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nombreuse Députation de Paris venoit le prier d'honorer cette ville de sa présence, Elle engageoit l'Assemblée nationale à envoyer une Députation au-devant de celle de Paris, pour l'engager à retourner sur ses pas, et l'assurer que Sa Majesté, sensible aux vaux de leurs Concitoyens, se rendroit demain à Paris.

On a annoncé que M. le Baron de Breteuil avoit donné sa démission.

On a fait part à l'Assemblée qu'on venoit d'expédier des courriers pour le rappel des anciens Ministres. - L'Assemblée a nommé une Députation pour aller à Paris; et une seconde, pour se rendre cher le Roi, remercier Sa Majesté, et lui témoigner l'amour et la reconnoissance dont sa justice et sa bonté pénétrent tous les creur's. On a prié la Députation qui alloit à Paris, de défendre à M. le Marquis de la Fayette de se rendre à Versailles, à la tête d'un détachement de la Milice Bourgeoise , pour accompagner le Roi.

M. le Comte de la Chatre qui, dans l'in. tervalle, étoit retourné au château, esi ren tré ; il a annoncé , de la part du Roi, que Sa Majesté vendit d'écrire à M. Necker , pour l'engager à venir reprendre ses fonctions près de lui.

La salle a retenii aussitôt des transports de joie et d'ivresse ; et on n'a plus eniendu que le cri universel de Vive le Roi.

il a été arrêté que la Députation qui alloit se rendre chez le Roi, lui demanderoit la permission d'envoyer à Paris une nombreuse Députation pour l'y recevoir. Les Députés de cette ville ont demandé la per

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nombreuse Députation de Paris venoir le prier d'honorer cette ville de sa presence, Elle engagevit l'Assemblée nationale a exvoyer une Députation au-devant de celle de Paris, pour l'engager à retourner sur ses pas

, er l'assurer que Sa Majesté, sensible 21 væux de leurs Concitoyens, se rendroit demain à Paris.

On a annoncé que M. le Baron de Bretcul
avoit donné sa démission.
On a

fait

part à l'Assenblée qu'on renais d'expedier, des courriers pour le rappel des anciens Ministres.

L'Assemblée a nomme une Députation pour aller à Paris; et une seconde, pour se rendre chez le Rui, remercier Sa. Majesté, et lui ! témoigner l'amour et la reconnoissance dont sa justice et sa bonté pénétrent tous les creuk On a prie la Deputation qui alloit à Paris, de défendre à M. le Marquis de la Fayette de se rendre à Versailles, à la tête d'un de tachement de la Milice Bourgeoise , peut

mission de s'y rendre, et elle leur a été accordée.

M. le Président a dit:Messieurs, votre Président a été charge jusqu'à présent de porter au Roi des paroles de douleur, trouvez bon qu'il aille lui en porter de reconnoissance et de joie. Cette demande a été approuvée par acclamation. M. le Président s'est mis aussitôt à la tête de la Députation.

Elle a été reçue sur-le-champ. M. l'Archevêque de Vienne a témoigné au Roi la joie de l'Assemblée , sa sensibilité, sa fidélité et son anour. Le Roi lui a répondu qu'il voyoit avec plaisir le contentement de son Peuple, et a permis à l'Assemblée d'envoyer une Dépulation pour lui servir de coriége.

M. le Président se retirvit , lorsque le Roi l'a rappelé, et lui a dit : « Je veux dona ner à l'Assemblé Nationale inne preuve de u ma confiance ; je vous remets la Lelire u que j'écris à M. Necker pour le rappeler, . et je vous charge de la faire partir.

M. le Président a rendu compte de ces details à l'Assemblée, qui a arrêté que son President et ses Secrétaires joindroient surs le-champ une lettre à celle du Roi pour M. Necker. Elle a chargé M. Dufréne de SaintLéon d'être le porteur de ces derix lettres, et de se rendre aussiiót à Bruxelles. M, Due fréne est parii au moment même.

Voici la lettre écrite, le 16, par l'Assemblée, à M. Necker.

« L'Assemblée nationale, Monsieur, avoit deja consigné, dans un acte solennel, que vous emportiez son estime et ses regrets ; cet honorable témoignage vous a été adressé de sa part, et vous devez l'avoir

reçu. *

accompagner le Roi.

M. le Comte de la Chatre qui, dans l'ine tervalle, étoit retourné au Chateau, est ren| tré; il a annoncé, de la part du Roi, que

Sa Majesté venoit d'écrire à M. Necker, pour l'engager à venir reprendre ses fonccions pres de lui.

La salle a retenii aussitôt des transports
de joie et d'ivresse; et on n'a plus eniendu

le cri universel de Vive le Roi.
Il a été arrêté que la Deputation qui al-
loit se rendre chez le Roi, lui demanderuit
Ja permission d'envoyer à Paris une nom-
breuse Députation pour l'y recevoir. Les
Députés de celle ville ont demandé la per-

que

« Ce matin, elle avoit arrêlé que le Roi seroit supplié de vous rappeler au Ministère. C'étoit tout à la fois son verui qu'elle exprimoit, et celui de la capitale qui vous reclame à grands cris. »

« Le Roi a daigné prévenir notre demande. Votre rappel nous a été annoncé de sa part. La reconnoissance nous a aussitôt conduits vers Sa Majelié , et Elle nous a donné une nouvelle marque de confiance, en nous remellant la leitre qu'elle vous avoit écrile, et en nous chargeant de vous l'adresser. »

« L'Assemblée nationale, Monsieur, vous presse de vous rendre au désir de Sa Majesté. Vos talens et vos vertus ne pouvoient recevoir, ni une récompense plus glorieuse , ni un plus puissant encouragement. Vous justifierer notre confiance; vous ne préférerez. pas votre propre tranquillité à la tranquillité publique. Vous ne vous refuserez pas aux intentions bienfaisantes de Sa Majesté pour ses peuples. Tous les momens sont précieux. La Nation, son Roi, et ses Représentans vous attendent. »

Nous avons l'honneur d'être , etc. Signés, + J. G. Archevêque de Vienne, Président; le Comte de Lally-Tolendal, Secrétaire; Mounier, Secrétaire.

Du 17 Juillet. L'Assemblée s'est formée à dix heures, pour attendre le passage du Roi, et border la haie devant l'hôtel des Menus. Le Roi est parti à onze heurs, ayant avec lui MM le Duc de Villeroi, Prince de Beauvau , Comte d'Estaing , et les Ducs de Brissac et de Vila lequier. Sa Majesté étoit accompagnée d'une seule voiture, et de 12 Gardes-du-Corps. Un grand nombre d'Habitans de Versailles, tous

grand nombre d'Habitans de Versailles, tout

armés, l'ont accompagne jusqu'au Point du Jour, hameali ai delà de Sèvre.

Apres le passage du Roi, l'Assemblée a ouvert la Séance par la lecture de plusieurs lettres, adresses et délibérations des Com-' munes de Nancy, des Officiers municipaux de Châtelleraut, de l'Assemblée des Electeurs de la même ville, des Habitans de SaintReing en Provence, et de la ville de Lav

«Ce matin, elle avoit arrêté que le Rei seroit supplié de vous rappeler au Al nivere C'étoit tout à la fois son rru qu'elle ar moit, et celui de la capitale qui vous reclame à grands cris,

« Le Roi a daigné prévenir notre demande Votre rappel nous a été annoncé de sa part La reconnoissance nous a aussitôt conduit vers Sa Majelle, et Elle nous a donne uite nouvelle marque de confiance, en 1976 fe mettant la leitre qu'elle vous avoit ecrite,

! et en nous chargeant de vous l'adresser. »

« L'Assemblée nationale , Monsieur, sos presse de vous rendre au désir de Sa Majesté Vos talens et vos vertus ne pouvoient reco voir, ni une récompense plus glorieuse, a un plus puissant encouragement

. Vous jis tifierer notre confiance; vous ne prélereres pas votre propre tranquillité à la tranquilite publique. Vous ne vous refuserer

. pas 21 intentions bienfaisantes de Sa Majeste porta ses peuples. Tous les momens sont préciecs La Nation, son Roi, et ses Représentans vous attendent. 1

Nous avons l'honneur d'éire, etc. Signés, TJ. G. Archevêque de l'ienne, President; de Comte de Lally-Tolendal, Secretaire; Mo

derne en Bretagne.

M. L'Archevêque de Vienne a communiqué à l'Assemblée la réponse qu'il avoit faire å M. de Saron, Premier Président du Parlement de Paris.

M. Rabaud de Saint-Etienne a lu un pro. jer de Règlement, fait par le Comité chargé de ce travail. M. le Président a proposé d'en laire remettre des copies dans les Bureaux, pour y être examiné et discuté. Celte demande a été adoptée par l'Assemblée.

La Séance a été aussitôt prorogée à huit heures du soir.

nier, Secrétaire.

Séance du soir, On a lu les délibérations prises par les villes de Besançon et de Romans; elles sont relatives à la réunion des trois Ordres.

Un Membre a prié l'Assemblée d'autos riser les Sieurs Henri de la Blanchetat , père et fils, Négocians à l'Orient, de done per à un vaisseau qu'ils doivent armer le nom de l'Assemblée nationale. L'Assemblee y a consenti, et s'est rendue ensuite dans l'avenue de Paris, pour attendre le Roi. Sa Majesté a passé à dix heures moins un quart. Elle est revenue de Paris, escortée par la Milice à laquelle tous les Habitans et ses

Di 17 Juillet. L'Assemblée s'est formée a dix lieures, pour attendre le passage du Roi, de border la haie devant l'hótel des Menus. Le Roi est parti à onze heur:s, ayant avec lui MN le Dric de Villeroi, Prince de Beauvau , Comte d'Estaing, et les Ducs de Brissac et de Fillequier. Sa Majesté étoit accompagnée d'une seule voiture, et de 12 Gardes-du-Corps

. Us

Gardes s'étoient reunis pour l'accompagner au châleau.

Le Maire de la ville de Poissy a rendu comple de plusieurs crimes commis, à main arniée, par une irespe de vagabonds, á Poissy et à Saint-Germain.

Un des Membres de l'Assemblée à observé que le soin de maintenir le repos public regardoit le pouvoir exécutif et les Tribu

nalix.

La Séance s'est ajournée au lendemain.

Du 18 Juillet. La Séance a commencé par la lecture de plusieurs lettres de M. le Ma. réchal de Nouilles , qui annonçoient les dé. sordres affreux de Saint-Germain et de Poissy, et le meurtre prochain d'un fernier des environs.

Un Curé a proposé de nommer des Députés pour aller calmer l'emente de SaintGermain,

On a nommé aussitôt le Députation de 12 Membres, dont M. l'Evêque de Chartres étoit le che?. Elle est partie aussitôt pour SaintGermain.

M. Mariineau a proposé d'établir, dans toutes les villes, des Milices Bourgeoises, pour arrêter les émeutes et les séditions. . Plusieurs Précpinans ont pensé que les Maréchaussées devoient sulfire au maintien de la paix dans les carnpagnes; d'autres ont pensé qu'il falloit y employer des troupes.

Un autre Préopinant a déclaré que la force militaire érant deverne odieuse dans les circonstances actuelles, on

ne pouvoit l'employer.

Rappeler les troupes dans ce moment, a dit M. de Volmey , c'est rappeler les alarmes;

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