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leur science n'étoit. que conjecturale. " Ils avoient de fortes présomptions de la Divinité de Jesus, parce qu'ils n'ignoroient pas les promesses , les prophéties et le temps de leur accomplissement; inais leur incertitude étoit telle , qu'ils regardoient ce divin Sauveur comme accessible aux passions , à la vaine gloire, à l'ambition, à la crainte, à la déliance, au découragement. En vain cependant mirent-ils sa vertu à l'épreuve pendant toute sa vie , toujours ils ont été confon. dus. Tous leurs efforts n'ont servi qu'ài manifester sa Divinité. Ici, comme partout ailleurs, ils contribuent malgré eux à sa gloire, soit par les paroles que la fureur leur arrache, soit par le silence qu'ils sont forcés de garder. Que nous sommes heureux d'avoir un tel Sauveur ! Quel malheur pour nous, si les démons, ne pouvant rien sur lui, venoient à bout de nous séparer de lui et de nous entraîner avec eux ! Mais comme cela ne peut arriver que par notre faute, veillons sur nous, tenons-nous attachés à Jesus, et leurs efforts seront impuissans.

TROISIÈME POINT..

Jesus accomplit la prophétie dIsaïe. ; De sorte qu'il accomplissoit cette par role du prophète Isaïe : Il a pris sur luimême nos infirmités , et il s'est chargé de nos maladies. La manière dont le Pro

.phète prédit notre rédemption , et la manière dont J. C. accomplit ici la prophétie , sont également dignes d'admiration. C'est du péché et de nos infirmités spiri. tuelles, c'est de la colère de Dieu, de

l'esclavage du démon et de l'enfer, que · Jesus vient nous délivrer. Cette délivrance , quoiqu'ipfiniment précieuse pour nous, étoit invisible à nos yeux , et par-là peu propre à faire impression sur nos cours ; mais elle devient sensible lorsqu'elle est appliquée aux infirmités du corps et aux maux teinporels , qui sont la première peine du péché. C'est donc par ces inaux sensibles que le Prophète annonce notre Rédemption, et c'est par ceux-là que Jesus la commence. Bientốt nous le verrons lui-même se charger de nos douleurs, ici nous voyons qu'il nous les ôte. Nous le voyons exercer un einpire absolu sur toutes sortes d'infirmités, guérir les malades , délivrer les possédés, et par-là nous donner une preuve sensible qu'il est notre Rédempteur et notre Sauveur. C'est à nous maintenant à reconnoître les obligations que nous lui ayons, et à bien comprendre comment

nous a délivrés de ces maux que nous nffrons encore , et dont peut-être nous urmurons.

1.9 Jesus nous a délivrés de nos maux, n ce qu'ilen a changé la nature par ses an S. Nos peines, sans Jesus, étoient

de pures peines , des supplices qui punissoient nos crimes sans les expier, qui tourmentoient'le pécheur sans le purifier; mais ce divin Sauveur, on s'en chargeant, les a élevées, ennoblies, divinisées. Elles sont; pár ses mérites, un préservatif contre le péché qu'on seroit porté à commettre , et une satisfaction pour le péché qu'on a comimis. Elles sont l'hommage le plus pur que nous puissions offrir à Dieu; elles sont la source des plus grands mérites que nous puissions acquérir devant Dieu. 0 saintes afflictions ! qui ne vous estimera, qui ne vous désirera, qui ne vous ambitionnera? Ne souffrons donc plus comme enfans d’Adam ,' mais comme membres de J. C. Etant par lui délivrés de nos peines, pourquoi les reprendrionsnous ? Étant faits par lui enfans de Dieu , pourquoi retournerions - nous à la dure condition des esclaves ? Pouvant par lui souffrir avec tant de gloire , pourquoi souffririons-nous encore sans Religion, sans vertu ét' sans mérites ?

2.° Jesus'nous a délivrés de nos maux, en ce qu'il en a ôté l'opprobre par son exemple. Ayant souffert pour nous, il n'y a plus que de la gloire à souffrir comme lui et pour lui: Quelles peines de corps et d'esprit pouvons-nous avoir , que Jesus n'en ait souffert de semblables, et de plus grandes encore ? Après l'exemple de ce Dieu victime, peut-on se plaindre de souffrir trop, ct non pas plutôt de ne point souffrir assez ? Si le monde attache encore une idée d'opprobre et de mépris à la pauvreté, à l'humiliation, aux souffrances, c'est l'opprobre que J.C. a porté, et dont un Chrétien doit se glorisier, puisque ces souffrances lui procurent la ressemblance la plus parfaite qu'il puisse avoir avec le Fils de Dieu. Heureux qui conçoit ce inystère ! Demandonsen l'intelligence à celui qui en est le diyin Auteur.

3.° Jesus nous a délivrés de nos maux, en ce qu'il en a adouci la rigueur par sa grace. Nos peines, sans Jesus, étoient un poids accablant sous lequel succom. boient nos forces et notre courage. Jesus, en s'en chargeant, nous a mérité la grace qui nous fortifie , et qui nous met en état de les supporter avec patience, avec résignation, et même avec joie. Quelle force la grace ne communique-t-elle pas aux plus foibles ! Quelle onction ne répandelle pas sur les croix, les plus pesantes ! Quelle douceur ne fait-elle pas trouver dans le calice le plus amer à la nature ! Le monde ne le peut croire; mais les amis de Jesus le savent par leur expérience, et le monde lui-même est quelquefois forcé d'avouer cette vérité dans des faits dont il est le témoin, dans des exemples qu'il admire.

4.° Jesus nous a délivrés de nos maux,

en ce qu'il en a abrégé la durée par sa puissance. Nos peines, sans Jesus, eussent été éternelles; mais s'en étant chargé, il les a changées en peines temporelles. Il les abrège même souvent dans cette vie , lorsque sensible à nos prières, il nous rend la santé. Il les abrège encore par la fin de la vie, avec laquelle finissent toutes les peines pour ceux qui en ont si bien profité, qu'il ne leur reste plus rien à expier. Il les abrège enfin dans l'autre vie , où s'il reste encore quelques peines à souffrir aux ames justes, les mérites de J. C. qui leur sont appliqués par les suffrages de l'Eglise', hâtent leur délivrance et la jouissance de leur bonheur éternel. . O Jesus ! puisqu'il en est ainsi, je ne vous demanderai point de miracles pour me délivrer de mes afflictions, je ne vous demanderai plus que votre grace pour en bien user. Oui, Seigneur, que je souffre ici-bas tout ce qu'il vous plaira , pourvu qu'avec votre divin secours je fasse un si saint usage de mes souffrances, que je puisse éviter les supplices de l'enfer que j'ai mérités, et jouir de la félicité éternelle que vous avez achetée de yotre sang, et promise au Chrétien vertueux et' patient dans les tribulations. Ainsi soit-il.

j'aime, éviter les mes souffra je fasse u

et jouir d.ces de l'enque je

AG

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