Critiques et portraits littéraires, Band 1

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Eugène Renduel, Rue des Grands-Augustins, 22, 1839
 

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Seite 310 - C'est que l'amour, la tombe, et la gloire, et la vie, L'onde qui fuit, par l'onde incessamment suivie, Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal, Fait reluire et vibrer mon âme de cristal, Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j'adore Mit au centre de tout comme un écho sonore ! D'ailleurs j'ai purement passé les jours mauvais, Et je sais d'où je viens, si j'ignore où je vais.
Seite 540 - ... l'histoire des hommes ne présente de poésie que jugée du haut des idées monarchiques et des croyances religieuses.
Seite 244 - La nature dicta vingt genres opposés, D'un fil léger entre eux chez les Grecs divisés. Nul genre, s'échappant de ses bornes prescrites, N'aurait osé d'un autre envahir les limites, Et Pindare à sa lyre, en un couplet bouffon, N'aurait point de Marot associé le ton.
Seite 309 - M'ont fait deux fois l'enfant de ma mère obstinée; Ange qui sur trois fils attachés à ses pas Epandait son amour et ne mesurait pas! Oh! l'amour d'une mère!— amour que nul n'oublie! Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie! Table toujours servie au paternel foyer! Chacun en a sa part, et tous l'ont tout entier!
Seite 88 - Je sais ce que je vaux, et crois ce qu'on m'en dit. Pour me faire admirer je ne fais point de ligue : J'ai peu de voix pour moi , mais je les ai sans brigue ; Et mon ambition, pour faire...
Seite 47 - On la passe avec cinq ou six amies dont la société plaît , et à mille devoirs à quoi l'on est obligé, et ce n'est pas une petite affaire. Mais ce qui me fâche, c'est qu'en ne faisant rien, les jours se passent , et notre pauvre vie est composée de ces jours, et l'on vieillit, et l'on meurt. Je trouve cela bien mauvais.
Seite 308 - Le front de l'empereur brisait le masque étroit. Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole, Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois Un enfant sans couleur, sans regard et sans...
Seite 310 - Tout ce qui m'a menti comme un fruit avorté, Mon plus beau temps passé sans espoir qu'il renaisse...
Seite 110 - Si faut-il qu'à la fin de tels pensers nous quittent; Je ne vois plus d'instants qui ne m'en sollicitent. Je recule, et peut-être attendrai-je trop tard : Car, qui sait les moments prescrits à son départ? Quels qu'ils soient, ils sont courts ; à quoi les emploierai-je ? Si j'étais sage, Iris (mais c'est un privilège Que la nature accorde à bien peu d'entre nous).
Seite 309 - Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier ! Je pourrai dire un jour, lorsque la nuit douteuse Fera parler les soirs ma vieillesse conteuse. Comment ce haut destin de gloire et de terreur Qui remuait le monde aux pas de l'empereur, Dans son souffle orageux m'emportant sans défense, A tous les vents de l'air fit flotter mon enfance, Car, lorsque l'aquilon bat ses flots palpitants, L'océan convulsif tourmente en même temps Le navire à trois ponts qui tonne avec l'orage, Et la feuille échappée...

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