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en son nom et en celui d'un très-grand nombre de Citoyens éclairés, que l'on portât ses efforts vers la constitution de la Municipaliie de Paris, que o Députés se rendissent dans les Districis de la capitale, afin d'établir entr'eux une Correspondance parfaite, et leur présenter, en forme de conseil , plan de Municipalité Un devoit soigneusement chercher un moyen doux de procurer au Corpo Municipal une autorite. I gale sur la Commune, consentie par la Commune, moins irreguliere que celle des Electeurs, et qui, établie par la confiance , půl se faire respecter par la confiance.

M. Demeunier, ayant rendu compte de l'état de la capitale, a vote pour que la pro: clamation de M. de Lullr-Totendal, rédigée de nouveau, fût envoyer à Paris el á 20 lieves à la ronde Il a demande à l'Assemblee et à M de Lully la permission de lire colle même proclamation, avec les changemens jeges nécessaires. Cette lecture faile, M Demeunier a supplie l'Assemblee de vouloir bien deliberer à l'insta:t sur cet objet.

M de Willy-Tolendul a rendu comple à l'assembler que M. Berthier, lit, seroit rendu hier chez lui, et jeie à ses genoux, en les conjurant de vouloir biun carrer la vie de son pere. Les eveneme'is arrives hier à Paris 'étoient malheureusement, une prevede la nécessite et de la ar sse de sa proclamation. La France, l'Europe et la porterite s? leveroient contre l'Assemblee, vi alle ne dicit aux calarvit's a quelle la capiraie eloit livree M. de Lully aya y ensurile lair lecture de sa Motion, changee et corrigee, a ako té : « Je laisse à la sagesse de l'Assen hlce de a decider si l'on doit y inserer les 'peines que

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en son nom et en celui d'un très-grand nonbre
de Citoyens éclairés , que

l'un portat si
efforts vers la constilution de la Mernic-
palite de Paris, que o Députés se sendingen
dans les Districts. de la capitale , afin d'établi
entr'eux une Correspondance parfaite, et
leur présenter, en forme de conseil , 5
plan de Municipalité. On devoit soigneusement
chercher un moyen doux de

pruuret Corpo Municipal une autorite igale sur la Comune , consentie par la Comnuine, ap 8 irreguliere que celle des Elécteurs, el

e qui établie par la confiance , púl se faire sesper

gers
ter par la confiance.

M. Demeunier, ayant rendu compte
Pelat de la capitale, a vote pour que la poes
clamation de M. de Lulir-Totendal, redige
de nouveau, fût envoyce à Paris el å 20 lirdies
à la ronde B a demande à l'Assemble et
M de Lally la permission de luxe crute même
proclamation, avec les changemens unges no
cessaires. Certe: lecsure lale, M Denk umiera
supplie l'Assemblee de vouloir bien dehberer
à l'instace sur cet objet.

M de Illy-Tolendal a rende cemple i
l'assemblée que M. Berthier, lik, servit rendu
hier chez lui, ei jele à ses genoux, en le oma
jurant de vouloir bien sawer la vie de sa
pere. Les evenemens - arrives hier à Paris
étoieni malheureusement, une preure de la
necessire et de la ausse de sa preutama.bin.
La France, l'Europe et la posterius'le tre
roient contre l’dsemblee, si elle ne prone
dioit aux calamit's alrugneile la capitale eroit
livrée M. de Lully ayau ensuie lait lecture
de sa Motion, changee el corriger, a ajo-
te:u je laisse à la sagesse de l'Assen h!re de
# decider si l'on doit y inserer les peines que

Un Membre de la Noblesse a dit qu'on de-
voit s'occuper de la paix du royaume, aussi
bien que de la tranquillité de Paris. Il a fait
part des dangers auxquels étoient exposés les
villages voisins de Pontoise , qui demandoient
des troupes, afin d'être à l'abri de plus de
huit cents brigands. Il a fait de grands eloges
de la proclamation de M. de Lally, à l'ex-
ception de l'article des Milices Bourgeoises,
institution dangereuse dans les petites villes.
il a proposé une Motion presque semblable

celle de M. de Lally - Tolendal; la fin
seole, qui est relative aux troupes , en dif-
fere
M. de Sillery a opiné pour que l'Assemblée
Boecupåt de rétablir le calme à Paris ; et il a
ouvert on avis en consequence.

M. Malouet a défendu la proclamation de
M de Lally Les motifs de cet acte et ses modi-
cations levoient toutes les difficules ; mais il
étoit nécessaire d'y ajouter, que le Rui seroit
prié des donner aux Municipalités main-korte
contre les altroupemens , sur la demande des
Officiers Municipaux. En s'opposant aux Mi-

on a craint, a-t-il ajoué, Win Armement général, et cette crainte est

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juste. La résistance à l'oppression est légitime,
el honore une Nation; la licence l'avilir.
Une insurrection nationale contre le despo-
tisme a un caractère supérieur à la puis-
sance des lois , sans en prosaner la dignité:
mais lorsqu'un grand iniérêt a fait un grand
soulèvement, alors le plus léger prétexte
suffit pour réveiller les inquiéludes du peuple,
et le porter à des excès. C'est de tels mal-
heurs qu'il est instant de prévenir , et tel
seroit l'objet de la proclamation , avec l'ad-
dition que j'ai proposée. Noire silence mula
siplieroit les abus. Attendre que la constitu-
furion les arrête , c'est annoncer que la
puissance publique a disparu, jusqu'à ce que
la Constitution soit promulguée
Quant aux griels dont le peuple se plaint,
ei aux coupables qu'il désigne, ils ne doivent
point échapper à la sévérité des lois, mais
c'est devant les Tribunaux qu'ils doivent être
poursuivis ; c'est au Procureur - General du
Parlement que les plaintes et dénonciations
doivent être adressées.

Un Membre des Communes a observé que la proclamation de M. de Lally - Tolendal étoit le væu unanime des Citoyens de Paris, suivant le rapport qui lui en avoit été fait hier par un des Membres du Comité. Il a voté pour son admission. Il a demandé à l'Assemblée d'envoyer à l'Hôtel-de-Ville des Députés, pour travailler avec les Comités à ré. tablir le calme. Il a fait un tableau horrible des désastres de Paris. Il a ajouté qu'on blåmoit, dans la Capitale, le silence de l'Assemblée.

Un Membre du Clergé a proposé une Adresse à tous les Curés et Vicaires, qu'on

chargeroit de tranguriliser le Peuple par la
Religion.

M. de Nicolov, premier Président de la
Chambre des Conpies, est entré, et a dit :

MESSEIGNEURS,

Admis à l'honneur de paroître devant leg anguistes Representans de la Nation, je me trouve heureux d'avoir à vous offrir l'hommage des sentimens qui animent la Chambre des Comptes, 'I dentelle m'avoit chargé d'être l'interprete aupres du trône. »

• Render le calme à nos tristes foyers ; vous êtes noire espoir; la Parrie gémissante vous implore comme des divinités tutélaires; nos caurs, notre reconnoissance décernent deja la palme do patriotisme à vos vertus, å votre courage Couronnez vos layaux, et

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juste. La résistance à l'oppression est légitime,
et honore une Nation; la licence l'avilir

.
Une insurrection nationale contre le despa
lisme a un caractère supérieur à la puis-
sance des lois, sans en prufaner la dignie:
mais lorsqu'un grand iniérêt a fait un grand
soulevement, alors le plus leger preterite
suttit pour réveiller les inquiéludes du peuple,
et le porter à des exces. C'est de tels mal
henrs qu'il est instant de prévenir

, et
seroit l'objet de la proclamation avec la
dition que j'ai proposée. Notre silence mob
siplieroit les abus, Attendre que la constitu-
tution les arrête , c'est annoncer que
puissance publique a disparu, jusqu'à ce que
la Constitution soit promulguée....
Quant aux griels dont le peuple se plaint,
et aux coupables qu'il designe, ils ne dosent
point échapper à la sévérité des lois

, mais
c'est devant les Tribunaux qu'ils doivent être
poursuivis ; c'est an Procureur-Genéral du
Parlement que les plaintes et des unciacica
doivent être adressées.

Un Membre des Communes a observé que
la proclamation de M. de Lally - Toled
étoit le vœu unanime des Citoyeno de Paris

,
suivant le rapport qui lui en avoit été lai i
hier par un des Membres du Comité. Ils
voté pour son admission. Il a demandé à l'A:
semblée d'envoyer à l'Hôtel-de-Ville des Du
putés, pour travailler avec les Comites are
iablir le calme. Il a fait un tableau horrible
des désastres de Paris. Il a ajouté qu'or blir
moit, dans la Capitale, le silence de l'A
semblée.

Un Membre du Clergé a proposé une
Adresse à tous les Curés et Vicaires, qu'on

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puisse le bonheur public cue bie-ilot votre ouvrage et votre recompense >>

· La Chambre des Comptes, Messeigneurs, a l'honneur de vous proposer, par ma voix, tous les renseignemens qu'elle pourra vous donner, lorsque vous vous occuperez des fia nance

Voici la réponse qui lui a été faite
M. le Duc de Lincourt :

• Ami or, l'Assemblée Nationale reçoit avec Si! .ction l'hommage de la Chambre des

Comptes : le bunlieur de la Nation est le seul sau de ses Représentans ; c'est le seul but de leurs travaux. Elle voit, dans l'offre des renseignemens sur les Finances que lui fait la Compagnie que vous présidez, une nouvelle

par

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preuve de son désir de se rendre utile à l'Erat; l'Assemblée Nationale y aura recours avec confiance, et ne doute pas dy trouver les moyens de servir le désir impatient, dont

elle est animée, de terániner l'ouvrage important du rétablissement des Finances. »

M. le Chapelier a lu l'Arrété de la Chambre des Comptes , conçu en ces termes :

Arrêté de la Chambre des Comptes, du 18

Juillet 1789

« La Chambre , d'après le récit de ce qui s'est passé hier, a arrêté que M. le premier Président ira , dans le jour, porter au pied du Trône ses respectueuses félicitations sur le rétablissement du calme dans la Capitale, que l'on doit à la loyauté et à la présence du Roi. »

· La Compagnie se repose sur M. le premier-Président,

pour exprimer dignement les sentimens qui l'animent. Elle le charge de faire part de son Arrêté à l'Assemblée Naljonale, et de lui offrir l'hommage de tous les renseignemens qu'elle peut lui donner, lorsqu'elle s'occupera des finances. »

« Arrêté en outre que deux de Messeigneurs les Conseillers Maîtres se transporteront incessamment à l'Hôtel-de-Ville, pour remettre à MM. de la Commune une copie de la presente Delibération. »

Et ensuite le Discours de M. de Nicolar au Roi, que nous croyons devoir rapportera

SERB, La Chambre des Comples s'empresse de vous offrir ses respectieuses félicirations. Depuis quinze ans, Sire, vous êtes sur le trone , ei vous n'êtes heureux que depuis un jour Votre loyanté, votre presence viennent de rendre le calme á la capitale, et pre

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