeusement rejointe à son bras. Les Grecs gardent le silence sur ce prodige, et plusieurs agiographes modernes ont dédaigné d'en faire mention. Damascène éprouvant le dégoût des biens du monde qui peuplait alors de fervents anachorètes les solitudes de l'Orient, se demit de sa charge, distribua toutes ses richesses aux pauvres, et se retira secrètement dans la Laure de S. Sabas, près de Jéru salem. Le supérieur des solitaires lui donna pour directeur un moine qui mit souvent sa patience à l'épreuve. Tantôt il exigeait qu'il allât à Damas vendre des paniers, dont il lui prescrivait de demander un prix exorbitant, afin de l'exposer aux railleries et aux insultes de la populace; tantôt il le punissait pour un geste, une parole, un regard. Un jour, Damascène voyant un solitaire inconsolable de la mort d'un de ses compagnons lui cita un vers grec dont le sens était « ce » que le temps détruit n'est rien que » vanité ». Le moine surveillant lui dit >> alors: Vous avez violé la défense que » je vous ai faite de parler sans néces » site, » et il le condamna à être renfermé dans sa cellule. Damascène fut enfin ordonné prêtre. Il était versé dans la dialectique, la philosophie, les mathématiques et la théologie. On le chargea d'écrire contre les hérétiques, et principalement contre les iconoclastes. Il parcourut la Palestine pour y défendre, par ses prédications, le culte des images, et il se rendit dans le même dessein à Coustantinople, sans se laisser effrayer par la faveur que l'empereur Constantin Copronyme accordait aux hé rétiques. Damascène étant retourné dans le désert, composa de nombreux écrits pour la défense de la foi catholique, et mourut dans sa cellule vers

l'an 754 selon quelques auteurs, et 780 selon les Ménées des Grecs. On lit dans la Description de la Palestine, par Jean Phocas, que le tombeau de S. Jean Damascène fut découvert dans le 12°. siècle, 30près du portail de l'église de la Lanre de S. Sabas. Damascène appliqua le premier à la scolastique la philosophie d'Aristote. Il est regardé comme l'inventeur de la méthode qui a depuis été adoptée dans les écoles théologiques, et que S. Anselme introduisit chez les Latins. Les Grees reconnaissent aussi Damascènecomme l'un des principaux auteurs des hymnes de leur office. Il rétablit la pins grande partie des livres de l'église grecque orientale, qui étaient presque tous perdus ou corrompus. Il régla la liturgie sur le formulaire ou rituel de S. Sabas, appelé le Typique. On regarde encore Damascène comme l'un des premiers auteurs des Synaxaires, des Ménées et des Menologes grecs; ce sont des abrégés des vies des saints que l'Église honore d'un culte public. Cave refuse le titre d'homme judicieux à quiconque n'admire pas l'érudition, la justesse, la force et la précision de S. Jen Da mascène. Bellarinin pense qu' surpasse les théologiens qui l'ont precédé, et qu'il a ouvert des routes nouvelles à ceux qui l'ont suivi. Antoine Arnauld dit que Damascène est pour les Grecs ce que S. Thomas est pour les Latins, et que ses décisions sont préférées à celles des autres pères de l'église d'Orient. Le ministre Claude est du même avis. Mais Baronins croit que Damascène se trompe quelquefois sur les faits historiques. Les ouvrages de ce célèbre solitaire sont: 1. un livre sur la dialectique: c'est un abrégé de la logique d'Aristote. Il écrivit aussi sur la physique

d'après le même auteur. II. Le livre des Hérésies; elles sont au nombre de cent trois. Les quatre-vingts premières sont abrégées de S. Épiphane. Les autres le sont de Theodoret et de Timothée de Constantinople. III. Les quatre livres de la Foi orthodoxe; c'est un traité complet de théologie qui a servi de modèle à la plupart des scolastiques. IV. Trois Discours sur les images; il y établit la doctrine de l'Église par l'autorité des pères, et fait connaître tout ce que fournit la tradition en faveur du culte anciennement rendu aux images. V. Le livre de la Sainte doctrine: ce n'est guère qu'une profession de foi; VI. le livre contre les Monophysites, qui n'admettaient qu'une nature en J.-C., après l'union hypostatique; VII. un Dialogue contre les Manichéens; VIII. la Dispute contre un Sarrasin: c'est le plus singulier des écrits de Dinascène. On y trouve les objections que les musulmans proposaient alors aux chrétiens sur la divinité du verbe, sur l'incarnation, sur l'origine du mal et sur le libre arbitre. IX. Sur les dragons et les sorcières, opuscules dont il ne reste que des fragments Damascène y montre le ridicule de certaines histoires fabuleuses accreditées alors parmi les Sarrasins; X. De la Trinité. Ce livre, par demandes et par réponses, n'est peutêtre pas de Damascène, mais il est au moins compilé de ses écrits. XI. Lettre à Jourdain sur le trisagion. L'auteur établit que la triple répétition du mot saint s'adresse a la Divinité subsistante en trois personnes, et non an fils seulement. XII. Lettre sur le jeune du careme. On y trouve des détails curieux sur le jeûne des premiers siècles de l'église. XIII. Des huit vices capitaux. Les anciens ascétiques en comptaient huit, parce

qu'ils distinguaient la vaine gloire de l'orgueil. XIV. De la vertu et du vice; XV. De la nature composée contre les acéphales ou monophysites; XVI. Traité des deux volontés, contre les monothélites; XVII. Traité contre les nestoriens; VIII. Commentaire sur les Épitres de S. Paul; XIX. Parallèle ou Comparaison des maximes des Pères avec celles de l'Écriture sur les vérités morales. Il y a dans ce recueil, divisé en trois livres, beaucoup de fragments d'auteurs anciens dont les ouvrages sont perdus. XX. Des homélies sur différents sujets; XXI. des proses, des odes et des hymnes sur les fêtes. Il est douteux que Damiscène ait composé toutes ces pièces. On lui attribue, mais sans fondement, divers écrits, dont le plus fameux est l'Histoire du saint ermite Barlaam et de Josaphat, fils d'un roi des Indes. La première édition de ce roman de spiritualité fut imprimée (à Spice) avant 1470, in-fol. Il a été traduit en latin par Jacques de Billy, Anvers, 1602, in-16; en français, par Jean de Billy, chartreux, Paris, 1574 et 1578, in-8°.; et par le P. Ant. Girard, jésuite, Paris, 1642, in-12 (Voy. le Traité de l'origine des romans. par Huet). Sinner parle dans son Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Berne, d'un Etymologicon de S. Jean D mascène, où l'on trouve des corrections importantes pour les dictionnaires d'Hesychius et de Suidas. Jacq. de Billy a donné une version latine des OEuvres de S. Jean Damascène, Paris, 1577. Tilman, Leunclavius et Wegelinus ont traduit aussi en latin divers écrits du même docteur. La meilleure édition de ses OEuvres est celle qui a été publiée en grec et en latin, avec des notes, par le P. Lequien, Paris,

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