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lat jamais permettre que son nom à Orléans le 25 mai 1919; devenu parůt à la tête d'aucun de ses ou- imprimeur du roi, il s'occupa toute vrages. Ces qualités étaient en lui le sa vie de sciences et des moyens de fruit d'une dévotion solide et éclairée, perfectionner ses presscs , et il moudont il a laissé des preuves dans deux rut dans sa palrie le 21 octobre 1780. petits écrits, l'un 'intitulé : Pièces On lui doit: 1. l'École des Francsfervant de préparation à la mort, Macons et des chansons à l'usage 1767, in-12, et l'autre, Pensées de ces sociétés , Jérusalem, 1748, sur l'aumône, 1969, meine format. 1965 , in-12 ; II. le Thrésor du 1 mourut à Paris, le 2 avril 1776, Parnasse, ou le Plus joli des Redans sa 79. année. Il a laissé plu- cueils, dont les qualre premiers vosieurs ouvrages manuscrits , entre lumes parurent en 1762 et les deux Autres, des Mémoires pour scrvir à autres dans les années suivantes : on y l'Ilistoire du maréchal de Luxem- a remis de nouveaux titres sous la daie bourg, et une Méthode pour étudier de 1990; III. les Affiches orléanail'histoire et la langue. Ceux qu'il ses, le premier journal de ce genre pui publiés sont : I. Histoire du Traité blié dans la province; Martin Coude pair des Pyrénées, Paris, 1950, ret en conserva la variété piquante 11-12, 2 vol.; II. Histoire du Traité depuis 1964 jusqu'en 1990; IV. de pair de Nimègue, suivie d'une Quinti Horatii Flacci poemata, Dissertation sur les droits de Ma- scholiis, sive annotationibus instar rie-Thérèse d'Autriche, reine de commentarii illustrata à Joanne France, Paris, 1954, 2 vol. in-12. Bond. Couret père se fit infiniment Ces deux ouvrages , qui font suite à d'honneur par cette édition qu'il pu1 Histoire du Traité de Westphalie, blia en 1767, in-12, et qu'on nomme du P. Bougeant, ne peuvent y être encore un vrai bijou typographique. comparés sous le rapport du style, V. Phædri fabulce el Publii Syri ai sous celui de l'intérêt; ils méritent sententiæ , 1773, petit volume in-24. tependant d'être lus des personnes – Louis Pierre Courer de Villeneuve, qui font une étude du droit public de son fils, naquit à Orléans lc 29 juin l'Europe. III. Histoire du cardinal 1749. Après des études plus solides de Granvelle, Paris, 1961, in-12. Le que brillantes, il suivit dans l'impriwyle en est correct ét quelquefois merie et comme homme de lettres devé; mais l'auteur se montre trop les traces de son père, dont il adopta porté à excuser les fautes du cardi- les principes , dont quelquefois même nal. On y remarque aussi des inexac- il perfectionna les procédés. La soutudes qu'il aurait pu facilement évi- ciété de physique, devenue depuis les, étant à même de puiser dans les académie royale d'Orléans, le désisources ( Voy. Boizor, GRANVELLE gne comme l'un de ses fondateurs.

Prosp. LÉVÊQUE). On lui attribue Sous ce titre, il contribua pour beauescare un Mémoire pour le prince de coup à l'arrangement qui régna jusNontbelliard, 1727, in-4°. W-s. qu'à la révolution dans le jardin bo

COURET, nom que le père et le taniquc d'Orléans. De ses prcsses sorfils ont rendu celebre parmi les im- tirent les sept premiers volumes du pinmeurs de province qui ont le mieux Cours d'agriculture , de Rozier, auxmérité des lettres françaises. Martin quels il coopéra, et plusieurs voluConcret de Villeneuve père naquit mes de l'Encyclopedie méthodique ,

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dont Panckoucke, son beau - frére, Coppens, professeur à l'école Cenétait l'entrepreneur. C'est à Orléans trale de Gand. Ces discours, proquc furent. imprimées les parties de noncés à Gand, ont été imprimés à littérature, de géographie et de théo- Paris , chez Mme. veuve Panckoucke. logie. De fausses spéculations et la IV. Entretiens familiers sur la gramrévolution renversèrent l'imprimerie maire francaise, ou Petite gramde Conret de Villeneuve. Il chercha maire à l'usage de ceur qui a dans Paris des ressources qu'il ne ont besoin. Cette grammaire, repretrouva pas toujours à sa convenance. sentée comme petite, a près de cinq Son caractère vif et plaisant lui fit cents pages; c'est plutôt une compicraindre plus qu'à tout autre les ora- lation qu'un nouveau système. V. ges révolutionnaires. Il s'en garantit Journal orléanais, 1971-90, 2 vol. en surveillant les intérêts ou les cal- in-40.; VI. Bibliothèque d'un honculs de l'imprimerie parisienne dans me qui veut rire , in-8'. , rare ; l'un des bureaux du ministère. Après VII. Prodomus flore aurelianensis, la chute de la tyrannie décemvirale, 1984, in-8.; VIII. Journal de la il entrevit le moyen de se livrer à religion, 1991, 3 vol. in-12 , rare; des occupations plus conformes à ses IX. Mémoires biographiques sur les goûts. A peine les écoles centrales grands hommes de ľOrléanais , & s'ouvrirent-elles, qu'il sollicita et ob- autres ouvrages demeurés manuscrits. tint dans celle de Gand la chaire de Couret de Villeneuve a long-temps grammaire générale. Ce nouveau pro- rédigé une feuille périodique, sous fesseur de Gand en fut plus d'une le titre de l'Observateur francais, fois l'orateur. Il jouissait d'une con- ou le Publiciste véridique et imsidération qu'il devait non moins à partial. Il y inséra les nombreux son excellent cour qu'à ses connais- pamphlets de circonstance que sa sances, quand le 20 janvier 1806, à vive imagination lui dictail; on se neuf heures du soir, il tomba dans permettait de sourire à quelques-unes la Lys, et se noya sans qu'on ait pu de ses plaisanteries; mais trop souretrouver son corps. Comme édi- vent le style en fut aussi peu sûr que tcur, on lui doit plusieurs collections, les principes.

P-D. parmi lesquelles nous citerons seu COURT ou du CURTIL (BENOIT), lement les Lyriques sacrés , 1794, jurisconsulte du 16. siècle, né à St1789 , in-12, sa Bibliothèque des Symphorien-le-Château, en Lyonnais, Poèles italiens, 21 vol. in-8'. , en- fut chanoine de St.-Jean de Lyon. Il richie de préfaces et de notes de sa publia: I. Arresta amorum cum com main, et le Recueil amusant des mentariis Benedicti Curtii Symphovoyages , auquel il contribua , avec riani, imprimé pour la première fois M. Bérenger, et autres , Paris, 1783- à Lyon, en 1533, in-4o. ( Voye: 87, 9 vol. petit in-12. Comme litté- MARTJAL d'Auvergne.); II. Enchirirateur , nous citerons de Couret de dion juris utriusque terminorum , Villeneuve : I. Du plaisir et de la ibid., 1543 : c'est une sorte de dicdouleur , d'après le comte de Ver- tionnaire des termes de jurisprudence ri; II. Fragments sur les odeurs, civile et canonique; II), Hortorum d'après Beccaria ; III. Discours sur libri XXX, in quibus continetur la prise de la Bastille, Eloge du arborum historia, partim ex proban général Kleber, Eloge de Bernard tissimis (quibusque aucloribus, par conduite , qu'il lui offrit une pension son père, qui venait de mourir, avait considérable, et la permission de ven- préparé les matériaux, et qu'il rédigea dre tous ses biens, pour aller s'établir suivant ses intentions : l'un est le Franhors du royaume; mais Court ne vou- cais patriote el impartial, Ville-Franlant pas abandonner son troupeau, che, 1953, 2 vol. in-12, ouvrage sur la refusa ses offres. Peu de temps après, tolérance religieuse; l'autre est l'Hisà la majorité de Louis XV, les lois toire des Cévennes ou de la guerre contre les protestants ayant élé de des Camisards, sous le règne de nouveau exécutées avec rigueur, Court Louis-le-Grand, 1960, 3 vol. in-12. fut obligé de s'expatrier, et il perdit Le père de Court de Gebelin avait une grande partie de son patrimoine. rassemblé dans le pays même les Il alla se fixer à Lausaune avec sa matériaux de cet ouvrage, et il avait femme et son fils, qui venait de pai- , interrogé des témoins de tous les partre, et dont il soigna beaucoup l'édu- tis. Court de Gebelin vint en 1760 cation, malgré le peu de fortune qui se fixer à Paris, où il sc Jia arec lui restait. Il lui donna les meilleurs plusieurs savants. Il passait les jourmaîtres, et le mit de bonne heure nées entières dans les bibliothèques, en relation avec des gens instruits., à lire et à faire des extraits pour le Doué d'un caractère sensible et géné- grand ouvrage qu'il projetait. M. de la reux, le jeune Court de Gebelin sacri- Sauvagère, antiquaire, habitant la Tou fiait tout au désir d'obliger. Dépouillé raine, lui ayant envoyé le dessin d'un des biens de sa mère, fugitive pour sarcophage égyptien qui se trouvait au cause de religion, il se refusa aux dé- châtcau d'Ussé, et lui ayant demande marches qui pouvaient les lui faire son opinion sur ce monument, Gé rendre, de peur d'affliger ses autres belin lui répondit par une lettre qui parents, qui en avaient alors la pos- a été imprimée avec la gravure du session. Comme son père, il avait em- dessin, on lui disant que, quoiqu'il ne brassé l'état ecclésiastique, mais il fût pas en état d'expliquer les caraccessa de bonne heure d'en exercer les tères hiéroglyphiques qui l'orpaient, il fonctions, pour se livrer sans distrac- ne croyait pas qu'il fût impossible de tion aux sciences et à la littératnre. les déchiffrer, et il lui indiqua la marIl lui sembla que, jusqu'alors, ori che à suivre pour y parvenir. Cette n'avait pas étudié les anciens sous lettre, qui n'intéressa qu'un petit nomle vrai point de vue qui convenait, et bre de savants, tomba peu aprés dans surtout, que les efforts que l'on avait l'oubli. Ce fut à l'âge de quaraute-huit faits pour les entendre, et juger de l'é- ans, après avoir long-temps analyse tal de leurs connaissances, avaient été les connaissances humaines, et disexécutés trop isolément , au lieu que, cuté tous les objets qui devaient ensi l'on était parti de plus haut, ces trer dans la composition de son grand efforts réunis auraient donné de ouvrage, intitulé le Monde primitif, meilleurs et de plus grands résultats. que Court de Gebelin se détermina å Il se livra donc avec beaucoup d'ar- en publier le plan détaillé. Ce prosdeur à l'étude de l'antiquité sur un pecius a pour litre: Plan général et pouveau plan. Cependant, il l'inter- raisonné des divers objets des décorrompit pour s'acquitter d'une dette vertes qui composent le Monde priqu'il regardait comme sacrée : c'était mitif, etc., Paris, 1772, in-4. Jamais la publication de deux ouvrages, dont projet aussi vaste u'avait été tento par un seul homme. Aussi d'Alembert çaise lui décerna deux fois le prix andemanda s'il y avait quarante hommes puel, fondé par M. de Valbelle, pour pour exécuter un tel plan, et les ré- récompenser l'auteur de l'ouvrage le dacteurs du Journal des savants dou- plus utile. Il fut nommé à la place de terent qu'une société des plus savan!s censeur royal , dont sa qualité de prohommes de toutes les nations, qui testant semblait alors devoir l'exclure. sauraient toutes les langues, qui au- Il était lié avec les économistes, et par. raient sous les yeux tous les monu- ticulièrement avec Quesday, qui l'apInents , pût y réussir. Cet ouvrage pa- pelait son disciple bien aimé. A celle rut successivement, de 1773 à 1984, époque, des gens de lettres fondèrent à Paris, en 9 vol. in-4., avec des un établissement auquel ils donnèrent planches, sous ce titre: Le monde le titre de Musée. Court de Gebelin en primitif analysé et comparé avec le fut nommé président. Peu fait pour monde moderne. Le mécanisine de figurer dans le monde, moins encore la parole , l'existence d'une langue pour prévenir, pour concilier les dispriinitive, l'origine, la filiation des sentions que fait souvent paître dans langues, la recherche des étymolo- de parcilles sociétés l'amour-propre gies, d'après l'idée fondamentale que des gens de lettres, Gebelin éprouva la langue primitive ne fut pas arbi- des désagréments dans sa présidence. traire, qu'elle se composa d'un certain Des chagrins domestiques vinrent auga nombre de sons et d'intonations natu- menter ses peines, et toutes ces caurels qui se retrouvent dans les idió- ses altérèrent sa santé. NaturellemenInes de tous les peuples, et qui ont crédule , il crut trouver dans le mat chez tous le même sens, dans les di- gnétisme un remède à ses maux. Un vers mots qu'ils ont créés suivant soulagement passager fortifia celte leurs besoias; les principes de l'écri- idée. Dans l'espace d'un mois, il fut ture hiéroglyphique et de l'écriture al- ou crut être parfaitement rétabli. Alors phabétique; l'esplication, par le moyen il reprit ses travaux, interrompus dede cette clef, de tous les mystères allé- puis un an; mais, au licu de donner goriques de l'antiquité, et la chro- à ses souscripteurs le 10%. volume du nologie qui lie les temps historiques Monde primitif, il crut devoir leur aux temps fabuleux , tels sont les adresser d'abord un écrit apologétique nombreux objets dont l'ex position et intitulé : Lellre sur le magnetisme la discussion devaient composer cet animal, Paris, 1784, in-4°. Cepenimmense ouvrage. On verra , par l'a- dant ce retour à la santé, qui avait si nalyse qui termine cet article, com- bien séduit Gebclin, ne dura pas longDent l'auteur a réalisé ces espérances. temps. Il termina sa laboricuse carGebelin, à peu près dans le même rière le 10 mai 1984 , et fut inhutemps, rédigea, en société avec Frank- mé dans les jardins de Franconville. lin, M. Robinet et autres , en faveur Le comte d'Albon, et Rabaud-St.de l'indépendance des Américains , Etienne qui avait été son élève , payeune sorte d'écrit périodique, intitulé : rent à sa mémoire un tribut d'éloAffaires de l'Angleterre et de l'A- gcs ( V. D'ALBON ). M. Quesnay, de inérique , Paris, 1776 et années sui- St.-Germain , petit-fils du patriarche vantes, 15 vol. in-8°. Le bruit que fit des économistes , prononça son éloge Pannonce du Monde primitif tira Gé- bistorique dans le sein du musée ; il Lelin de sa solitnde. L'académie fran- le fit imprimer epsuile et l'orna da

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