Les réformateurs avant la réforme, XVe siècle: Jean Hus et le Concile de Constance

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A. Cherbuliez, 1845 - 428 Seiten
 

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Seite 215 - La lumière est encore avec vous pour un peu de temps ; marchez pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent; car celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
Seite 99 - Il leur arrive ce qui est arrivé aux « prêtres des juifs : ils pensaient pouvoir étouffer « et vaincre la vérité qui est toujours victorieuse, « ignorant que le propre et l'essence même de la « vérité est que, plus on tente de l'obscurcir, plus • elle brille, et plus on veut la comprimer, plus « elle croît et s'élève. Le pontife, les prêtres, les « scribes et les pharisiens, Hérode et Pilate, et « les habitants de Jérusalem ont jadis condamné «la vérité, ils l'ont crucifiée,...
Seite 158 - Conslaocc, lequel nous avons pris sous notre protection et sauvegarde et sous celle de l'empire, désirant que vous le receviez bien et le traitiez favorablement, lui fournissant tout ce qui lui sera nécessaire pour hâter et assurer son voyage, tant par eau que par terre, sans rien prendre ni de lui ni des siens aux entrées et aux sorties pour quelque cause que ce soit, et vous invitant à le laisser librement et sûrement passer,.
Seite 52 - L'opinion de Gerson sur ce point capital n'est guère moins précise : « L'Eglise universelle, dit-il (2), est l'assemblage « de tous les chrétiens, Grecs, Barbares, hommes, « femmes, nobles, paysans, riches et pauvres. C'est « cette Eglise qui, selon la tradition, ne peut ni er...
Seite 128 - Wyclifie que ce sont de pures aumônes ; il en concluait que les gens d'Eglise ne sont ni les maîtres, ni les propriétaires de ces biens, mais seulement les gardiens et les dispensateurs ; qu'ils n'en peuvent garder pour eux que ce qui est nécessaire à leurs besoins, et que, s'ils n'en donnent le surplus aux pauvres, ils seront jugés au dernier jour comme des larrons et des sacriléges.
Seite 282 - aussi élait si pauvre en biens de ce monde qu'il travail« lait de ses mains pour sa subsistance et pour celle de ses € compagnons, et il souffrit de grands maux pour toutes « les Eglises. Saint Bernard écrivait au pape que, dans sa « pompe mondaine, au milieu de ses domaines et de ses « trésors, il était le successeur de l'empereur Constantin et « non celui de Jésus-Christ et de ses disciples. Jésus enfin « a dit à ses disciples, après sa résurrection : Comme mon « Père m'a envoyé,...
Seite 225 - Saint-Esprit, et faisant un concile général qui représente l'Église catholique militante, a reçu IMMÉDIATEMENT de Jésus-Christ une puissance à laquelle toute personne, de quelque état et dignité qu'elle soit, même PAPALE , est obligée d'obéir en ce qui regarde la foi , l'extirpation du présent schisme et la réformation générale de l'Église de Dieu, dans son CHEF et dans ses membres.
Seite 13 - ... du pontife survivant : c'était penser que le bien public et l'intérêt de l'Église les touchaient plus que leur intérêt propre; c'était étrangement se tromper. Pour la plupart d'entre eux, le bien public, l'intérêt de l'Église, c'était, avant tout, le maintien de leurs priviléges, la conservation de leurs honneurs, de leurs richesses ; or, s'abstenir de donner un successeur au pontife défunt, c'était renoncer à ce qui faisait leur force. Ils savaient qu'à peine ils auraient cessé...
Seite 13 - Le schisme survécut à ses principaux auteurs ; et vainement espérait- on qu'après la mort de l'un des deux concurrents les cardinaux de son obédience se réuniraient au collége du pontife survivant : c'était penser que le bien public et l'intérêt de l'Église les touchaient plus que leur intérêt propre; c'était étrangement se tromper. Pour la plupart d'entre eux, le bien public, l'intérêt de l'Église, c'était, avant tout, le maintien de leurs priviléges, la conservation de leurs...
Seite 93 - ... principes d'où elle tirait sa force, il n'attaquait que les abus qui la mettaient en péril. Ses doctrines cependant avaient une signification plus haute que celle qu'il s'avouait à lui-même. Il protestait de son attachement à l'Eglise catholique et de son respect pour elle , il ne voulait pas s'en séparer, et il en ébranlait les bases à son insu en maintenant pour les fidèles le droit d'examiner ses décrets avant de s'y soumettre. Qui ne voit que d'une part l'obéissance à une Eglise...

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