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· Les plus anciennes familles de Parai sont, au jugement d'Antoine Malteste qui écrivoit en 157o, les Corberi, les Quarre, les Bouleri, les Rosselin; on peut ajouter les Bauderon, dont un Médecin en 13oo, les Colin, Malteste, Bouillet, dont Cl. Bouillet, Maire, qui fut tué en 1581, les armes à la main, pour la défense de sa Patrie : on voit son mausolée dans une Chapelle de la Paroisse avec son épitaphe, qui commence par cette belle sentence : Pro patriâ mori pulcherrimum. Son petit-fils Guillaume Bouillet, Seigneur de Boissieres, s'établit à Dijon en 16o8, fut Maître aux Comptes en 1617, & mourut en 1649. Un de ses descendans Guillaume-Benigne Bouillet, Procureur Gén. de la Chambre des Comptes, Chancelier de l'Académie, est mort fort regretté en 1776, âgé de 77 ans. M. Maret a prononcé son éloge dont on trouve la substance dans les affiches de Bourgogne, année 1776, pag. I47.

Les Baillet, dont plusieurs Présidens à la Chambre des Comptes & au Parlement, des Capitaines illustres, tels que J. Baillet de Vaugrenant, Gouverneur de Saint-Jean-deLône pendant la ligue, sont originaires de cette Ville : le Conseil du Duc confia une commission importante pour le Charolois à | Pierre Baillet, en 1417.

MM. Gravier de Vergenne qui ont donné des Préfidens à la Chambre des Comptes, un

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Les 6ooo toises de chemin de Parai à Digoin, commencé en 1753, ont coûté de travail aux corvéables au moins 2o livres la toise; ce qui fait 12ocoo livres; l'entretien revient auj. à ces mêmes corvéables au moins Io sols la toise , ou 3ooo liv. par an, qui font la représentation d'un fonds de 6ooool. La construction de la route coûte donc au peuple 18oooo livres, ou, ce qui revient au même, à l'équivalent de 9oco liv. par chaque année. Si la Province, au lieu de faire ce chemin, eût rendu la Bourbince navigable depuis Parai , la dépense auroit été au plus à liv. que même elle auroit pu recou

Vrer par des droits légers sur la navigation, & le commerce auroit gagné 4o s par queue de vin, que l'on paie pour la voiture de Parai à Digoin. Ce dernier article feroit par an un bénéfice de 4oooo livres au moins, comme on seroit en état de le prouver. L'on soumet ces réflexions patriotiques aux lumieres supérieures de l'administration actuelle, qui pese les inconvéniens résultans de la construction des routes que l'on peut éviter ou diminuer considérablement, au moyen des eaux navigables dont la Providence semble offrir les secours favorables dans presque toute la Bourgogne.

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Qu'on prononce Perci, Bourg, autrefois 5°. Ville qui députoit aux Etats du Charolois. Patriciacum, Perreciacum : Adrien de Valois fait venir ce vieux mot latin à Patricio, comme Paterniacum à Paterno, d'un nom Romain. Par. voc. St. Pierre, Patron le Prieur Commend°. Archiprêtré comprenant 17 Paroisses. L'anc. Eglise paroisso. étant ruinée, on fait l'Office au Prieuré. 75o Commun. compris 22 Domaines & les Hameaux de Joux & Labouri, alternat. avec Dompierre. Bel étang de 4ooo pas de long, dont l'eau est jaunâtre l'été , & qu'on empoissonne de douze milliers : c'est la source de l'Oudrache, Uldracha , qui tombe dans l'Arroux

après un cours de six lieues. Forges à deux feux & fourneau établis en 1634 par permission des Etats du Charolois. Les marchés sont anciens ; ils furent rétablis le Mercredi, par Lettres du Duc en I448. La création des foires le Mercredi de chaque semaine depuis Quasimodo à la Saint Martin, est de 17o7; mais il ne s'en tient plus que le 2 I Mars, 16 Juin, II Juillet, 29 Octobre

29 Octobre & 9 Décembre : 2 autres foires depuis 173o. Perreci fut donné en 839 par Pepin, 1°r. Roi d'Aquitaine, de l'agrément de Louis le Débonnaire, au Comte Eccard (Aicardus), qui en 84o y fonda le Prieuré de S. Benoît, de l'étroite dbservance. Dans le titre de fondation, rapporté par Perard pag. 22 , il se qualifie Comte par le don de Dieu, sans dire de quel pays : il ajoute que son pere s'appelloit Childebrand, sa mere Donnane, son frere Théodoric, sa Ir°. femme Albegonde, & sa 2°. Richilde. Il y parle de l'Eglise par°de S. Pierre; ce qui marque que Perreci est bien plus ancien que le Prieuré qu'il soumit à l'Abbaye de Fleuri-sur-Loire : c'étoit le '3°. des 25 Prieurés dépendans de cette Abbaye. On peut voir dans Perard, pag. 25, les legs précieux d'Eccard à différentes Eglises & à de grands Seigneurs. On remarque entr'autres un livre de l'agriculture & des pronostics, donné à l'Archevêque Ansegise, à Saint Martin de Tours un Calice d'or , un Missel, des Evangiles, Antiphoniers, &c.... à un autre les Gestes des Lombards, & la Chronique de S. Grégoire de Tours; ce qui prouve le goût de ce Comte pour les Lettres dans un fiécle d'ignorance. | Il enrichit son Prieuré de plusieurs Terres & Domaines, tant dans l'Autunois que dans le Mâconnois & le Charolois, d'où l'on préTom. IV.

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