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fille du Vilir, la belle Ouardi, va SC! ire dans mes chants. Elle avoit vum

ce jeune Seigneur avec une secrète on; déjà la prompre renommée lui redit ses succès,,, &c. •. L'éclar marche triomphale, éclairée par ières innombrables, & fur - tout é du Vainqueur , laissent une iinprofonde dans le cæur de Ouardi ; elle ne peut trouver le repos ni eil. » Une famme intérieure pée tous les sens. Cette vierge égarée

l'usage de la raison. Elle ne put s à la violence de son mal : elle

fa Gouvernante ; clle pleuroit , yoit ses larmes avec un tissu de Tientale &C., " e lie point fans attendrissement le

cette jeune infortunée pour l'exil ère se croit obligé de la conduire. 'elle alloit partir , sa mère accourur, assa tendrenient , & après avoir é mon visage de ses larmies tui

ma fille ! qui peut lire dans l'apeut-être un jour reviendras-tu la joie à nos caurs. O faute malfe qui nous force à ton exil! fautpar ra perte nous acherions l'hon. e porre famille ? tu pars ; & le

j'ai clevé ton enfance va devenir litude. Tu faisois ma gloire & afolation, Hélas ! mon bonheur

avec coi. La douleur seule ine

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„ La fille du Vilir, la belle Ouardi, va » paroître dans mes chants. Elle avoit vu » paller ce jeune Seigneur avec une secrète v émotion; déjà la prompre renommée lui » avoit redit fes fuccès... &c. &. L'éclat de cette marche triomphale, éclairée par des lumières innombrables, & fur - tout la beauté du Vainqueur , laissent une impression profonde dans le cæur de Ouardi ; la nuit, elle ne peut trouver le repos ni Je sommeil

. » Une Aamme intérieure pé» nécroir tous ses sens. Cette vierge égarée » perdit l'usage de la raison. Elle ne put réfilter à la violence de fon mal : elle

appela sa Gouvernante ; elle pleuroit, v & essuyoit ses larmes avec un tissu de * foie orientale &c., a

On ne lit point fans attendrissement le départ de certe jeune inforrunée pour l'exil où son père fe creic obligé de la conduire

. Lorsqu'elle alloit partir , sa mère accčurur

, l'embrafía rendrenient, & après avoir

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mouillé fon visage de les larmies, lai » dit : O ma fille ! qui peut fire dans l'a

venir: peut-être un jour reviendras-tu » rendre la joie à nos caurs. O faute mal

heureufe qui nous force à ton exil! faut

il que par ta pertę nous achetions l'hos» neur de notre famille ? tu pars ; & le une folitude. Tu faisois ma gloire & ma consolation. Hélas ! mon bonheur s'enfuir avec toi. La douleur seule me

"

ichées du fil de la narration. Nous

1105 Lecteurs à les lire dans le nêine; il cn eft pcu de ce genre lecture intéresse davantage. it regretter avec l'Editeur, que

12 ématurée de M. Savary l'ait em

publier co notre Langue un Reizplet de tous les Romans Arabes 'étoit procuré les originaux penvoyages. Mais il cít encore plus er qu'il n'ait pu terminer ses Leto la Grèce. Il n'en a paru. qu un

qui juftitie & augincnte ce regret. circonstances nous ont enipêchés d'en rendre compte. Mais l'exparoîtra inceflaniment. La méles Ouvrages d'un jeune Littéra7i diftingué par les talens, qu'c

tout ce qui rend quelquefois les prilables ou dangereux , doivent s à tous les véritables Amateurs

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être détachées du fil de la narration. Nous
invitons nos Lectcurs à les lire dans le
onte mêine; il en est peu de ce genre

at la lecture intéreslic davantage.
On doit regretter avec l'Editeur,

que

11 port prématurée de M. Savary l'ait empêché de publier en notre Langue vn Recuçil complet de tous les Romans Aiabes dont il s'étoit procuré les orig naux pendant ses voyages

. Mais il cit encore plus regretter qu'il n'ait pu terminer scs Les tres fur la Grèce, 11 n'en a paru. qu'un Volume, qui juditie & augir.ente ce regret

. Diverles circonstanxes nous ont enpéches jusqu'ici d'en rendre compte. Mais l'ex

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trait en paroîtra inceflaument. La mé moire & les Ouvrages d'un jeune Littéracour, ausi distingué par les talens, quétranger à tout ce qui rend quelquefois les talens méprisables ou dangereux , doivenc étre chers à tous les véritables Amateurs des Lettres,

( Cet Article eft de M. G.,,.

Lettres de Sterne, nouvellement publices à Londres , & traduites se l’Anglois s pour servir de Supplement au Voyage Sentimental Ĝ aux autres Ouvrages du meine Auteur. Prix, 1. liv. 16 fous broc, A Londres ; & se trouve à Paris , then Delray, Libraire , Quai des Augustins', N. On a élevé en Angleterre quelques deures far l'authenticité de cet Ouvrage, mais non fur fon mérite ; à cu égard, il a réuni le füffrage de tous les journda liftes : voici ce qu'en dit l'Auteur: di Monthly review, connu par fon impar cialité & sa judiciecise critique.

„ On dore ces Lettres au Public, fans » qu'une seule ligne indique à qui il duit " un présent si agréable; point de Dédia cace qui trahillc le nom de l'Editeur ; point de Préface qui donne l'idée d'une découverte faire dans le porte-feuille de

quelques annis de Sterne : peut-être ce • jhi Ouvrage est-il jeté à l'abando. , pour a exercer la sagacité de MM. les Critiques.

Qu'il en soit ce qu'il voudra, ces Lere tres sont en elles-mêmes excellentes' & dans le vrai style Shandeen ; elles sont * ielles que Sternc auroit pu les écrire ,

qu'il ne les auroit certainement pas ouées. Pour le Lecteur familier avec ons Ouvrages de cet Auteur , nulle n de douter qu'elles soient origina

cependant elles paroissent li lupé- ļ ces à celles que Madame Medaille a iécs, qu'en los artribuant à Steine, - fommes forcés de dire qu'il les a hées d'une manière particulière & es con amore. On observera qu'il e le même goût de style dans toutes Lettres , quoiqu'adressées à différenpersonnes. En un mor, si c'est une le littéraire, nous y gagnons un Ecri.

de plus, car la pastiche sercit au is du tableau original. Nous avons es Lettres avec le plus grand plaisir, pus osons les recomınarder comme ement propres à instruire & à amuser;

sont pleines de cet esprit de philanpie & de bienfaisance qui caractées Ouvrages de Sterne, sans être gâpar aucuns des défauts que quelLecteurs leur reprochent “. cord avec le Journaliste Anglois fur de l'Ouvrage, il ne nous reste qu'à compte de la Traduction ; elle est omme qui craduit très-bien, parce e traduit pas toujours. Le style en & Caillani , quoique pur : en un

voit que c'est l'Ouvrage d'un Lite qui lui même est en état d'écrire. cteurs pourront en juger par quels.

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