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furent prises et exécutées pour en assu

Mais il eût été surnaturel qu'une fermentation, causée par des alarmes si récentes et par des mécontentemens si kongs, s'assoupit entièrement dans une

sin passage , sa présence à l'Hôtel-de

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de la Guerre, ainsi que les Directoires qui
ont été formés relativement à ladite Adai-
nistration; et Sa Majesté fait cesser, en cua
séquence, à compter de ce jour, tous les
traitemens et dépenses concernant leading
Conseil et Directoires. Mande et ordonne,
Sa Majefté, à cous qu'il appartiendra, de
se conformer à la présente Ordonnance.

Nous nous sommes renfermés, la xe
maine dernière , dans le récit très-som-
maire des principaux, et à jamais mé.
morables événemens, dont cette Capo
tale fut le théâtre il y a quinze jours
Nous en donnerons une relation plus
circonstanciée; mais ce seroit se te
dre coupable de légèreté, que d'entre
prendre, en ce moment, le détail des
particularités

. Rarement voit-on juste
les objets pendant l'orage; le temps sou
et des informations exactes, font sucré
der la connoissance des faits à celle des
rumeurs. Mille rapports contradictoires
ou dénués d'authenticité, ne sont Mas des
matériaux d'histoire. Le respect de la
vérité et celui de l'intérêt public, dia-
vent précéder toute autre considération,
l'un et l'autre nous imposent le devour
de ne rapporter que des événemens cer
tains.

L'entrée du Roi dans la Capitale, ay
milieu d'un Peuple immense, rasser
blé, sans tumulte, sur tous les lieux de
Ville, la nomination d'un Chef distingue

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au Commandement de la Milice Pari.
sienne, le zele sage, et l'activité non
interrompue des Assemblées de District,
la con luite vigilante de l'Hôtel-de-Ville
et la certitude du rappel de M. Necker,
ainsi que des autres Ministres éloignés,
ramenèrent la sécurité.

Le dimanche suivant, S. M. rendit
le portefeuille des Affaires Etrangères
à M. le Comte de Montmorin , et nom-
ma M. le Comte de Saint-Priest, au
Minist're de sa Maison. Le Départe-
ment de la Guerre et les Sceaux res-
terent vacans , et le sont encore.

Le Comité-Permanent de l'Hôtel-de-
Ville établit une Correspondance in-
time avec les 60 'Assemblées de District;
M. le Marquis de la Fayette confirmé,
parélection, dans son emploi de Général
de la Milice Parisienne, lui donna une
forme provisoire qui maintenoit la tran-
quillité. Des désordres déplorables affli
gebient quelques cantons voisins de nous,
sans qu'on eût à se plaindre d'excès pareils
dans la Capitale. Toutes les précautions
rer les subsistances. Jusqu'aux Spectacles
públics avoient été rouyerts, quoiqu'à-
peu-près désertés ; la Bourse et les paye-
ménis publics reprirent leur activité.

ville immense, sans ramener des incidens fâcheux. Elle étoit entretenue par une foule d'imprimés volans et calomnieux, publiés sans noms d'Imprimeur, sagement proscrits, le 24, par le Comité-Provisoire de l'Hôtel-de-Ville, et où les bruits courans étoient transformés en vérités positives, ou en découvertes. De ce nombre, fút celui que des travaux exécutés à Montmartre, pour occuper

de pauvres ouvriers, avoient été consacrés à la construction d'un che min, destiné à faire monter du canon sur cette butte, pour y placer des batteries, et foudroyer la ville. MM. les Officiers Municipaux eurent l'attention de dés truire cette rumeur, en publiant que la route entreprise, étoit destinée à faciliter le transport des farines, depuis les moulins jusqu'au village de Montmartre.

Au moment de la révolution du Miniştère , le 13, on parla de M. Foulon, Conseiller d'Etat, comme étant désigné à

prendre place. On assure que ce vieillard, âgé de 74 ans, avoit refusé ce dan gereux

honneur. Quoi qu'il en soit, re tiré dans sa terre, de Morangier, à quelques lieues de Paris, il crut nécessaire à sa sûreté de se rendre, le 21., au village de Viry peu éloigné de Morangier. Il y fut arrêté dans la nuit du 22, par un grand nombre d'Habitans, et conduit à l'Hôtel de Ville, ou il arriva vers les

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ville immense, sans ramener des es dens fâcheux. Elle étoit entretenue par une foule d'imprimés volans et calor nieux, publiés sans noms d'Imprimeur

ciliter le transport des farines, depus! Germain , qu’un Député de chaque Dis

trois heures du matin. A cette nouvelle, le Peuple se porta à la place de Grève, et d'heure en heure, cette foule grosissoit

. Vainement, M. le Maire, beaucoup d'Electeurs, et des Députations successives, s'efforcèrent de calmer la multitude ; elle demandoit avec fureur le prisonnier, et força les barrières de l'Hôtelde-Ville. Dans cette extrémité, et pour gagner du temps, un des Electeurs proposa de former sur-le-champ un Tribunal, et de juger la victime. M. de la Fayette , survenant, épuisa , durant une heure et demie, toutes les ressources de la persuasion pour désarmer la vengeance populaire, en sollicitant que, conformement a l'Arrêté des Electeurs, M. Foulon fut conduit à la prison de l'Abbaye Sainttrict y entendit ses dispositions , et que des Juges nommés par l'Assemblée nationale prononcassent le jugement. Toutes ces démarches furent inutiles. On arracha le prisonnier de l'Hôtel-de-Ville, on le traina sur la place, il y fut pendu

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sagement proscrits, le 24, par leg
mite-Provisoire de l'Hôtel-de-Ville

, et
les bruits courans étoient transform
més en vérités positives, ou en déco
vertes. De ce nombre, fut celui que de
travaux exécutés à Montmartre, pour
occuper de pauvres ouvriers, avoient
été consacrés à la construction d'un che
min, destiné à faire monter du capon sur
cette butte, pour y placer des batteries
et foudroyer la ville." MM. les Officer
Municipaux eurent l'attention de do
truire cette rumeur, en publiant que
route entreprise, étoit destinée à
les moulins jusqu'au village de Monti
martre.

Au moment de la révolution du M
niştere , le 13, on parla de M. Foulon

,
Conseiller d'Etat, comme étant désigné à
y prendre place. On assure que ce viel
lard, âgé de 74 ans, avoit refusé ce dar
gereux honneur. Quoi qu'il en soit, er
tiré dans sa terre de Morangier, à quel
ques

lieues de Paris, il crut nécessaire
à sa sûreté de se rendre, le 21, au vil
lage de Viny peu éloigné de Morangier.
U y fut arrété dans la nuit du 99, per
un grand nombre d'Habitans, et conduit
à l'Hotel de Ville, il arriva vers le

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å deux reprises ; sa tête et son corps,
promenés dans les principales rues,
rent toute la soirée l'effroi des Citoyens
compàtissans.

Pendant celte tragédie, on avoit le jour même, arrêté à Compiègne, M. Bern thier de Sauvigny , Intendant de Paris,

M. Bailly et M. le Marquis de la Fayette avoient chargé M. de la Rivière, un des

Electeurs, et 250 homines, de conduire irien sûreté, ce prisonnier dont la multitude exigeoit la détention. Afin de prévenir qu'il n'arrivât de nuit, on expédia l'ordre de le faire coucher au Bourg't ; mais la foule qui couvroit les rues et le chemnin, ne permit pas au Courrier de pénétrer jusqu'à l'escorte de M. Berthier. A l'entrée de la ville, on brisa les côtés et l'impériale de sa voiture; il traversa toute la rue Sain:Martin, à découvert , şans chapeau ,

ni perruque'. A l'Hôtel-de-Ville, il subit'un interrogatoire, et M. le Maire lui an. nonça qu'il alloit être conduit aux prisons' de l'Abbaye. Sorti, avec sécurité, de l'Hôtel-de Ville, et sous une escorte, il fút arraché des mains des Soldats, traîné sur la place encore teinte du sang de son beau-père, périt comme lui, et après sa mort essuya un traitement, dont l'histoire ne conservera que trop le souvenir. "

Ces affreux événemens, et l'annonce de plusieurs listes de proscriptions, semèrent une profonde alarme, et dictérent aux Assemblées de District une Publication , par laquelle on invita les Citoyens de tout état , à voiller sur la sûreté et l'ordre public, à calmer les esprits, ct à se conformer à l'Arrêté de l'Hôtel-de-Ville, qui enjoignoit la trans. lation des Accusés à la prison de l'Abbaye Saint-Germain.

M. Berthier de Sanvigny, veuf depuis quelque temps, laisse 9 enfans. Dans le nombre des personnes qui furent arrê se trouvèrent M. le Marquis de Lanie

bert, ci-devant Meinbre du Conseil de la

Electeurs, et 250 hommes, de conduire itien sûreté, ce prisommier dont la multitude exigeoit la détention. Afin de prévenir qu'il n'arrivât de nuit, on elpédia l'ordre de le faire coucher au Bourgit ; mais la foule qui courroit les rues et le chemin, ne permit pas au Courrier do pénétrer jusqu'à l'escorte de M. Berthier. A l'entrée de la ville, on brisa les côtés et l'impériale des voiture; il traversa toute la rue Sain: Martin, à découvert, sans chapeau , ni perruque. A l'Hôtel-de-Ville, il subit un interrogatoire, et M. le Maire lui annonça qu'il alloit être conduit aux po sons de l'Abbaye. Sorti, avec sécurite

, de l'Hôtel-de Ville, et sous une escorte

, fut arraché des mains des Soldats, traie sur la place encore teinte du sang de son beau-père, périt comme lui, et apres sa mort essuya un traitement, dont l'hise toire ne conservera que trop le souvenir.

Ces affreux événemens, et l'annonce de plusieurs listes de proscriptions, se mèrent une profonde alarme, et die térent aux Assemblées de District une Publication , par laquelle les Citoyens de tout état, a veiller sur la sûreté et l'ordre public, à calmer lo

esprits, et à se conformer à l'Arrité de - l'Hôtel-de-Ville, qui enjoignoit la treia lation des Accusés à la prison de l'Abbaye Saint-Germain.

Depuis ces démarches, auxquelles on ne sauroit donner trop d'éloges, le calme a régné dans la Capitale.

Les 130 Députés nommés par les Communes des 60 Districts de la Ville de Paris, se sont assemblés, le 25, à l'Hôtel de ville. Ils ont proclame de nouveall, er d'après le preu manifesté par les déliberations de tous les Districts, M. Builly, Maire de la Ville , et M. le Marquis de la Fayette, Général de la Milice Nationale de Paris. Ces deux Chefs crvil et militaire, ont proié le sermeni, et MM. les Députés de la Commune leur ont jure , au nom des Districts, de leur obéir dans tout ce qu'ils leur commanderoient pour le Service public.

Cette Assemblée a arrêié ensuite que le Co. mile provisoire, celui des subsista'ces, celi des rapports, seraient composés des Dépure's des Districts et des Electeurs qui avoient gere jusques fà les affaires de la Minicipalire; que ces Electeurs , an patriotisme desquels la Commune a de si grandes obligations, se mient priés de donner leurs soins dans ces differens Comités, jusqu'à ce que la Constitution municipale ait été erablie. Seite Deputés ont cré adjoinis à ces Comi. hes, et seize Commissaires charges de s'occuiper d'un plan de Municipalites

tées au milieu de ces jours effrayans,

Gwerre ; recomu sous un déguise

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