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la guerre interrompit en 1688, sans qu'ils aient été repris depuis, termine l'effrayant tableau de ces inutiles dépenses par ce dernier trair : „ C'est peu de dire

que Versailles, tel qu'on l'a vu , n'a » couré autant que Marly ; que fi on y » ajoute les dépenses de ces continuels » voyages, qui devinrent enfin an moins » égaux aux séjours de Versailles, souvent

plus nombreux, & tout à la fin de la vie » du Roi le séjour le plus ordinaire , on » ne dira pas trop sur Marly seul, en compps tant par milliars .

Aufli n'est-on plus étonné de trouver le passage suivant au sujet de sa mort. » Paris, las d'une dépendance qui l'avoit tant assujerti, respira dans l'espoir de quelque liberté, & dans la joie de voir finir l'autorité de tant de gens qui en abusoient. Le Peuple ruiné, accablé, désespéré, parut sentir cette mort comme une délivrance«,

Nous avons vanté le talent de M. de Saint-Simon pour les portraits ; nous poursions justifier cet éloge par une foule d'exemples : nous nous contenterons de citer le portrait de Catinar.

On a li souvent parlé du Maréchal de Catinar , de la vertu, de la sagesse, de fa modestie , de son désintéressement, de la supériorité fi rare de ses sentimens, de les grandes parties de Capitaine, qu'il ne me reste plus qu'à parler de la mort dans un âge très - avancé, sans avoir été malade

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ni avoir acquis aucune richesse dans la perice inailon de Saint-Gratien, près SaintDenis, où il s'étoit retiré, d'iù il ne fortoit plus depuis quelques années, & où il ne vouloit presque plus recevoir personne.

Il y rappela par sa fimpliué, par la frugalité, par le mépris du monde, par la paix de fon ame & l'uniforminé de fa conduite, le souvenir de ces grands Hommes qui, après les criomphes les mieux mérités, retournoient tranquillement à leur chiarrue, toujours amoureux de leur Patrie, & peu sensibles à l'ingratitude de Rome, qu'ils avoient G bien servie. Carinae mit la philosophie à profit par une grande piété; il avoit de l'esprit, un grand lens, une réflexion mûre; il n'oublia jarrais (on origine; ses habits, ses équipages & les meubles, la maison, tout étoit de la dernière fimplicité ; son air l'étoit auíli, & rout fon maintien.

» Il étoit grand, brun, magre , un air penlif & affez le!t, assez bas, de berux yeux & fort spirituels ; il déploroit les fautes signalées qu'il voyoit fe fuccéder Cans celle, l'extinction de toute émulation, le luxe, le vide, l'ignorance, la confusion des étars, l'Inquisition mise à la place de la Police. Il voyoit tous ses lignes de dcltruction ; & il disoit qu'il n'y avoit qu'un comble très-dangereux de désordre qui pûr enfin rappeler l'ordre dans le Royanmer.

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Les Dangers de la Coquetterie. 2 Vol. .

in-12. Prix, 2 liv. 8 f.br. & 3 liv. francs
de port par la Poste. A Paris,

chez
Buisson, Libr. hôtel de Coëtlosquet, rue
Haute - feuille.

Les incidens ne surchargent point ce Roman. Les couleurs nc lont point forcées, il y a des traits de noirceur dans l'intrigue; mais il n'y a jamais un fiyle noir, point d'exclamacions, point de déclamations. L'Auteur peini dans une narration les meurs du jour, & des personnages dont les caractères se marquent fans cours de force. Nulie prétention dans le style , nul ornement parasite; un évènement suit l'autre par un ordre fiinple & naturel. L'intérêt a certe mesure soutenue qu'il doit avoir, il ne produit ni surprises ni secouiles.

M. d'Herlilie est trop aimé de sa femme. Il veut s'en séparer parce qu'elle exige qu'il de la quinte point ; il craint le ridicule , & a le projet de l'envoyer en Auvergne. Lc Chevalier d'Ernest, ami sage , le détermine à la luffer au milieu de la famille dans une terre. I a Marquise d'Herlilie, résignée à tout avec beaucoup de douceur, jouit dans sa retraite du calme que donne la verru. Elle regrere, elle chéric son mari; mais l'Auteur ne la fait ni crier ni pleurer.

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CH

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Loix

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La Baronne de Cotyto est une jolie femme, vive,coquerte,& par conséquent dangereuse

: c'est sur elle que roule tout le pivor de A l'intrigue. Ell est amie de la Marquise d'Herfilie, & lui enlève son mari; elle enlève à Madame de Singa, qui avoit de l'amitié pour IV; elle, fon Amant ; elle fait battre son mari avec un de ses Adorateurs, elle se ruine, elle donne des scènes (candaleuses, & ne se conduit pas mieux à Paris , que dans la province & aux eaux de Plombières. Elle décide le Marquis d'Hersilie qui l'y

D avoit suivie , à se faire inoculer , pour lui plaire. Il est en danger de mort. La Marquile en est instruite par le vertueux Chevalier d'Erneit ; elle accourt, & dle a le bonheur de le voir revenir à la vie, & dereprendre tous ses droits sur lui.

Madame de Coryto abandonnée, méprisée , elt enfin enfermée par un ordic follicicé par la famille. La tendre Madame Singa , fi intéressante , si douce, pardonne à son Amant; la Marquise d'Hcrílie jouit d'un bonheur inaltérable, & la fin de la lecture de ce Roman laille les idées calmes & fraîches 'qu’inspirent les tableaux de la vertu récompensée.

L'Auteur est une Dame qui certainement mérite d'être condérée, & de tenir une place parini celles qui ont cultivé les Lertres avec une forte de succès.

chez

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nára! Apa

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ANNONCES

ET NOTICES.

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Utilité de régler la théorie de l'Impôt par des
Loix constitutionnelles. Brochure de 24 pages. A
Paris, chez Froullé, Lib. quai des Augustins.

Le but de cette Brochure estimable est de prof.
crire l'Impôt unique, mais en donnant des bornes
à la diversité des Impôts.

Bibliothèque Ur.iverselle des Dames. A Paris, rue & hôrel Serperite.

130. Volume des Voyages, & 2c, de l'Aritke mérique.

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Histoires fabuleuses , deminées à l'instruction des Enfans dans ce qui regarde leur conduite envers les animaux ; traduites de l'Anglois de Mifte ti Sara Trimmer, sur la seconde édition ; par M. D... D... S... G... 2 Vol. in.12. Se trouve à Paris, chez Barrois le jeune, Lib. quai des Augustins ; & chez Broulhier, à Toulouse.

L'Ouvrage original des Hillo:res fabuleules a
été justement accueilli; la Traduction mérite des
éloges, & l'on doit savoir gré à l'Auteur d'avoir
fait parler dans notre Langue un Livre qui, par
son objet , doic intéresser les ames honnêtes &
sensibles, qu'lque c'est un petit Cours de bien-
veillance universelle mis à la portés de l'enfance.

Taxe personnelle & unique, & suppression gé-
nérale de tous Impôts. Brochure in-8°. de 43 p.
A Paris, chez les Marchands de Nouveaut's.
Supplément au mêne Ouvrage, de 6 pages, par
M. le Chevalier de Champalier, Ecuyer.

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