Oeuvres complètes, Volume 3

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 347 - Autant qu'on doit mépriser les mauvais poètes, autant doit-on admirer et chérir un grand poète qui ne fait point de la poésie un jeu d'esprit pour s'attirer une vaine gloire, mais qui l'emploie à transporter les hommes en faveur de la sagesse, de la vertu et de la religion.
Page 316 - Mais le vieux langage se fait regretter, quand nous le retrouvons dans Marot, dans Amyot, dans le cardinal d'Ossat, dans les ouvrages les plus enjoués, et dans les plus sérieux : il avoit je ne sais quoi de court, de naïf, de hardi, de vif et de passionné.
Page 336 - L'homme digne d'être écouté est celui qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la pensée que pour la vérité et la vertu.
Page 111 - Je voudrais même faire voir aux jeunes filles la noble simplicité qui paraît dans les statues et dans les autres figures qui nous restent des femmes grecques et romaines...
Page 375 - Mais je ne puis souffrir le vers que la rime amène aussitôt, Ou qu'un beau désespoir alors le secourût. Les périphrases outrées de nos vers n'ont rien de naturel; elles ne représentent point des hommes qui parlent en conversation sérieuse, noble et passionnée. On ôte au spectateur le plus grand plaisir du spectacle, quand on en ôte cette vraisemblance. J'avoue que les anciens donnaient quelque hauteur de langage au cothurne : An tragicâ desœvit et ampullatur in arte2?
Page 224 - Le vulgaire ignorant s'imagine que c'est là la poésie; on croit être poète quand on a parlé ou écrit en mesurant ses paroles. Au contraire, bien des gens font des vers sans poésie, et beaucoup d'autres sont pleins de poésie sans faire de vers : laissons donc la versification.
Page 373 - Sa main sur ses chevaux laissait flotter les rênes. Ses superbes coursiers, qu'on voyait autrefois Pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix, L'œil morne maintenant et la tête baissée, Semblaient se conformer à sa triste pensée.
Page 156 - En même temps accoutumez-la à considérer avec compassion les misères affreuses des pauvres, et à sentir combien il est indigne de l'humanité que certains hommes qui ont tout ne se donnent aucune borne dans l'usage du superflu , pendant qu'ils refusent cruellement le nécessaire aux autres.
Page 116 - Elle est chargée de l'éducation de ses enfans ; des garçons jusqu'à* un certain âge ; des filles jusqu'à ce qu'elles se marient, ou se fassent religieuses ; de la conduite des domestiques , de leurs mœurs, de leur service ; du détail de la dépense, des moyens de faire tout avec économie et honorablement ; d'ordinaire même de faire les fermes et de recevoir les revenus.
Page 355 - Le goût exquis craint le trop en tout, sans en excepter l'esprit même. L'esprit lasse beaucoup, dès qu'on l'affecte et qu'on le prodigue. C'est en avoir de reste que d'en savoir retrancher pour s'accommoder à celui de la multitude et pour lui aplanir le chemin. Les poètes qui ont le plus d'essor de génie, d'étendue de pensées et de fécondité, sont ceux qui doivent le plus craindre cet écueil de l'excès d'esprit. C'est, dira-t-on, un beau défaut, c'est un défaut rare, c'est un défaut...

Informations bibliographiques