Lettres de Mmes. de Villars, de Coulanges, et de La Fayette ; de Ninon de L'Enclos, et de Mademoiselle Aïssé ; accompagnées de notices biographiques, de notes explicatives, et de La coquette vengée, par Ninon de L'Enclos, Band 2

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Seite 56 - Sachez donc, madame, si par hasard vous ne le savez pas, que votre esprit pare et embellit si fort votre personne, qu'il n'y en a point sur la terre d'aussi charmante, lorsque vous êtes animée dans une conversation d'où la contrainte est bannie.
Seite 42 - ... vous passerez, et à peu près le temps ; vous y trouverez de nos lettres. Je suis dans des vapeurs les plus tristes et les plus cruelles où l'on puisse être ; il n'ya qu'à souffrir, quand c'est la volonté de Dieu. C'est du meilleur de mon cœur que j'approuve votre voyage de Provence ; je vous le dis sans flatterie, et nous l'avions pensé, Madame de Lavardin et moi, sans savoir en aucune façon que ce fût votre dessein.
Seite 111 - L'esprit a de grands avantages sur le corps ; cependant ce corps fournit souvent de petits goûts qui se réitèrent , et qui soulagent l'âme de ses tristes réflexions. Vous vous êtes souvent moqué de celles que je faisais : je les ai toutes bannies.
Seite 24 - Rochefoucault dit que l'ambition de Sévigné est de mourir d'un amour qu'il n'a pas : car nous ne le tenons pas du bois dont on fait les fortes passions. Je suis dégoûtée de celle de la Fare : elle est trop grande et trop esclave. Sa maîtresse ne répond pas au plus petit de ses sentiments : elle soupa chez Longueil et assista à une musique le soir même qu'il partit.
Seite 56 - Je ne veux point vous en accabler , ni m'amuser à vous dire que votre taille est admirable , que votre teint a une beauté et une fleur qui assurent que vous n'avez que vingt ans ; que votre bouche , vos dents et vos cheveux sont incomparables ; je ne veux point vous dire toutes ces choses , votre miroir vous le dit assez...
Seite 57 - Vous pouvez juger que si je vous suis inconnu, vous ne m'êtes pas inconnue, et qu'il faut que j'aie eu plus d'une fois l'honneur de vous voir et de vous entendre, pour avoir démêlé ce qui fait en vous cet agrément, dont tout le monde est surpris.
Seite 40 - Chaulnes ; votre maison n'est pas prête , vous n'avez point de chevaux, c'est en attendant; à votre loisir vous vous remettez chez vous. Venons au fait : vous payez une pension à M. de Sévigné, vous avez ici un ménage; mettez le tout ensemble, cela fait de l'argent, car votre louage de maison va toujours. Vous direz : mais je dois et je paierai avec le temps.
Seite 16 - Les Provençaux sont des gens d'un caractère tout particulier. Voilà un paquet que je vous envoie pour madame de Northumberland. Vous ne comprendrez pas aisément pourquoi je suis chargée de ce paquet : il vient du comte de Sunderland , qui est présentement ambassadeur ici.
Seite 95 - C'en est assez sur une matière où la conversion de Monsieur le comte de Grammont m'a engagé : je la crois sincère & honnête. Il sied bien à un homme, qui n'est pas jeune, d'oublier qu'il l'a été. Je ne l'ai pu faire jusqu'ici; au contraire, du souvenir de mes jeunes ans, de la mémoire de ma vivacité passée, je tâche d'animer la langueur de mes vieux jours. Ce que je trouve de plus fâcheux à mon âge, c'est que l'espérance est perdue, l'espérance, qui est la plus douce des passions,...
Seite 47 - J'AI eu des vapeurs cruelles, qui me durent encore, et qui me durent comme un point de fièvre qui m'afflige. En un mot, je suis folle, quoique je sois assurément une femme assez sage. Je veux remercier madame de Grignan pour me calmer l'esprit : elle a écrit des merveilles pour moi à M. le chevalier de Grignan.

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