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M. de Lally a reclame arec fermeté les dest
Prisonnier, et il a lu un projet de repene
de M. le President aux deux Municipales

Enfin, M. le President a pric cent qui ar
prouvieni le projet de lettre pour M. l'Abbe
de Calonne, de se lever.

Ce projet a été admis presque universite ment.

Il a dit ensuite : Les personnes qui seront é?

vis que j'écrive la même letire Peronne pour M. l'Abbé Maury, sont priées de se lever

M de Volney a parlé assez long-temps, pour linir par proposer de délibérer sur la fiberté des citoyens.

Ce discours a été suivi d'une grande mieur.

M. de Clermoni-Tonnerre a lu deux fois uz
projet de lettre pour M. l'Abbé Muury.

Le tumulle a recommencé.
M. le Président a prié ceux qui opinoies

( 71 ) mation de ce ressori , qui demande une réprésentation directe à l'Assemblée nationale.

Toutes ces délibérations épisodiques terannées, M. l'Archevêque de Bordeaux a lu le préambule de la Consiimtion.

M. le Cointe de Clermont-Tonnerre , un projet de Constitution extrait dos cahiers des Bailliages.

M. Mounier, le plan du premier chapitre de la Constitution.

M. l'Abbé Sieyes a fait imprimer, de son côté, des Préliminaires de Constitution , 011vrage métaphysique, dont nous présenterons un jour les résultats, en les confrontant avec cenx de M. Mounier.

Sur un bruit, propagé el commenté avec une rapidité conforme aux circonstances, on parloit, en tons lieux, d'un complot concerté entre des traîtres et les Anglois, pour livrer à ces derniers le port de Bresi. A ce sujet, M. le Président a lu la lettre suivante de M. le Comte de Montmorin, ainsi que celle adressée à ce Ministre par son Excellence M. le Dic de Dorset , Ambassadeur d'Angleterre. Lettre de M. le Comte DE MONTMORIN a M. le Président de l'Asssemblée Nationale.

pour celle leure, de se lever.
Nouveau bruit.
M. le Président s'est écrié : « Messicuts,

il est contraire à la liberté de l'Assemblée de
4 ne pas vouloir delibérer..

Enlin, ce projet de leure a été reçu.

Une Députation du Châtelet a paru á la
Barre. On a fait entrer dans l'enceinte M. le
Prévot de Paris et M. le Lientenant Civil,
qui ont prononcé chacun un Discours

.
Un des Secretaires a lo l'Arrêté du Châtelet
M. le Président a répondu à la Députation

Elle a été suivie d'une Deputation de Porta
toise, qui, à son tour, a harangué l'Assen-
blée.

M. le Duc d'Aumont, Grand Bailli d'Epée du Bailliage de Chauni, a présenté une réclare

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- Versailles, le 27 juillet 1789. M. LE PRÉSIDENT, « M. l'Ambassadeur d'Angleterre n'a prié instamment d'avoir l'honneur de vous commu. niquer la lettre ci-jointe ; j'ai cru d'autant moins pouvoir me refuser à ses instances, qu'il me prévint, en effet verbalement, dans les premiers jours du mdis de juin , d'un complot contre le port de Brest. Celix qui le méditoient, demandoient quelques secours pour

celle expédition, et in asyle en Angleterre. M.l’Amassadeur ne me donna alcune indica. 'tion relative alix auteurs de ce projet, et m'as'sura qu'ils lui étoient absolument inconnus. Les

recherches que j'ai pu faire, d'après des don. 'nées aussi incertaines, ont clé insrucitieuses , comme elles devoient l'erre ; et j'ai été, dans le temps, obligé de me borner å engager M. le Comte de la Luzerne à prescrire au Commandant de Brest les précautions les plus multipliées et la vigilance la plus exacte. »

J'ai l'honneur d'être , etc. " Lettre de M. le Duc DE DORSET, Ambassa

deur d'Angleterre en France, à M. le Comte DE MONTAIORIN.

Paris, ce 26 juillet 1789. MONSIEUR, « Il n'est revenu, de plusieurs côtés, qu'on cherchoit à insinuer que ma Cour avoit fomenté, en partie , les troubles qui ont ailligé la capitale depuis quelque teinps ; qu'elle profitoit de ce moment pour armer conire la France, et que même une flotte étoit sur les côtes, pour coopérer hostilement avec un parii de mécontens : 10ut denues de fondement que soient ces bruits, ils me paroissent avoir gagne l'Assemblée nationale; et le Cour. rier national, qui rend compte des Séances des 23 et 24 de ce mois, laisse des soupçons qui me peinent d'autant plus, que vous savez, Monsieur, combien ma Cour est éloignée de les mériter. »

« Votre Excellence se rappellera plusieurs conversations que j'eus avec vous au commencement de juin dernier, le complot affreux qui avoit été proposé relativemont all port de

Brest,

rier national, qui rend compte des Srance je les dois à mon caractère personnel, à ma

tion relative alix auteurs de ce projet, el on’as. recherches que j'ai pu faire, d'après des .

N

M. l'Amassadeur ne me donna alcune indica Rui et ses Ministres sur leurs gardes, la ré

celte expedition, et un asyle en Angleterre Brest, l'empressensent que j'ai eu à mettre le suraqu'ils lui étoient absolument inconnus. La à mes sentimens , et qui repoussoit avec hor. nées aussi incertains, ont clé infructueuses, les assurances d'attacherpent qu'elle répétoit le temps, obligé dle me borner à engager de la sensibilité de Sa Majesté à cette occaLettre de M. le Duc DE DORSET, Ambassa- contraire, je vous prie , Monsieur, de donner deur d'Angleterre en France, a M. le Comile onnoissance de cette lettre, sans ancun délai,

ponse de ma Cour , qui correspondoit si fort reur la proposition qu'on lui faisoit; enfin, au Roi et à la Nation : vous me fites pari alors siun.

* Comme ma Cour a infiniment à cœur de conserver la bonne harmonie qui subsiste entre les deux Nations, et d'éloigner tout soupçon á M. le Président de l'Assemblée nationale; vous sentez combien il est essentiel pour moi qu'on rende justice à ma conduite et à celle de sua Cour, et de chercher à détruire l'effet de's insinuations insidieuses qu'on a cherché à repandre.

« Il importe infiniment que l'Assemblée nationale connoisse mes sentimens'; qu'elle rende justice à ceuix de ma Nation et à la conduite tranche qu'elle a toujours elle envers la France depuis que j'ai eu l'honneur d'en être l'or.

comme elles devoient l'erre ; et j'ai été, dans
le Comte de la Luzerne à prescrire au Con-
mandant de Brest les precautions les plus noul
tipliées et la vigilance la plus eracle..

J'ai l'honneur d'éire, etc. »

DE MOYTATORIN.

Paris, ce 26 juillet 1989.
MONSIEUR,
a Il n'est revenu, de plusieurs côtés, que
clierchoit à insinuer que ma Cour avoir
mente, en partié, les troubles qui vnt aib
la capitale depuis quelque temps ; qu'elle
profitoit de ce moment pour armer contre le
France, et que même une flotte étoit sur les
côtes, pour coopérer hostilement arec 17
parti de mécontens : Tout denues de londe

soient ces bruits, ils me paroissen!
avoir gagne l'Assemblée nationale, et le l'our.

gane.

J'ai d'autant plus à cæur que vous ne perdiva pas un instant à faire ces démarches, que

Percie, et aux Anglais qui sont ici, afin de leur éviter toutes réflexions ultérieures à cet

ment que

J'ai l'honneur d'être, etc.;

des 23 et 24 de ce mois, laisse des solpos qui me peinent d'autant plus, que vous eck Monsieur, combien ma Cour est elugrede les mériter. »

« Votre Excellence se rappellera plusiers conversations que j'eus avec vous au commer cement de juin dernier, le complot affreus qui avoit été prop.se relativem:nt at porta

Brest

Du mardi 28 JUILLET M. le Président a annoncé que M. le Baron d' Andlau, l'un des Députés de la Noblesse d'Alsace, étoit obligé de partir pour se rendere aux eaux, à NO.32 8 Août 1789.

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calise de sa mauvaise santé, mais qu'il real vier to si apres son rétablissenient.

lloji enjorite une lettre de la Munici. päilene Solsona, qui annonce des ravages comunis dan, it's cainpagnes par une troupe d:

.pro de quare mille brigands ; ils ont 20.jss!!le ien hies à Cripi, à Villers-Coterets, ercile supplie l'Assemblée de vouloir bien lui themyer des troupes (-).

Mide Clermont-Tonnerre a lo les nouveaus pouvoirs de la Noblesse des Bailliages de Châlons-sur-Saone et de Cortentin, qui donnent toute liberté à leurs Députés : lecture suivie de la communication, par extrait d'un grand nombre d'adresses et lettres congratuJatoires.

Un Député de la Noblesse du pays de Caux a lu une déclaration de ses Comweltans, qui adhérent aux décrets de l'Assernblée, etfrenouvellent la renonciation à tous les privileges pécuniaires.

M. le Président a prié l'Assemblée de délibérer de nouveau sur l'offre faite par M. le Prince de Poix, d'une garde d'honneur de Ja Milice de Versailles,

L'Assemblée a agréé celle garde d'hon. neur, de condition qu'elle feroit le service concurremment avec les gardes de la Prévolé.

M. de Volney a repris sa motion de la veille, sur la formation d'un Comité de Rupe port, composé de 30 personnes.

(1) Ce rapport, comme tant d'autres, est grossi d'exagérations. Il a été démenti comme tant d'autres, et l'on sent que 4000 brigands réunis pour

faucher les blés veris, sont plus dignes d'un conte Mogol, que d'une relation réfléchie.

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cause de sa mauvaise santé, mais qu'il ten
viendroit apres son rétablimenent.

Il a du ensuite une lettre de la Munici-
paille de Sot:sons, qui annonce des ravages
comunis dans les campagnes par une troupe
de pre de quaire mille brigands, ils ont
27 vjesonne les bles á Crepi, à Villers-Coteret
es elle supplie l'Assemblée de vontoir bien lui
envoyer des troupes ().

M. de Clermont-Tonnerre a lu les nouvenir
pouvoirs de la Noblesse des Bailliages de
Chalons-sur-Saone et de Cortentin, qui dor
nent toute liberté à leurs Députés : lecture
suivie de la communication, par extrait d'un
grand nombre d'adresses et lettres congrar
latoires.

Un Député de la Noblesse du pays de
Caux a lu une déclaration de ses Comuel
tans, qui adhérent aux décrets de l'Assau
blée, etfrenouvellent la renonciation in
les privileges pécuniaires.

M. le President a prie l'Assemblée del
libérer de nouveau sur l'offre faite par M. le
Prince de Poix, d'une garde d'honneur de
la Milice de Versailles.

L'Assemblée a agréé celle garde dham
neur, le condition qu'elle feroit le service
concurremment avec les gardes de la Prevbić

M. de Volner a repris sa motion de la
veille, sur la formation d'un Comité de Rap
port, composé de 30 personnes,
(1) Ce rapport, comme tant d'adres

,
grossi d'exagerations. Il a dementi
tant d'autres , et l'on sent que 4000 brigano
réunis pour faucher les blés verts, sont plus
dignes d'un conte Mogol, que d'une relatie
réfléchie.

M. Dreport a observe que ce Comité étoit proposé dans le Régienient, et qu'il nuiroit aux discussions ordinaires, si l'on ne fisoit un jour dans la semaine pour entendre ces rapports. in Un Membre des Communes s'est opposé i la formation du Comité, et a proposé à l'Ascenublée de s'occuper de ces objets d'administration, de surveillance , ou de police, une demi heure avant la Séance.

Un Membre de la Noblesse a appuyé le fond de la motion de M. de Volney, en la declarant mat rédigée , puisqu'elle attentoit au pouvoir exécuuil

. Il a demande la suppression des mots administration et police,

Un Membre des Communes a proposé un eniendement, pour renvoyer aux Ministres les objets qui les regardent. Un autre a soutenu l'avis de l'avant dernier préopinant, mais en disant que c'étoit à l'Assemblée à faire le renvoi aux Ministres.

M. le Comte de Custines a été de ce sentiment

. Il a prié l'Assemblée de tenir une Séance après midi, chaque semaine, pour entendre ce rapport.

D'autres Membres ont parlé, mais sans être entendus,

Un Député des Communes, a proposé de décréter une proclamation aux Provinces pour leir défendre d'envoyer des adresses, testres,

etc. à l'Assemblée. C'est le seul moyen, ail dit, de ne plus perdre de temps, et l'AsSemblée en perdra beaucoup à entendre ces rapports successifs.

Diverses opinions ont succédé aux précé. dentes; après quoi M. de Volney ayant corrigé sa motion, en a fait la lecture suivante :

dij

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