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v fins urgens de l'État, decrète su Empound litres seigneuriaux, l'incendie des Cha

Sur i'avis de M. le Vicomte de Nozilles Pined meurtres et des dévastations qui acca-
de cet emprunt a été fixé à quatre & demi perad, bleront pour plusieurs années les Fer
nous avons annoncé le départ de M. le Corat desastres : de toutes parts, nous som-,
de Crillon pour les earx. Ce Depure n'a jamal mes accablés de leurs récits; il nous
eu l'idée de s'éloigner un moment de l'Allene faut le temps de la réflexion avant de
blée Nationale, & n'a pas été ablent usele les mettre au jour.

L'importance et la variété des détaie bre de personnes se sont également réude lignes, pour aujourd'hui, le preco qui, habillée en homme, et armée, a soit de la Capitale, soit des Provinces morts à ses pieds. Les Milices Bourdes faits que nous aurions à rapporter etendu de sa main trois incendiaires Des bords du Rhône à ceux du groises et les Maréchaussées ont sauvé et de la Moselle á la Loire, elles ont plusieurs héritages, et quoiqu'un grand tableau digne de réflexion et de par les moissons, pour suivre un torrent jolois, le Bugey, le Pays de Gel de la source, on espère que ce fléau, aussi Franche-Comté, le Sundgaur, Alpide que la peste, sera arrêté dans ses

Tourraine, de l'Ain, adopté, à ce que nous croyons, au moins
lip, du Perche, du Maine, du NF

( 231 )
teaux, celle de plusieurs Abbayes; des
miers et les Seigneurs, le revenu public
et celui des particuliers. Nous croyons
prudent, même nécessaire, de garder le
silence sur cette pluralité funeste de

Une Abbave célèbre dans le Mâcon-
nois (Cluny), attaquée par une foule
de brigands , leur a opposé, dit-on,
une résistance efficace, et en a tué
cent. En Franche-Comté, un nom
l'on cite une Dame d'un nom trés-connu,
nombre d'ouvriers ait par-tout déserté
dont l'Assemblée nationale cherchera
progrès

La pluralité des Districts de Paris a la

première partie du plan de M. de la Payette , pour la formation de la Milice

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pune partie de la Lorraine, de la Nor

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( 232 ) Parisienne: un grand nombre de GardesFrançoises s'y sont incorporés, et l'on a proposé dans quelques Districts, de rcconnoître leurs services, entr'autres, par le don d'une Médaille d'or , qu'ils porteront à leurs boutonnières. Depuis 15 jours, les Compagnies qui étoient restées à Versailles, ont abandonné cette ville, pour se réunir à leurs camarades.

Quant aux évènemens de détail, ils se réduisent à quelques particularités. Les canons de M. le Prince de Conti à l'IsleAdam, ont été conduits.ici, au nombre de dix-sept, le 4 de ce mois. » Il est assez « plaisant, dit une feuille de la Capitale, « qui rend compte de cette capture, « J'avoir vu des Grenadiers couchés sur « des lits superbes, et des étoffes magniRfiques souillées par tous les genres de « malpropretés. » La moralité de cette expédition, dit l'Auteur que nous citons, est que la force fait tout.

Le sieur Duchartel, Lieutenant de Maire de Saint-Denis, accusé par le cri populaire , d'accaparemens, et d'avoir fait verdre du pain mêlé de blé et de seigle, a été proscrit, et massacré dans la nuit du dimanche au lundi 10; sa tête a été promenée dans la ville par ses meurtriers, dont quelques-uns , diton, sort arrêtés.

Un autre incident a alarmé la Capitale, la semaine dernière. Voici ce qu'on en raconie. Les Régisseurs des poudres

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des lits superbes, et des étoffes magni

cri populaire, d'accaparemens, ti dr

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( 232 )

Parisienne: un grand nombre de Gards Marquis de la Salle, en l'absence de M.
a proposé dans quelques Districts, & jette l'alarme parmi le Peuple; il de--
par le don d'une Médaille dor, qui soustrait cet Officier, Commandant en
ville, pour se réunir á leurs camarado

Quant aux événemens de détail, ils dres MM. Lavoisier et le Faucheux canons de M. le Prince de Contase theme, et se sont retirés hors de Paris. sa tête a été promenée dans la vil ses meurtriers, dont quelques-ur,

envoyoient à Essonne un bâteau de pou-
dre de traite pour y être rafinée; le bâ-
teau étoit muni d'un passe-port, sigué le
de la Fayette. Le bâteau saisi et fouillé,
mande la tête de M. de la Salle. On a
çons et au ressentiment publics, par des
mesures vigoureuses prises à l'Hôtel-
de-Ville. Deux des Régisseurs des pou-
ont failli être enveloppés dans cette ana-

Nous ne pourrions mieux faire con
noître la situation actuelle de cette Ca"
pitale, qu'en rapportant la Délibéra-
tion suivante du District de Sainte-Op-
porlune, le 5 Aoust.

reconnoître leurs services

, enig2017

15 jours, les Compagnies qui étren restées à Versailles, ont abandonné et

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réduisent á quelques particularites. Las

Adam, ont été conduits ici, au nombre de dix-sept, le 4 de ce mois. " Il est austen «plaisant, dit une feuille de la Capitale,

qui rend compte de cette caprure, * daroir vu des Grenadiers couches sum

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fiques souillées par tous les genres se
* malpropretés. » La moralité de cette
expédition, dit l'Auteur que nous citon:
est que la force fait tout.

Le sieur Duchaniel, Lieutenant
Maire de Saint-Denis, accusé per

L'Assemblée considérant que les Arrêtés de divers Districts peuvent présenter l'idée d'une au. rorité locale, & quelquefois même celle d'un pouvoir isolé & indépendant de leurs co-Diftricts, a envisagé avec effroi les funestes conféquences qui pourroient résulter de semblables idées, qui, si elles n'étoient détruites, diviseroient la Capita'e en soixante Républiques; & pourroient, dans un mcment où tous les pouvoirs lont brisés & la force publique absente, produire des maux innombrables.

Elle pense dooc:

1°. Que les Diftriets n'étant qu'une soixansième partie de la Capitale, leurs veux ne peu

Tund

1

voir fait vendre du pain mélé de Alta de seigle, a été proscrit

, et nakaze dans la nuit du dimanche au

sont arrêtés.

incident á alarmé la läpi

irre. Voici ce qui

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vent acquérir force de loi, qu’autant qu'ils sont adoptés par la pluralité des autres Diftritts.

20. Que ce principe une fois posé, les D ftricts doivent s'abstenir de porter leur vou particu'ier à l'Assemblée Nationale, parce que cette Auguste Affemblée ne peut s'occuper que des voeux de la ville de Pa is, & non de ceux de chacune de ses divisions.

9. Que du même principe il résulte que les Districts doivent également s'abstenir de fa re publier & afficher leurs Arrêtés ; & que s'ils le font, ils doivent au moins se circonscrire dans leurs limites respectives, parce que ces Affiches multpliées mettent de la conf lion dans les idées du Peup'e, & que l'impossibilité de les lire toutes, le conduit à n'en lire aucune, même celles les plus réceffaires,

4o. Que dans ce moment où le châtiment des ennemis publics, & la conquête de la Liberté ont porté les esprits à la plus grande exaltation, il est bien important de conserver les vrais principes de la Liberté, de crainte que la licence n'arrive à la suite, & n'enfante des maux pires que ceux que nous avons détruirs.

5o. Que tous les bons Citoyens , que tous les Citoyens éclairés doivent concevoir que la lu. reté commune repose sur leur seule vigilance , & le salut de la Patrie sur leur union ; & que si la difcorde pouvoit les égarer un jour, il en résu'teroit une Ana chie, cent fois plus à redouter que tous les forfaits du D-Ipo isme,

6o. Que tous les efforts des amis de la Liberté se ont sans effer, s'ils n'annoncent autant d'union pour la conserver, que nos enrem's ci ont déployé & peuvent en déployer encore, pour nous en priver à jamais.

79. Qu'en attendant l'organisation des Liis municipales, & de la force Militaire qui doit en

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il est bien important de conserver les vrais pris
cipes de la Liberié, de craigre que la licence

Assemblée viennent de donner une preuve certaine
de leur parriorisme, en de mandant une augmen-

Cette demand? , qui place la confiance publique sur une base plus étendue, prouve qu'ils font ca

les Citoyens éclairés doivent concevoir que la lis

douter que tous les forfaits du Dipo ilok.

berté se ont sans effer, s'ils n'anno.xceda

7o. Qu'en aitendant l'organisation des list

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vent acquérir force de lei, qu'autant qu'il le
adoptés par la pluralité des autres Districk

2o. Que ce principe une fois posé, les Des
doivent s'abstenir de porter leur væu parnicure
à l'Assemblée Nationale, parce que cetre Anget
Affi mblée ne peut s'occuper que des værdi
ville de Paris, & non de ceux de chacune de ses
divisions.

1. Que du même principe il refule que is
Dist:ias doivent également s'abiltenir de fare
blier & afficher leurs Arrêtés ; & que s'ils le fora
ils doivent au moins le circonscrire dans les
limites respectives, parce que ces Afiches out
pliées mertent de la conf lion dans les idées de
Peuple, & que l'impossibilité de les lire toutes
le cond-it à n'en lise aucune , même celles les
plus récessaires,

4°. Que dans ce moment où le châtiment des
ennemis publics, & la conquere de la Liberté
ont porté les esprits à la plus grande era barang

voudroit paroître,

( 235 ) être l'appui, le seul inoyen d'assurer la tranquillité publique, de rendre à leurs travaux des hommes uiles, de roir revenir parmi nous ceux qui nous enrichiffent, de ranimer le con merce & l'industrie, d'arrêter pour toujours les prof, criptions arbitraires , de fonder enfin la liberté publique sur des basés ir ébranlables, eft de réunir en un même cintre nos forces & nos volontés, afin d'en former une mafle active & imposan:e capable de ri primer la licence par-tout où elle

8. Que l'Assemblée générale des Représentans de la Commune , présentement chargée de cette orgarisation & de l'Adminiftration provifoire de la Ciié, doit être ce centre de pouvoir & d'activité, sans lequel rien de grand , rien d'unanime ne peut s'opérer.

9. Que cerre All mbiée reiteroit sans fonctions & sans uti'iré, fi chacun des Distries retenoit l'exercice du pouvoir qu'ils lui ont confié.

10°. Que cet:e Affemblée, composée de Menbres choisis par toute la Commune, doit réu: ir la confiance de tous les Citoyens. & la réunir d'autant plus parfaitement, qu'ils se font réservé la faculté de les remplacer toutes les fois qu'ils le jugeront convenable,

11. Que les DiAriets ne doivent point craindre de voir meconnoître par cette Affemblée le pouvoir qui réside incontestablement en eux, parce que c'est le constater que de le confier à des Repréfestars, chargés privativement de le faire fractifier.

2°. Que d'ailleurs les Membres actriels de certe

n'arrive á fa suite, & n'enfapte des maux perta
que ceux que nous avons détrui's.

5°. Que tous les bons Citoyens , que nas
seté commune repose sur leur faule vigilance
& le laut de la Patrie sur leur vrion; &
Si la discorde pouvoir les égarer un jour, i e
résulteroit une Ana chie, cent fois plus

6o. Que tous les efforts des amis de la d'union pour la conserver, que nos enemi.com ont déployé & peuvent en déployer pour nous en priver à jamais. municipales, & de la force Militaire qui dit as

tatica de 60 couveaux Re résentans.

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