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PARIS
L. G. MICHAUD, LIBRAIRE-ÉDITEUR,

PLACE DES VICTOIRES, N° 3.

1824.

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PARADIS PERDU

LIVRE IX.

T. XV. PARADIS PERDU. III.

Satan, having compassed the earth, with meditated guile

returns, as a mist, by night into paradise; enters into the serpent sleeping. Adam and Eve in the morning go forth to their labours, which Eve proposes to divide in several places, each labouring apart: Adam consents not, alleging the danger, lest that enemy, of whom they were forewarned, should attempt her found alone. Eve, loth to be thought not circumspect or firm enough, urges her going apart, the rather desirous to make trial of her strength; Adam at last yields. The serpent finds her alone; his subtle approach, first gazing, then speaking, with much flattery extolling Eve above all other creatures. Eve, wondering to hear the serpent speak, asks how he attained to human speech, and such understanding, not till now; the serpent answers, that by tasting of a certain tree in the garden he attained both to speech and reason, till then void of both. Eve requires him to bring her to that tree, and finds it to be the tree of knowledge forbidden. The serpent, now grown bolder, with many wiles and arguments, induces her at length to eat; she, pleased with the taste, deliberates awhile whether to impart thereof to Adam or not; at last brings him of the fruit; relates what persuaded her to eat thereof: Adam, at first amazed, but perceiving her lost, resolves, through vehemence of love, to perish with her; and, extenuating the trespass, eats also of the fruit: the effects thereof in them both; they seek to cover their nakedness; then fall to variance and accusation of one another.

Satan ayant parcouru la terre, et s'étant armé de malice,

revient de nuit comme un brouillard dans le paradis. Il s'est insinué dans le serpent, tandis qu'il dormoit. Adam et Ève sortent au lever de l'aurore pour leurs occupations ordinaires. Ève propose de s'écarter l'un de l'autre, et de travailler séparément. Adam s'y oppose , alléguant le danger prochain , et la crainte que l'ennemi , dont ils ont été avertis, ne vienne la tenter quand elle sera seule. Ève, touchée de ce qu'il ne la croit pas assez circonspecte ni assez ferme, persiste dans sa première idée, afin de faire preuve de sa vertu. Adam se rend à la fin. Le serpent la trouve seule, et l'aborde avec souplesse. D'abord il la regarde, ensuite lui parle en termes flatteurs, et l'éléve au-dessus de toutes les créatures. Ève, surprise de l'entendre parler, lui demande comment il a acquis la voix et la raison humaine, qu'il n'avoit point dans son origine. Le serpent répond que le fruit d'un certain arbre du jardin lui a procuré ces avantages. Ève le prie de la conduire à cet arbre; elle trouve que c'est celui de la science, qui leur étoit interdit. Le serpent l'engage à manger du fruit, elle le trouve exquis; elle délibère quelque temps si elle en fera part à Adam ou non. Enfin, elle lui porte une branche garnie de ses fruits. Adam est d'abord consterné; mais, par un excès d'amour, il prend la résolution de périr avec elle; et s'aveuglant lui-même, il mange du fruit. Quels en furent les effets. Ils cherchent d'abord à couvrir leur nudité; ensuite la discorde se met entre eux, et ils en viennent aux reproches.

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