Oeuvres du cardinal de Bernis ...: Collationnées sur les textes des premières éditions, et classées dans un ordre plus méthodique

Cover
 

Was andere dazu sagen - Rezension schreiben

Es wurden keine Rezensionen gefunden.

Andere Ausgaben - Alle anzeigen

Häufige Begriffe und Wortgruppen

Beliebte Passagen

Seite 1 - C'est de lui que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux; Et par les traits divers de figures tracées, Donner de la couleur et du corps aux pensées.
Seite 282 - Je suis enfin dans le silence ; Mon esprit, libre de ses fers, Se promène avec nonchalance Sur les erreurs de l'univers. Rien ne m'aigrit, rien ne m'offense. Cœurs vicieux, esprits pervers, Vils esclaves de l'opulence, Je vous condamne sans vengeance. Cœurs éprouvés par les revers Et soutenus par l'innocence, Ma main sans espoir vous encense ; Mes yeux, sur le mérite ouverts, Se ferment sur la récompense. Sans sortir de mon indolence, Je...
Seite 307 - Ces enfans si vifs et si doux Dont le front innocent déploie La candeur qu'ils tiennent de vous, Et tous les rayons de la joie : Vous aimez à vivre avec eux ; Vous vous jouez dans leurs cheveux Pour en parer la négligence. Compagnes de l'aimable enfance, Vous présidez à tous ses jeux ; Et de cet âge trop heureux Vous faites aimer l'ignorance.
Seite 160 - At-elle sur nos cœurs conservé sa puissance ? D'où vient qu'une bergère, assise sur les fleurs, Simple dans ses habits, plus simple dans ses mœurs, Impose à ses amants surpris de sa sagesse? Sévère avec douceur et tendre sans...
Seite 239 - D'où coulent cent petits ruisseaux, L'Amour, fatigué de sa course. Dormait sur un lit de roseaux. Les naïades, sans défiance, S'approchent d'un pas concerté, Et toutes, en un grand silence, Admirent sa jeune beauté. « Ma 'sœur, que sa bouche est vermeille ! » Dit l'une d'un ton indiscret. L'Amour, qui l'entend, se réveille, Et se félicite en secret.
Seite 303 - L'Amour et les Jeux Passent dans la ville , J'y passe avec eux. Sur la double scène Suivant Melpomène Et ses jeux nouveaux , Je vais voir la guerre Des auteurs nouveaux Qu'on juge au parterre. Là , sans affecter Les dédains critiques , Je laisse avorter Les brigues publiques. Du beau seul épris , Envie ou mépris Jamais ne m'enflamme ; Seulement dans l'âme J'approuve ou je blâme , Je bâille ou je ris. Dans nos folles veilles , Je vais , de mes airs , Frapper tes oreilles. Après nos concerts,...
Seite 444 - L'astre monte, et commence à former dans sa marche une ligne courbe ; son globe se rétrécit ; sa lumière s'épure ; et ses rayons , plus prompts et plus ardents, vont bientôt sécher par une chaleur modérée l'humidité de la terre et les présents de l'aurore : les vapeurs douces qu'ils enlèvent forment en lair...
Seite 460 - Quel heureux moment pour vous et pour moi ! je n'ai point à craindre de vous trop louer; vous n'aurez point à rougir de mes louanges : l'éloge d'un ami est toujours exempt de flatterie. L'homme indifférent peut , à son gré , dissimuler les défauts , exagérer les bonnes qualités, supposer des vertus; mais l'ami ne suppose rien dans son ami , il sent tout ce qu'il exprime, et, s'il se trompe quelquefois sur l'étendue du mérite, il ignore toujours qu'il se soit trompé; plus il est sensible,...
Seite 242 - AT-ON vu l'aigle au vol rapide Quitter le vaste champ de l'air Pour raser d'une aile timide Les bords arides de la mer? Non : plus hardi dans sa carrière, Jusqu'au séjour de la lumière II perce d'un vol assuré; Et là, devenu plus tranquille, II soutient d'un œil immobile Les feux dont il est entouré. Ainsi les poètes célèbres, Ainsi les esprits créateurs Laissent ramper dans les ténèbres Le peuple orgueilleux des auteurs Ennemis des routes connues...
Seite 461 - ... vivement les objets mêmes. Il n'est permis qu'à des juges sans prévention d'apprécier la noble hardiesse d'un écrivain qui s'écarte des routes communes, non par singularité, mais parce que son génie lui en ouvre de nouvelles, qui attaque avec force l'empire injuste des préjugés, et respecte avec soumission toutes les lois de l'autorité légitime. Je laisse à vos justes admirateurs le soin d'applaudir à votre esprit : mon devoir est de parler de votre cœur...

Bibliografische Informationen