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l'eût pas encore reimprimé. Vers delicate et périlleuse sur quatorze Inilieu du 18. siècle, on en an- cents individus. Dans l'opuscule qu'il onçait deus éditious nouvelles, mais publia en 1921, à Londres, sous le o ignore si elles ont paru. - Jérô. titre de Cystitomia hypogastrica , il le, autre fils de Paul, jurisconsulte, s'agit de la taille ou lithotomie au publié : 1. De jure connubiorum, baut appareil. Il eut encore le rare rancfort, 1605, et Leipzig, 1622, avantage de sauver, au moyen de l'o1-4*.; II. De origine, nomine et pération césarienne, une femme qui uigrationibus Saxonum , Cimbro. portait depuis vingt-un mois , dans um, Vitarum et Anglorum, Copen- la trompe de Fallope, un fætus mort ague, 1622 et 1632, in-4". Il a au lerme ordinaire de l'accouchement, ulement ajouté une preface et quel. c'est-à-dire depuis une année. Cette ues remarques à ce dernier ouvrage observation intéressante forme le sude son père avait laissé imparfait. - jet de la lettre de l'auteur à Thomas in autre Jérôme, frère de Paul, ct Millington , intitulée : Epistola hisocle des deux précédents , a écrit toriam exhibens fælús humani post nechronique des évêques de Sleswig. XXI menses ex uteri tuba , ma-, Vestphalen l'a insérée dans ses Mo- tre salva ac superstite, ercisi , Leyumenta inedita rerum germanica- de, 1920, in-8'., fig. Z. im , Leipzig, 1743, iu-fol. (toine CYPRIEN (S.), évêque de Car11, de 185 à 254.) W-s. thage. Les actes de son martyre le CYPRIANI. Voy. CIPRIANI. nomment Thascius Cyprianus, et CYPRIANUS ( ABRAHAM ), fils dans sa lettre à Donat, il prend le nom Allart Cyprianus, chirurgien d'Am- de Cæcilius, parce que c'est à un erdam , cludia comme son père l'art prêtre de ce nom qu'il dut sa conver

guérir , et fut reçu docteur en sion. S. Cyprien était d'Afrique, et ledecine à l'université d'Utrecht en même à ce qu'on croit de Carthage. 680, après avoir soutenu une thèse S. Grégoirc de Nazianze dit qu'il apir la carie des os. ll exerça ensuite partenait à une famille sénatoriale de in art à Amsterdam pendant douze cette ville. Le diacre Ponce, attaché inées. En 1693, il fut appelé en particulièrement à la personne de s. nalité de professeur de chirurgie Cyprien, et qui a écrit sa vie, garde

d'accouchements à l'université de le silence sur tout ce qui s'est passé raneker. En prenant possession de avant sa conversion. On sait seulette chaire , il fit un éloge pompeux ment qu'il avait cultive les lettres , et : la chirurgie: Oralio inauguralis professé avec beaucoup de réputation ! chirurgiam encomiastica. Son la rhétorique à Carthage. Cyprien jour à Franeker fut de courte du- avait, dans ses premières années , vee, et il refusa la chaire qu'on lui cu en homme du monde. Des liaisons Int à l'université de Leyde. En 1695, intimes avec le prêtre Cæcilius compassa en Angleterre, où ses projets mencérent sa conversion. Ce Cæcilius

fortune et de cloire ne se réalisé n'avait lui-même embrassé le chrisaut point. Trompé dans ses espé- tianisme qu'après l'avoir combattu; aces, il revint exercer la chirurgie car on croit qu'il est le même qui, Amsterdam. ll se livra surtout à la daus le dialogue de Minulius Felix, botomie, et fut assez heureux pour oppose à cette doctrine les raisonnealiquer avec succès celle opération ments les plus forts. Cyprien venait

de recevoir le baptême et n'était en- faire. Il voyait que son peuple avait core que néophyte , lorsqu'il fit veu besoin d'être encouragé, et qu'il peude contineuce, et vendit ses biens vait lui être plus utile par ses exhorpour les distribuer aux pauvres. Dé- tations et ses soins, que par le marbarrassé de tout autre soin, il s'oc- tyre, et il sortit de Carthage; mais cupa d'études convenables à uw chré, sa vigilance de se ralentit point. Il tien ; il lut avec soin les saintes écri- consolait les fidèles par ses lettres, tures et les écrits des pères, surtout soutenait le courage de son derge, ceux de Tertullien, qu'il estimait beau- envoyait de l'argent pour le soulagecoup, et qu'il appelait son maître ; inent des pauvres, el réglait tout, nais dont ii sut éviter les erreurs. On comme s'il eût été présent. Il s'en ignore en quelle anpée il fut baptisé; fallut beaucoup néanmoins que tant inais on sait qu'entre son baptême de zèle eût un plein succès. La fou ct son épiscopat, il se passa peu de d'un grand nombre de chrétiens flétemps. Ce fut à la mort de Donat, chit pendant cette persécution. Les évêque de Carthage, en 248 ou 249, uns, ponr se soustraire au martyre, que les suffrages du peuple et du prenaient des magistrats des billets clergé, l'appelérent à cette digpité. Il qui attestaient qu'ils avaient sacrifje. y avait déjà quelque temps qu'il était On leur donna le nom de libellətiques, prêtre. S. Cyprien fit ce qu'il put libellatici. D'autres sacrifierent en pour se soustraire à un emploi qu'il' effet , ou mangèrent des pisodes imcroyait au-dessus de ses forces; mais molées aux idoles. La persécutier il lui fallut céder au veu du peuple ayant cessé, les uns et les autres cherqui était venu investir sa maison. chèrent à rentrer dans l'églisc. PleCing prêtres néanmoins, parmi les- sieurs de ces tombes ; car c'est ainsi quels se trouvait Félicissime , homme qu'on les appelait, pour s'exempler turbulent, s'opposèrent à son élec- de la pénitence à laquelle ils devaient tion, parce qu'il était encore néo- être assujétis , s'adressaicnt à cells phyle; mais le peuple leur imposa qui avaient confessé la foi, pour en silence, et voulut même qu'ils fussent obtenir des lettres de recommandadéposés. $. Cyprien leur pardonna. tion, au moyen desquelles on leur Dès qu'il fut devenu évêque, son pre- faisait grâce, ct on les réconciliail. mier soin fut d'établir l'ordre daus' Cette condescendance nujsait à la disson église. Il fit de bons réglements cipline. S. Cyprien, consulté à ce 4pour la conduite des vierges , recher- jct, assembla un concile qui eut biu cha les abus, sut les répriiner, et tra- le 15 mai 251. On y régla la condime vailla sans relâche à l'instruction de qu'on devait tenir à l'égard des for son peuple et au bien de la religion, bes. Il fut décidé qu'on réconcilierat par la parole et par ses écrits. La ceux qui avaient pris des billets de persécution de Dece, qui éclata en magistrat, sans avoir idolâtre; mars 250, et dont le pape Fabien fut une qu'on laisserait en pénitence ceux que des premières victimes, donna un avaient offert de l'encens aus dieux, ample aliment au zèle de S. Cyprien. ou fait quelques autres actes d'idoliIl avait été dénoncé aux magistrats; trie, à moins qu'ils ne fussent en on avait même demandé en plein théâ: danger de mort, et que prealabletre qu'il fût livré aux lions. Le saint ment ils n'eussent commencé leur péexamina ce qu'il était le plus utile de nitence. Quant aux ecclesiastiques ont la foi ne s'était point soutenue, vageant l'empire, le peuple attribuait Is devaient être exclus du clergé, ré- ce fléau à ce qu'il appelait l'impiété luits à la communion laïque, et des chrétiens. Pour apaiser les quelques-uns mêmes, suivant la natu- dieux on ordonna des sacrifices , et e du delit, mis en pénitence. Le mê on commençait à exiger des chréne concile excommunia le prêtre Fé- tiens qu'ils y partiripassent. Déjà on icissiine, à cause des troubles qu'il avait entendu répéter dans l'amwait excités dans l'église de Cartha- phithéâtre le cri de « Cyprien aux e pendant l'absence de S. Cyprien. » lions. » Le saint évêque crut qu'il Le concile fit part à Corneille, nouvel fallait préparer les fidèles au combat, lement elu évêque de Rome , à la place at fortifier ceux qui, élant tombés de Fabien, des décisions qui y avaient dans la persécution précédente, n'ake arrêtées. Le nouveau pape , de son vaient pas été réconciliés. Cette résocôte, assembla un synode de soixante lution fut approuvée dans un concile Evêques, qui adopièrent cette disci-. de quarante-on évêques d'Afrique, pline, et excommunièrent Novatien ,, en 252 ou 253, et Corneille en fut lequel s'étant joint à Donat, refusait infortné par une lettre synodale , avec la communion à ceux qui étaient prière d'en faire autant. Mais la mê tombes, et s'était fait ordonner évê me apuée ce pape souffrit le martyre, que de Rome, contre Corneille. Quoi- et S. Luce, elu à sa place , ne tint le que cette ordination, faite par des siége que buit mois. Il eut pour sucevêques schismatiques, n'eût aucun cesseur S. Étienne, dont l'histoire a caractère de légitimité, il en résulta un rapport particulier avec celle de des divisions dans l'église; mais S. S. Cyprien, à cause de la grande Cyprien et tous les évêques d'Afri- question qui s'éleva sur la validité que reconnurent Corneille , et lui du baptême donné par les bérétienvoyèrent des lettres de commu- ques. S. Cyprien et l'église d'afrinion. Les schismatiques, pour s'en' que, celles mêmes de Cappadoce et venger, firent ordonner un certain de Cilicie, pensaient que le baptême Naxime , évêque de Carthage. De ne pouvait point s'administrer hors son côté, Felicissime , ennemi de de l'église. Ainsi ils baptisaient de S. Cyprien , fit aussi élire évêque de nouveau ceux qui avaient déjà été Carthage un nommé Fortunal, qui fut baptisés par des hérétiques. L'église Ordonné par Privat de Lambèze. Ce de Rome, au contraire, croyait que le Fortunat se rendit à Rome pour faire baptême était valide, quel qu'en approuver son ordination par Cor. cût été le ministre. La contume d'Aneille, qui d'abord s'y refusa, mais frique avait été approuvée par pluqui ensuile , circonvenu par cette fac- sieurs conciles, et S. Cypricn , contron, se laissa ébranler , et conçut sulté plusieurs fois sur ce sujet , avait quelques doutes qu'il fit connaître toujours répondu conformément à ces à S. Cyprien dans une lettre qu'il lui décisions. Il en écrivit au pape Étienne, écrivit. S. Cyprien y répondit avec exposa l'opinion de l'église d’Afrifermeté ; Corneille lui rendit justice, que, comme un point de discipline et ce schisme s'éteignit insensible- ecclésiastique, fondé sur un long usage, ment. Tout faisait prévoir à S. Cy- bon à maintenir par conséquent; mais pren que la persécution se renouvel sans exiger que les autres églises s'y letait incessainment. Une peste ra- conformasseut, jusqu'à ce que la chose cût été pleinement décidée. Il paraît vint à Carthage, et S. Cyprien se qu'Étienne se méprit sur l'intention tourna dans ses jardins. Les personnes de S. Cyprien , ct crut qu'on blamait les plus qualifiées de la ville vinrent l'usage de l'église de Rome, qu'il sa- l'y trouver pour l'engager å se retirer vait avoir été observé dès les temps jusqu'à ce que le feu de la persécution apostoliques. Il répondit durement, fût apaisé, mais il ne voulut point blama hautement l'usage des églises consentir. Le 13 septembre 258, n. d'Afrique, et pretendit que ceux qui officier public suivi de gardes vint soutenaient cette opinion devaient être l'arrêter, et le conduisit au procons I excommuniés. Il délendit même aux qui était alors pour sa santé à Sexb. chrétiens de Rome de recevoir et de lieu très voisin de la ville. Ce ne fut loger les députés de S. Cyprien, Ce- que le lendemain 14 que S. Cypriha lui-ci fit assembler un grand concile de comparut devant Maxime. Ce maci toutes les églises d'Afrique, et la cou- trat lui intiina, de la part de l'empre tuine de rebaptiser y fut de nouveau reur, l'ordre de sacrifier. S.Cypriens's approuvéc. Cette contestation, quel- étant refusé, Maxime lui lut sa seoque vivacité qu'Etienue y mit, n'alla tence ainsi conçue : « Nous ordonnan pas jusqu'à rompre l'union. Tous les » que Thascius Cyprianus ait la tea pères louent la modération de S. Cy- » tranchée.» Le saint répondit :ame prien dans cette occasion. S. Denis » Dieu soit loué ». Conduit au lieu de d'Alexandrie s'entremit auprès du pa- supplice, il ôta lui-même ses vêtements, pe Étienne et l'adoucit. Quoique le fit donner vingt-cinq écus d'or à celui différent durât encore du temps de S. qui devait le décapiter, et consommı Sixie, successeur de S. Éticnne, l'a- courageusemeut son sacrifice. Les fmour de la paix l'emporta , dit S. Au- dèles recueillirent son sang sur de gustin : Vicit pax in cordibus eorum, linges, et son corps demeura quelques Enfin un concile plevier décida en temps exposé. Le soir, il fat enterre faveur de la nonrebaptisation. Cepen- honorablement près du chemin de dant la persecution avait recommencé Mappalia; dans la suite, une église fist en 257 sous l'empereur Valérien. Le clevée sur ce lieu. Vers l'au 806, de 30 août, S. Cyprien fut mandé devant ambassadeurs de Charlemagne reve le proconsul Aspasius Paternus, et nant de Perse et passant à Mappala, interroge sur sa croyance. Il confessa obtinreut d'un prince mahometan la genéreusement sa foi, fut envoyé en permission d'ouvrir le tombeau des exil à Currube, ville distante de Car- Cyprien et d'en enlever les reliques. thage d'environ douze lieues , et y de- Ils les déposèrent d'abord à Arles, menra onze mois. Ayant ensuite été d'où elles furent transportées à Lyon. rappelé par Galère Maxime, qui avait Charles-le-Chauve les fit venir it plasuccédé à Paternus, il cut ordre de se cer dans l'église de l'abbaye de S. Cortenir dans des jardins qui étaient à lui neille, qu'il venait de faire bâtir à près de Carthage. Peu de temps après, Compiègne. Lactance remarque que il sut que ce magistrat , qui était à Uti- S. Cyprien est un des premiers adique, avait ordonné de l'y faire con- leurs chrétiens qui ait été éloqucm. duire; mais désirant souffrir le mar- «ll avait, dit-il, un esprit subtil, tyre à la vue de son église et en pré- » agreable, et une grande nettete, te sence de son peuple, il se cacha. Le » qui est une des plus belles qualites ciel cxauca ce veu. Le proconsul re- » du discours. Son style est orne, son

expression facile , son raisonnement Sweynheim, Rome, in-fol., est rare doné de force et de vigueur. Il plaît, et recherchée des curieux ; l'autre instruit, persuade, et fait si bien ces sons le même titre, Venetiis , per trois choses qu'il serait difficile de Vindelinum de Spirá, in-fol., est endire dans laquelle il excelle le plus.» core plus rare : on ignore quelle est la us ouvrages de S. Cyprien consistent plus ancienne. Erasme en donna une lettres et en divers traités. Les en 1520, à Bâle , ex officina Frotres sont au nombre de quatre-vingt- beniana, in-fol. Cette édition fut soure dans l'édition d'Oxford, et de qua- vent réinprimée. Celle de Cologne E-vinge-trois dans celle de Pamelius, en 1544 , donnée par Henri Gravius, compris quelques lettres en réponse. savant dominicain , mérite d'être dis'une des premières, et qu'il a écrite tinguée. Baluze, néanmoins, prétend u de temps après son baptême, est qu'elle v'est pas de Gravius, mais Iressée à Donat, són ani. Il y parle d'un autre écrivain qui s'est servi d'un s périls du monde, des crimes qui exemplaire chargé des poles de ce y commettent, et du bonheur d'évi- savaut religieux. Paul Mannce en i ses dangers. Cette leure, extrême- donna une nouvelle à Rome en 1543, ient fleurie, se sent encore de l'élo- avec des additions. Guillaume Morel neoce mondaine. S. Cyprien adopla fit rcimprimer cette édition à Paris ins la suite un style plus male, plus en 1564, et l'augmenta encore. Paave, moins chargé d'ornements et melius revit ce travail, le confronta us chrétien. Ses principaux traités de nouveau avec d'anciens manuscrits, Not : De l'habit des vierges, Des et donna en 1568 à Anvers, uue nouimbes, De l'unité de l'église); De velle édition avec des notes et la vie du Oraison dominicale, ouvrage re- saint evêque. Cette édition eut plutrdé coinmeun chef-d'oeuvre; De la sieurs réimpressions à Cologne e à Fortalité (ce traité fut écrit pendant Paris. Simon Goulart doppa aussi a

peste qui ravagea l'empire , et dans Genève en 1593, une édition de S. quelle S. Cyprien rendit de grands Cyprien, qu'il entacha, dil-on, de rvices, non seulement aux chré- calvinisme. On doit à M. Rigaut une lus, mais encore aux païens); Du édition de S. Cyprien, qui fut publiée en de la patience, au sujet de la à Paris en 1648 et 1666. L'édition spnte avec le pape Élienve; De l'en- d'Oxford , l'une des plus célèbres , ct e et de la Jalousie. Il faut ajouter qui parut en 1682, est due aux soins. eps traités les trois Livres de témoi- de deux évêques anglicans ( Voyez nages contre les Juifs, et un Livre DoDWELL ). Elle fut réimprimée à i l'honneur du martyre. On lui a Brême en 1699. Casimir Oudin partribué divers autres écrits qui ne le d'ane troisième réimpression. Taut int pas de lui, et qu'on a mis à part d'éditions et les jugements favorables ans quelques-unes des éditions dont qu'on portait de celle d'Oxford ne pupas allons parler. Ces éditions sont rent détourner Baluze d'en entreprenI très grand nombre; on en distin- dreunc nouvelle. Quelque parfaites que de trois fort anciennes. L'une ne fussent plusieurs de celles qui avaient brte ni dale , ni nom d'imprimeur ou paru, il y avait remarqué des fautes, et Plien; les deux autres sont de 1471. il espera qu'au moyen de trente ma'une intitulée : Sancti Cypriani nuscrits qui avaient échappé à Ri bus epistolarum , per Conradumi gaut, á Pamclius et aux évêques aus

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