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que ses talents, pour la défense d'une 1789 edt pu rencontrer quelque obdes premières victimes des préven- stacle, c'était au roi plus qu'au peutions de 1789. Depuis le 14 juillet, ple à exiger du général un comple Besen val, lieutenant-général inspec- exact et fidèle. Mais l'erreur était leur des troupes suisses, et rempla- alors propagée avec tant d'audace, çant par évènement le comte d'Affry on se faisait une si fausse idée des dans le commandement supérieur de devoirs publics et des fonctions, Paris, était devenu l'objet de l'ani- qu'il fallut du bonheur à Besenval inadversion de cette partie du public pour arriver vivant devant ses juges, qui, animée par des traîtres et des de l'énergie à sou défenseur pour l'y perfides, ne rêvait de son côté que suivre, et aux magistrats un sentitrahison, perfidie, et traitait en en- ment bien prononcé de justice pour nemi tout dépositaire de l'autorité. l'acquitter. Heureux dans cette déDans les attributions du baron defense qui eut de l'éclat, de Seze resBesen val se trouvait la Bastille. Il sentit vers le même temps une satissemblait qu'au moindre signe de l'in- faction d'une nature assez piquante surrection il eût dû en ouvrir les por- dans sa vie. Les parlements venaient tes à l'empressement des Parisiens. d'être détruits ; on n'avait conservé On sait que cette forteresse ne fut pas à titre de service provisoire que la prise, mais surprise. Les assaillants y chambre des vacations destinée à teravaient trouvé ce qu'ils connaissaient miner quelques procès. Cette champar avance, l'ordre de défendre le breeut à juger une contestation pufort que le major Dupuget avait reçu rement d'intérêt pécuniaire entre les le matin inême du 14 du comman- héritiers d'un conseiller au parledant-général. Une de ces dictatures meni de Paris et Monsieur, comte qui s'étaient arrogé dans Paris un de Provence, depuis Louis XVII. pouvoir de dénonciation presque Chargé de la cause da prince, de Seze sans limites avait provoqué d'abord en assura le succès, et il obtint, en fal'arrestation, puis le jugement de Be- veur du frère du roi, le dernier arrêt senval. Le Châtelet fut investi de qu'ait prononcé le parlement. Le lencette affaire, que le baron résumait demain le scellé ferma la salle d'auJui-niême en peu de mots : « J'avais dience et les greffes. A ces cours an• reçu l'ordre de m'opposer à la sé- tiques, on peut dire à ces augustes . dition, et j'avais senti l'impossibi- areopages, succédèrent de nouvelles . lité de l'exécuter.o Telle est la juridictions ; de Seze n'en voulut franchise de son aveu dans ses iné- pas reconnaitre l'autorité. A quarante moires (2). En effet, si ce torrent de el un ans, dans la force de l'âge et parut sur la scène publique que pour vieillard sollicitait les ordres du roi, Jutter contre le plus douloureux et le la commune de Paris, qui s'était déplus funeste des attentats. A peine la clarée responsable de la personne de constitution de 1791 avait-elle été l'auguste captif, avait pris un arrêté imposée à Louis XVI, que les hom- qui vouait aux investigations les mes des divers partis qui s'unissaient plus rigoureuses les citoyens qui sepour changer la dynastie ou poursur- raient chargés de le défendre. Elle primer toute dynastie eurent bientôt ordonnait qu'ils fussent enfermés calculé et porté leurs coups. Le 20 dans la même prison et que leur injuin avait fait évanouir jusqu'à l'idée carcération eût autant de durée de la puissance royale; le 10 août que le procès. Ce fut dans la soiouvrit au roi sa prison ; une fois que rée du jour où l'on publia cet arles révolutionnaires furent les mai- rêté que deux personnes à la fois hotres de donner à la France stupé- norables et sûres, MM, Colin, mort fiée le spectacle d'un souverain tra- avocat à Paris, et de Merville, anduit à la barre de ses sujets, il n'y cien conseiller au Châtelet et en dereut plus qu'à y conduire Louis XVI. nier lieu conseiller à la cour de cassaLe 11 décembre 1792, le roi parut tion, se présentèrent chez de Sezeau devant la Convention ! Toujours plein nom du conseil et de la part du roi, des souvenirs de Charles fer, qui avait pour lui proposer sa défense et lui anrefusé de reconnaître à ses sujets le noncer que Target n'était pas le seul droit de l'interroger, il crut qu'il de- dont on eût essuyé un refus. « Il était vait au contraire, pour donner aux « plus de minuit, ont écrit les deux hommes qui se constituaient ses ju- «envoyés, lorsqu'on se présenta chez ges le moyen de retrouver leur rai- «M. de Seze; on l'éveilla, et on lui son, consentir à leur répondre. Une fit la proposition. Voici en propres fois engagé dans la voie judiciaire, « termes sa réponse : Avant de me le roi songea à s'entourer de défen- a coucher, j'ai lu, dans le journal du seurs. On l'accusait d'avoir enfreint « soir, un arrêté du conseil-général la constitution ; il appela près de lui « de la commune, qui porte que les plusieurs des députés qui l'avaient « défenseurs du roi, une fois entrés faite. On sait quel étrange refus il « au Temple, n'en sortiront plus eut à subir, et avec quel noble dé- qu'avec Sa Majesté. Je regarde cet vouement un de ses anciens ministres arrêté comme un acte de proscripse présenta pour le défendre; mais « tion contre les défenseurs du roi. Je l'âge avancé de cet homme immor- «m'y voue de tout mon cœur. » Dès tel, et l'inexpérience des luttes ora- le 15 décembre, sur la proposition toires de l'habile jurisconsulte qui d'un des plus ardents révolutionobéit courageusement à l'appel de son naires, Legendre, on avait ordonné roi, ne leur permettaient pas de se que Louis XVI serait entendu le 26. charger à l'improviste d'une tâche Il avait fallu écrire à la Convention aussi difficile. Malesherbes demasida pour l'informer de la détermination au roi la permission de s'adjoindre un de de Seze. Un décret du 17, qui lui homme encore jeune, à peine sorti fut signifié dans la journée , prode la lice du barreau, qui pût, devant nonca son adjonction, et le soir inême la Conveniion, être l'organe de la ses deux collègues purent le présendéfense. Mais, tandis que le noble ter. Déjà la commission des vingt et

dans les jouissances d'un talent déjà (2) Page 432, tome 3e. Pour apprécier loin d'être méconnu, il renonça à une la conduite de Beseu val dans cette circon- wrofession au'il idolâtrait. et ne restance, il faut lire l'article de Maudar (LXXII, 460) et savoir que dans le moment où il se retirait avec ses troupes, après avoir meut nous-même Mandar et le marquis abandonné son poste du Champ de Mars, d'Autichamp raconter cet événement et s'acil rencontrit sur le pont de Sèvres le mar corder sur toutes les circonstances. Nous quis d'Autichamp, alors major-général n'y avons rien vu qui puisse excuser Bede l'arıpée, qui lui adressa de viss repro. senval d'avoir abaudonué savs ordre un ches sur ce qu'il avait aiusi quitté uu poste poste aussi important. Cet événement nie. duquel dépeudait le salut de la inovar- d'ailleurs rieu de commun avec le fait pour chie. Nous avous entendu successive lequel de Seze sut son défenseur. Madj.

un députés, nommée le 6 pour rédiger la modification. Il est très-vrai qu'une l'acte énonciatif de ce qu'on appelait péroraison des plus touchantes fut les crimes imputés à Louis XVI, avait supprimée par un ordre formel du fait porter au Temple des monceaux roi. Je ne veux pas les attendrir fut de papiers. La plupart de ces docu- l'expression de son âme royale (3). ments n'avaient aucun rapport à l'exercice proprement dit de la puis- (3) Cette noble pensée, cette admirable sance royale. Comme on a pu s'en résolution de ne rien faire, de ne rien dire

pour attendrir ses juges, est peut-être le convaincre lors de l'impression,

plus beau trait du sublime caractère que un grand nombre de ces pièces, saj. Louis XVI déploya dans ce prorès, ou sies dans le pillage des Tuileries, ne il fut si grand, si près de la Divinité ! C'est

par la raison qu'il veut combattre ses ennecontenait que des projets, des vues

mis; c'est par la justice seule qu'il doit eu qu'adressaient au roi des hommes à triompher; tous les autres moyens lui semqui on ne pouvait contester le zèle,

blent indignes de sa cause. Il sortait de

cette assemblée de juges-accusateurs, et il mais sans mission, sans qualité. Ces ♡

y avait été insulté, menacé ; sa voix y avait papiers n'en composaient pas moins été étouffée par des cris, des vociférations des liasses énormes dans lesquelles

de cannibales, comme le dit un d'entre eux,

le seul qui eut le courage de parler ainsi (*). il fallait choisir, classer, pour sou- Qu'ils lisent le récit de ces scandaleuses mettre cette masse de pièces à un séances, ceux qui osent encore aujourd'hui système quelconque de travail. Ong me nelponave de travail on glorifier cette horrible Convention natio

nale, ceux qui disent que la majorité en fut sent à quel point un espace de sept pure. Nous les avons relus nous-même, à huit jours était circonscrit. Chaque ces récits, après un demi-siècle d'efforts natin, chaque soir, les défenseurs

pour les oublier ; mais si nous y avons vu

des faits plus ignobles, plus odieux encore se rendaient à la prison, travaillaient que ce qui eu était resté dans notre méavec le roi, lui communiquaient l'exa moire, nous avons aussi trouvé plus belles, inen qu'ils avaient fait de toutes les

plus admirables les réponses improvisées

que le roi-martyr fit à des questions insipièces, et, après les avoir séparées par dieuses, outrageantes et préparées dès longdossiers, donnaient son titre à cha- temps. Tout, dans ces réponses, est mesuré,

précis et d'une admirable simplicité. Non, cun de ces dossiers. Tantôt Tronchet

il faut dire comme le bourreau (voy. San. écrivait ces titres,et quelquefois Louis SON, LXXXI, 1), il n'y a que le ciel qui XVI les travait lui-même. Souvent ait ainsi pu l'inspirer dans une aussi cruelle dans ces intitulés, par une ligne, par

position. Celui qui paguère était assis sur le

premier trône de l'univers, celui que, dans un mot, il donnait à ses défenseurs son enthousiasme, la France avait surune idée de cette habitude d'expres

nommé le Restaurateur de ses libertés, qui,

héritier de soixante rois, fut celui qui mésion, de ce tact royal qui caractérisent

rita le mieux ce nom, celui qui se déle rang suprême. Aussi le plan de la mit volontairement de son pouvoir parce défense discuté entre les conseils por- qu'on lui dit que le bonheur de son peuple

était attaché à ce sacrifice, ce malheureux te-t-il surtout la sanction du roi.Il n'y

prince est aujourd'hui insulté, outragé par eut pas un point qu'il n'eût débattu, les plus vils de ses sujets ; il va être irainé pas un détail dont il n'eût donné la à l'échafaud par ce même peuple qu'il a mesure. Les quatre dernières nuits,de

tant aimé, pour lequel il a tout rédé, tout

ne sacrifié ! Quelle leçon pour les rois ! CeSeze improvisa en quelque sorte son pendant, quelle que soit notre admiration plaidoyer. Pendant qu'il le composait, pour la sublime résignation de Louis XVI

en ce moment suprême, nous ne dissimuleson secrétaire en préparait plusieurs

rons pas que, dans cette occasion comme copies. Le jour l'auguste accusé et ses

(*) Le nom de cet homme courageux n'a point été recueilli par le Moniteur, où il n'est désigné que par um N. Si nous l'y avious trouvé, nous nous serions fait un devoir de le trausmettre à la postérité.

Ce qui n'est pas moins vrai, c'est tants; et quand on a connu de Seze, que, dans le discours, les traits les son culte pour la personne du roi, sa plus pénétrants furent émoussés. haine contre la révolution, on sent • Vous voulez donc nous faire massa- avec quelle rapidité ces traits étaient • crer à la barre ? , dit un des écou- partis, combien il lui en coûta de les

dans beaucoup d'autres, il eut tort de ne cher et attendrir ces juges audacieux, il point voir qu'il ne s'agissait pas seulement fa.lait encore les éclairer, les épouvanter du sacrifice de sa vie, mais du salut de la même en leur montrant jusque dans la posFrance, de celui du monde peut-être, dans térité toutes les suites, toutes les conséle présent et dans l'avenir, que les obliga- quences de l'arrêt qu'ils allaient prononcer. tions, les devoirs d'un roi sont autres que ce n'est pas toutefois que nous entenceux d'un simple citoyeu. Si Louis XVI eut dious par là qu'ils dussent leur montrer la mieux compris tout cela, il aurait vu que sa foudre vengeresse des rois prête à les frapcondamnation serait le triomphe du crime, per; nous pensons au contraire qu'il edt que sa délivrance eût été celui de la vertu; fallu leur montrer dans toute leur nudité la qu'enfin de cette délivrance dépendait le jalousie, la haine que ces rois portaient salut des gens de bien ; qu'elle cût détourné depuis tant de siècles à la race des Bourbous; de la patrie tant de calainités qui l'ont si il fallait leur faire connaître l'ambition, long-temps affligée, qui l'affigent encore! Et la cupidité des puissances toujours prétes quand on sooge que cette condamnation à profiter de pos divisions pour envahir, tint à une majorité de cinq voix, on re- pour déchirer la patrie. De toutes les acgrette plus vivement encore que les défen- cusations qui furent alors portées contre seurs n'aient pas employé, pour émouvoir le malheureux Louis XVI, la plus injuste, les juges, tous les moyens qui étaient en la plus fausse est sans pul doute celle de leur pouvoir, que même, pour cela, ils s'être entendu avec les étrangers contre les n'aient pas désobéi à leur roi. Nous ne dou. intérêts de la France, d'avoir été soutenu tops pas que dans une assemblée aussi nom- par leurs armes. Tout démoutre au conbreuse, composée d'éléments si divers par traire que le roi de Prusse n'avait para leurs passions et leurs intérêts, ils n'eussent sur nos frontières à la tête d'une ar. entraide au delà du nombre qui leur a mée que pour y augmenter le désordre et manqué. Ce n'est pas assurément que nous en profiter dans ses intérêts ; qu'après avoir pensions que dans cette grande circon- annoncé qu'il ne venait que pour rétablir stadre de Seze soit resté au-dessous de sa le trône de Louis XVI, il se retira quand il mission ; nous avons aussi relu son discours, fut bien assuré que ce rétablissement était et vous avons reconnu que tout y fut d'une en son pouvoir, et que pour cela il reçut parfaite convenance, que tous les faits de des assassins de septembre et des voleurs l'accusation y furent habilement réfutés et du garde-penble tont l'argent qu'ils purent discutés, que mêine, dans plusieurs endroits, lui envoyer. Ces faits sont démontrés jusqu'à l'orateur s'éleva à des mouvements de la l'évidence dans l'article Dumouries que plus haute éloquence; mais nous avons nous avons publié depuis dix ans, et que remarqué avec peine que dans d'autres tout le monde a lu, qui a bien choqne quel. passages les ordres de Louis XVI surent ques prétentions, blessé quelques amourstrop présents à l'esprit de l'orateur, qu'ils propres, mais qui n'a pas reçu un démentu y génèrent et affaiblirent sa pensée. Nous ni rencontré on contradicteur. Il est bien sentons bien qu'en s'en écartant il eût as- vrai que Louis XVI avait écrit lui-même sumé sur lui une grande respousabilité, que sous les poignards une lettre à ce prince peut-êlre il eût compromis la cause qu'il pour qu'il voulůt bien se retirer, et nous avait à défendre. Mais de quelque moyen avons également douné à l'article Billaud. qu'on se servit, il est évident qu'il y avait Varenne (boy. ce nonn, LVIII, 276-80) la de grauds périls à courir dans cette affaire, preuve de cette lettre qu'on n'obtint du roi et qu'il pouvait y en avoir autant pour les qu'avec la garantie du salut de sa famille et avocats que pour le roi lui-même. Sans doute du sien. Les auteurs de cette espèce de qu'ils avaient fait comme lui le sacrifice de capitulatiou furent ensuite au nombre de leur vie, et sous ce rapport on ne saurait ses juges, et les défeuseurs auraient peuttrop admirer leur courageux dévouement; être du rappeler cet engagement, cette mais peut-être que le péril eût été moins promesse à ceux qui l'avaient faite. S'ils grand pour le prince comme pour ses dé. omirent un pareil moyen, c'est probableTenseurs s'ils se fussent livrés à des mou. Heot aussi parce que la roi leur en donoa vements oratoires plus bardis, plus décisifs. l'ordre ; et là il faut encore admirer son Pour cela il ne fallait pas seulement inu- courage, sa sublime résignation! M--oj. rompre. Mais Robespierre, Couthon, rance fut perd ne, que le crime se Marat se nommaient des juges. On défendit lui-même du repeutir, ne doit pas être surpris que, dans le Malesherbes voulut se charger seul conseil du roi, on mît quelque atten- des dernières communications qu'ation à ne pas les braver. Heureuse. vait à recevoir celui que, dans sa ment plusieurs morceaux, une phrase lettre à la Convention, il avait eu entre autres, résistèrent à la pru- l'honneur d'appeler son maître. Trondence, et en deux lignes cette phrase chet alla cacher sa douleur et sa peint tout à la fois la cause et le défen. consternation dans sa retraite de Paseur: « Je cherche parmi vous des ju laiseau. De Seze partit avec le gendre ges, et je n'y vois que des accusateurs. de Malesherbes, le président de RoMalgré la fureur de tant d'hommes sambo, son petit-gendre, le comte à qui il tardait de commertre le plus de Chateaubriand, pour la terre de grand des crimes et la faiblesse de famille. Le sacrifice accompli, l'iltant d'autres qui osaient à peine lais. lustre vieillard vint les y joindre, et ser échapper un souffle pour l'empê- de Seze y passa deux mois dans des cher, il fallut de longs jours d'iotri- entretiens dont le souvenir, après gue et sans doute bien des nuits pour trente-cinq ans, faisait encore un dompter la majorité et l'accoutumer des intérêts de sa vie. Au printemps à l'idée du régicide. Depuis le 26 déc. de 1793, il quitta ses nobles amis 1792, où de Seze eut l'honneur de dé- pour se retirer dans une maison qu'il fendre son roi, jusqu'au 15 janvier possédait au hameall de Brevannes. 1793, date du premier appel no. Ce fut là qu'il fut arrêté le 20 oct. minal, il y eut un intervalle de Comment put-il échapper, dans ce trois semaines. Les défenseurs pas. temps affreux, à la hache qui s'abatsèrent ces vingt-et-un jours en con- tit sur tant 'de têtes vénérables ? férence ou plutôt en perpétuelle al- Quelques personnes ont assuré que ternative de terreur et d'espoir. En- Barère, qui s'est vanté, dans un de fin, les manæuvres passionnées de ses écrits, d'avoir non-seulement quelques conventionnels se sigualè- voté, mais influencé la condamnarent par le triomphe le plus affreux. tion de Louis XVI, avait veillé sur Le prince au caur si vrai, le roi le un de ses défenseurs. Des amis attriplus sincèrement occupé du bonheur buent son salut aux soins d'une biende son peuple, ne put vaincre sa des- veillance moins extraordinaire. On tinée. Cinq voix, de Seze en a eu le raconte, et c'est un des plus distincompte dans le procès - verbal du gués officiers-généraux de l'ancienne dernier appel nominal signitié à garde royale qui est un des acteurs Louis XVI et à son conseil, cinq voix et des historiens de l'anecdote, on disposèrent de la vie du successeur raconte qu’un M. Michel, employé de tant de monarques. Aussitôt de dans l'administration de la police, Seze et ses collègues portèrent à l'as- en 1794, réunissait aux travaux de semblée l'appel qu'il interjeta de- sa place un modeste emploi de covant la nation. Mais à peine leur piste, et venait, tous les jours, chez fui-il possible de faire entendre quel- un des plus tidèles amis de de Seze ques accents ; leurs paroles se per- (M. de Normandie), prendre et rapdirent dans les cris de réprobation porter des écrits qu'il mettait au net. et de menace. Quand toute espé- Sans cesse il entendait parler du dé

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