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Gardes s'étoient reums pour l'accompagniet

au châleau.

Le Maire de la ville de Poissy a rendu comple de plusieurs crimes commis, á man arnet , per inne troupe de vagabonds, à Pussy et à Saint-Germain.

Un des Membres de l'Assemblée a observé que le soin de maintenir le repos puble regardoit le pouvoir exécutif et les Tribu

La Séance s'est ajournée au lendemain

natix.

M. Le Marquis de Gouy d' Arsy a observé que l'Assemblée devoit s'occuper

sans relâche de la Constitution, qui seule pouvoit rétablir le calme dans le Royaume. Si vous perdier de vue , a-t-il dit, ce travail essentiel, si vous ne faites violence à vos creurs, vous n'aurez employé que des palliatifs : le mal est dans l'anarchie........ M. de Gouy a voté pour la formation d'un Comité de pacification, qui s'eccuperoit de calmer les troubles et les agitations du Royaume. Un Niembre a ajoute que le seul moyen de calmer les peuples, étoit de se livrer au travail de la Constitution.

Un Député des Communes a dit que les désordres provenoient de l'anarchie ou la

Du 18 Juillet. La Séance a commencé par la lecture de plusieurs lettres de M. le Mo réchal de Noailles , qui annonçoient les de sordres affreux de Saine-Germain et de Polo

sy, et le meurtre prochain d'un fermier les environs.

Un Curé a proposé de nommer des Deu prités pour aller calmer l'emeule de SaintGermain.

On a nommé aussitôt une Deputation de 12 Membres, dont M. l'Evéque de Chartres étoit le chef. Elle est partie aussitot pour Saint Germain.

M. Marlinean a proposé d'établir, dani toutes les villes, des Milices Bourgeoises, por arrêter les émeutes et les séditions.

Plusieurs Préopinans ont pensé que Maréchaussées devoient sulfire au maintien de la paix dans les campagnes ; d'autres ont pensé qu'il falloir y employer des trompes

Un autre Préopinant a déclaré que la force militaire érant devenue odieuse dans les con constances actuelles, on ne pouvoit l'eau ployer.

Rappeler les troupes dans ce moment, ?

France étoit plongée ; que le vrai et unique moyen d'y remédier, étoit de s'occiper de la Constitution ; qu'en attendant a falloit créer, dans toutes les villes, une Milice bourgeoise, et qu'alors l'Assemblée r'anroit plus aucune réclamation à écouter.

M. le Chapelier a soutenu cette motion avec vigueur, et a demandé que l'Assemblée rendit un décret en conséquence. Il a dit qu'il falloit envoyer des troupes dans les campagnes pour garder les paysans pendant les mois

suns, et les mettre à l'abri des brigands. 1 a la une motion à ce sujet.

M. Grégoire, Curé d'Imbermesnil, a obim 1.3.1 Août 1789.

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dit M. de Volney , c'est rappeler les alarmer

servé que les villes de province suivroient probablement l'exemple de la Capitale. Il a prétendu qu'on devoit établir des Milices dans tous les villages et hameaux.

Un Menıbre des Communes a observé que cinq des Membres du Comité de la Constitution, étant Secrétaires de l'Assemblée, ne pouvoient s'occuper du travail dont ils étoient chargés; il a proposé de les remplacer par des suppléans. Un autre Membre a voté pour que

l'on priât le Roi de doubler la Maréchaussée, et d'envoyer des soldats dans les campagnes.

M. le Prince de Poir a prié l'Assemblée de prendre une décision, relativement à la levée des Milices bourgeoises, ou du moins de consentir à l'envoi des troupes dans les villes qui en feroient la demande.

M. Buzot a soutenu la motion de M le Chapelier. Il a observé que le travail de la Constitution ne pouvoit se faire avant la vérification entière des pouvoirs et la fin du Réglement de police. Il a prétendu qu'on ne pouvoit calmer le peuple que par lui-même.

Un autre Membre å opiné pour que les cinq Secrétaires se retirassent au Comité, afin de s'occuper de la Constitution. Il s'est opposé à l'établissement des Milices bourgeoises.

M. le Chapelier a rele sa motion.

M. le Comte de Custines a observé que l'Assemblée devoit prendre en considération le grand nombre de brigands que l'on venoit de chasser de Paris. Il s'est opposé à la formation des Milices dans les campagnes. Il a prouvé que les Milices bourgeoises ne pour voient dire créées sans la sanction du Roi, et qu'elles devoient être aux ordres des Mae gistrats, il a observé que ces mêmes Milices

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servé que les villes de province suiroient

( 26 ) probablement l'exemple de la Capitale. Ili prétendu qu'on devoit établir des Milices dans tous les villages et hameaux.

Un Menibre des Communes a observé que cinq des Membres du Comité de la Constióntion, étant Secrétaires de l'Assemblée, ne

E poi yoient s'occuper du travail dont ils croient chargés ; il a proposé de les remplacer per des suppléans.

Un autre Membre a voté pour que l'as priát le Roi de doubler la Marechaussée, et d'envoyer des soldats dans les campagne

M. le Prince de Poir a prié l'Assemblée de prendre une décision, relativement á le levée des Milices bourgeoises, ou du moins de consentir à l'envoi des troupes dans les villes qui en feroient la demande.

M. Buzot a soutenu la motion de Chapelier. Il a observé que le travail de la Constitution ne pouvoit se faire avant la vérification entière des pouvoirs et la hindi Réglement de police. Il a prétendu qu'on est pouvoit calmer le peuple que par lui-même

Un autre Membre á opiné pour que les cing Secrétaires se retirassent au Comité , afo de s'occuper de la Constitution. Il s'est opposé à l'établissement des Milices bourgeoises

M. le Chapelier a relu sa motion.

M. le Comte de Custines a observé que l'Assemblée devoit prendre en considération le grand nombre de brigands que l'on venait de chasser de Paris. Il s'est opposé à la for mation des Milices dans les campagnes

. Il ! prouvé que les Milices bourgeoises ne por voient éire créées sans la sanction du Roi

, et qu'elles devoient être aux ordres des Me gistrats, il a observé que ces mêmes Milices

suppléans ne pouvoient se mettre au Bureau, sans le consentement de l'Assemblée.

L'Assemblée l'a ordonné.

On est rentré dairs les Bureaux , et M. le Duc de Liancourt a été élu Président à la pluralite de 600 voix sur 800.

Douzième semaine de la Session.

Du 20 Juillet, MM. Fréteau et Grégoire oni le les adresses des villes de Valence, Mayenne , Paroisse Saint-Enaud près Saint. Brieux, Pontarlier, Accret, Crémieux, Lan. gres,

Laon, d'une ville de la Sénéchaussee de Nimes, Villers-Coterets,' Grenoble, et le Tbimerais.

Les pouvoirs impératifs de M. le Comte de Castellane el du Depute du Clergé de VillersColerets ont été revoqués.

M. l'Archevêque de Vienne a présenté M. le Duc de Liancourt à l'Assemblée, en disant: » Messieurs, vos suffrages ont élevé M. le « Duc de Liancourt à la dignité de voire Pré« sident; je lui remets la place que vous u m'aviez donnée ; c'est ma dernière fonction; « elle est bien propre à faire oublier ou à a réparer toutes celles que j'avois exercées

jusqu'à présent. »

M. le Duc de Liancourt a remercié l'Assemblée par une larangne trés - applaudie. (Nous avons déja annoncé que, dans ce Journal, exclusivement consacré à recueillir des matériaux pour l'Histoire, nous ne pouvions rapporter que les discussions, et non les discours particuliers de cérémonial.)

Un Membre de la Noblesse a prié l'Assemblée de voter des remerciens à M. l'Ar

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suppléans ne pouvoient se mettre au Burean,
sans le consentement de l'Assemblee.

L'Assemblée l'a ordonné.

On est rentré dants les Bureaux, et M. le De de Liancourt a été élu President à la pluralite de boo voix sur 800.

Vouzième semaine de la Session

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chevêque de Vienne; demande agréée par
acclamation.

M. le President annonçant que M, Du-
frene de Saint-Léon, premier Commis des
finances , et chargé par l'Assemblée de suivre
M. Necker, ne l'avoit point trouvé à Bruxelles
samedi dernier, a lu la Lettre par laquelle
M. Dufréne lui apprenoit le départ de ce Mi-
nistre
pour

Francfort.
Ensuite M. le Président a averti que des
Députés de Pontoise s'étoient rendus à Ver-
sailles, samedi, pour prier l'Assemblée de faire
séjourner dans leur ville le régiment de Salis,
afin de mettre la ville à l'abri des incursions
de sept à huit cents brigands; qu'il en avoit
rendu compte au Roi, et que Sa Majesté avoir
ordonné au régiment de Salis de séjourner å
Pontoise 48 heures.

Il a dit avoir chargé M. le Marquis de la Fayetle d'instruire 1 Assemblée nationale de ce qui se passeroit toutes les nuits à Paris , et ile M. de Nicolay; premier Président de la Chambre des Comptes, lui ayant demandé son agrément, pour présenter à l'Assemblée

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Du 20 Juillet. MM. Fréteau et Gregning
ont le les adresses des villes de Valeur,
Mayenne, Paroisse Saint-Enaud presseurs
Brieux, Pontarlier, Accret, Cremieur, L
gres, Laon, d'une ville de la Sénechaus:
de Nimes, Villers-Coterets, Grenoble, at /
Thimerais.
· Les pouvoirs impératifs de M. le Comed
Castellane et du Depute du Clerge de Viller
Coterets ont été revoques.

M. l'Archevêque de Vienne a présenté M. le
Duc de Liancourt à l'Assemblec, en disant
* Messieurs, vos suffrages ont eleve N.
& Duc de Liancourt à la lignité de voire Pit
a sident; je lui remets la place que rode

m'aviez donnée ; c'est ma derniere fonctior;
« elle est bien propre à faire oublier og i
a réparer toutes celles que j'avois exercis
a jusqu'à présent..

M. le Duc de biancoiirt a remercié P'A semblée par une harangue très - applaude. (Nous avons déja annoncé que, dans ce journal, exclusivement consacré à recueillir des matériaux

pour

l'Histoire, nous ne pouvions rapporter que les discussious, et non les die cours particuliers de cérémonial.)

Un Membre de la Noblesse á prié l'A** semblée de voter des remercinens M. l'Ar

nationale in Arrêté de sa Compagnie, il lui avoit indiqué le jour de jeudi,

Enfin, M. le Président a annoncé que les travarx, nécessaires pour le nouvel arrangement de la Salle, obligeoient de tenirla Séance du lendemain á l'Eglise Saint-Louis : « Nous

avons , a-t-il dit, des travaux qui doivent « aller ensemble et avec promptitude , .la

Constiwtion et les Finances; et nous ne devons perdre d'autre temps que celui qui seroit: nécessaire pour le sommeil et la

subsistance. » Il a prié le Comité de la Constitution de s'assembler à l'instant même, ei celui des finances à cinq heures.

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