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(301) Journaliers, et à l'activité des détaches mens de troupes, ainsi que des Milices Bourgeoises. Mais toutes nos lettres attestent une fermentation alarmante, et l'effroi des Habitans paisibles. L'Alsace et la Franche-Comté ont le plus souffert de ces dévastations, combinées et exécutées par la même classe d'hommes sur les Châteaux, les Al bayes, les Monastères, et mêine sur diverses Manufactures. Voici ce qu'on nous mande de Colmar, le 9 de ce mois.

» Nous avons eu une insurrection de la part de noire Bourgeoisie ; mais le Magistrat a prévenu les accidens, en désérant aux veux du Peuple. On a armé les Citoyens et le calme règne dans celle Ville. Il n'en est pas de même aux environs. Les Paysans des Vallées ont commis les exces les plus affreux. On a brûlé, dans la Haute-Alsace, nombre de Châteaux ; l'Abbaye de Cuevilers est dévastée ; plusieurs Baillis ont été attaqués et chassés de leurs demeures ; on a expulsé les Juils du Sundgau, et brûlé leurs Maisons. La plus grande fermentation regnoit aussi à Ribeauviller, Chef-lieu des terres que pos. sede , dans la Haute-Alsace, le Prince Maximilien de Leur-Ponis. On assure que ce Prince a été obligé de quiler Srasbourg : on a calmé ses vassaux par des sacrilices, C'est le Bureau de la Commission intermédiaire de Colmar qui a appaisé ces troubles.«

» Notre Bourgeoisie vient de changer son ancienne Constitution ; elle s'est réduite à qualre Tribus, au lieu de dix ; l'Administra tion sera entre les mains de quarante-huit

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Echevins , dont huit formeront un Bureau d'administration. »

« Vous savez ce qui s'est passé à Strasbourg on a pillé l'Hütel-de-Ville, et les Maisons de deux Principaux Magistrats. Des Bourgeois, secondes des Troupes , avoient ramené le calme ; mais il n'a pas été de durée. Le six de ce mois, il y a eu de nouvelles - Scenes. La Bourgeoisie avoit accordé une gratification aux Militaires ; on se livra d'abord à la gaieté; inais à la fin, le vin ayant échaufe les iêles, les Soldats mêlés de Buurgevis, se débandèrent dans les rues, et firent buire tous les passans, sans distinction d’áge, de rang , et de sexe on furça les prisons, on delivra les prisonniers faits le jour de la première insurrection. On se rendit ensuite à la Maison-de-Force, d'où l'on fit sortir les personnes des deux Sexes, qui y étoient renfermées. Les prostituées mises en liberté, se livrerent à toutes sortes d'excès. Le désordre éloit à son comble, et les efforts des Officiers Supérieurs, et autres, furent inutiles pour ramener les Soldats à la subordination.

Du 12, même lieu. La tranquillité est rélablie à Strasbourg.

Plus de 1200 Juifs pillés, et expulsés du Sundgau, de l'Alsace et de la Lorraine, se sont réfugiés à Basle, dont le Gouvernement leur a fait délivrer des loge; mens et des subsistances. On a débité que les Suisses avoient fermé leurs frontières à tous les fugitifs ; une défense générale de cette nature, deshonoreroit iine Nation, et les Suisses ne peuvent avoir encouru un pareil reproche , quoique

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la prudence leur eût dicté des précautions. L'incendie des Châteaux et le pillage des Archives avoient gagné la Principauté de Montbelliard et celle de Porentrui; mais ces ravages ont été arrêtés à temps. On assure que le Roi de Sardaigne a fait marcher des troupes en Sayoie pour garder ses frontières.

Une lettre authentique de Vesoul, et très-récente, puisqu'elle date du 13, nous instruit des détails suivans, sur la fidélité desquels on peut compter.

» Je ne tenterai pas de vous rendre la situation de ce Bailliage. Vous voulez des faits; je ne vous parlerai que de ceux de notoriété publique. Les Abbayes de Clairfon:aine, de Lure, de Bithaine , & plusieurs autres de différens Ordres , ont été investies par des bandes de pay fans, auxquels elles ont été forcées de remettre tous leurs titres, leurs provisions de vins & de farines, & pis que cela en divers lieux. Les Châteaux ont été encore plus maltraités. Ce n'est point l'affaire de Quincey qui a occafonné les premiers désastres, puisqu'e le a eu lieu le dimanche 19 , heures du soir ; & le 16, le Châreal de Saucy, apparterant à Madame la Princesse de Beaufremont, avoir été a:raqué, dévasté, & la Princesse obligée de monter à cheval, déguisée, & de passer la rivière à gué. Le 18 , dévastations de Lure, Bithaine , & du Château de Molans ; le 3 au matin, celle du Château de Châtenoy.

Je suis à même de satisfaire votre curiosite sur l'affaire de Quincey. Il est aujourd'hui conftaté, 1°. Qu'il n'y a point eu d'invitation faite par M. de Mesmay, ni aux Challeurs de notre Garnison, ni aux Bourgeois, ni à personne;

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20. que depuis le mercredi 15 , ce Se greur éroit abfent de son Châreau : l'accident et arrivé le 19 au soir. 3o. On a reconnu qu'il n'y avoit , & qu'il n'y a jamais eu aucune trace de mine dans l'endroit où é:oir la poudre , & où l'explo. sion s'est faite. 4o. Qu'il n'y a point eu de cable dressée

pour les convives dans cet endroit, éloigné du château de 50 pas. 5°. Que trois Dragor.s & un adolefcent de 16 ans ont péri seuls. Deux des Dragons étoient occupés d'un besoin ; e troisième causoit avec le jeune homme. 6o. Six habitans seuls de Ver ul étoient réunis au Château avec 50 Dragons ou Chaffeurs; ceux-ci n'étoient arrivés qu'à 2 heures du soir, & plusieurs se trouvoie:it déja ivres. Quant à M. de Mesmay, il n'y a, jusqu'ici, aucune déposition contre lui. »

» Nous savons tous, il est connu de chacun dans le Bailliage, que ce Gentilhomme fort riche & agromare , forçoit les pierres à produire , & que toute l'année il faifoit joner la poudre dans les rochers de Quincey. Avoir-il obtenu une petite surface plane? il y faisoit porter de la terre, au moyen de deux grues, & recueilloit du vin excellent. Au moment de son départ, il s'en trouvoit 700 muids dans la cave. Je ne suis ni son apologise ni son accufa:eur; je vous rends des faits avérés: je me demande de p'us, ce que fignifie un complot contre quatre Dragons & in enfant ? je me demande, pourquoi le confpiram teur n'a pas empoisonné les mets & les vins servis à 56 convives réunis au Château, plutôt que de faire périr ces quatre Dragons & cet enfai? Je me demande qu'e le espèce de vergeance M. de Mesmay avoit à exercer sur ces Diagons ?

Quoi qu'il en soit, cet évènemeut a tué suivi de désastres bien plus déplo-ables. Le château de Vauxvilers eft abymé de la cave jusqu'au tcît. Madame la Duchcide de Clermont-Tonnerre a été

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enlevée par ses domestiques, qui ont abattu un pan de mur de son parc, pour la faire sauver. Réfugiée dans le faux grenier d'une maison par. ticulière, elle y est restée cachée sous des fagots, jusqu'à l'instant où Madame la Princesse de Broglie lui a envoyé , de Sant Remi, un détachement de Chasseurs

pour

la conduire en lieu de Cureté. Ces Challeurs ont inspiré du courage à la Milice, qui "a pris les armes avec eux : douze des pillards ont été tués, & 27 fairs prifonniers. »

» Le Comité de Veloul a envoyé, dans toutes les paroisses, le fgnalement d'un homme qui a remis dans plusieurs Communautés des ordres faux, signés Louis, par lesque's ils étoient autorisés a saccager les Châle ux & les Mona

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tères. »

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tante. »

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» Cetre frérésie a passé en Alface & en Lorraine. Plefieurs gentilshommes s'étoient rallenblés à Chauvirey contre les brigands; quelquesuns ont été blessés; 24 des scélérats agresseurs font restés sur le carreau. Mademoiselle d'A***, en habit d'homme , passe pour en avoir tué trois de la main.

» La moisson ouverte nous a procuré une trève: je souhaite qu'elle amène une tranquillité conf

Le 12 Juillet, il y avoit eu un pillage de grains à Rouen : la maison du Procureur Général fut enfoncée et dévastée ; les séditieux commirent ensuite cent désordres dans la ville, forcèrent des magasins de commerce, des moulins, etc. Quelques-uns de ces malheureux furent saisis; il y en eut même d'exécutés. La Milice Bourgeoise et les troupes ramenèrent la tranquillité, et assurèrent la libre circulation des bleds : le prix du

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