Abbildungen der Seite
PDF
EPUB
[ocr errors]

litique, pag. 252&luizdu Tome III, ne nous paroît pas prouver une meilleure Lé gillation pollible; un piys où la fortune exc'ur du droit de représenter la Nation , est un pays où il reste encore à faire à la Constitution; nous n'approuvons point que les Dépurés n'aient en Angleterre que leur : conscience pour guide , & qu'ils vorent d'après cetre balance trop versatile. Le Parlement d'Angleterre fait des Loix, il est vrai ; mais il est faux que les Erat:-Généraux en Fiance ne puiflent que présenter leurs doléances. Nous pensons que l'Auteur 25 devient rrop le Panegyriste du pouvoir exécuif en Angleterre , & que le droit réservé au Roi de dilloudre le Parlement, plus d'inconvéniens qu'il ne veut en convenic; & la vénalité de ce même Parlement n'est que trop bien reconnue : máis une observation à laquelle il eft iinpossible de répondre ; c'est, comme dic l’Auteur que la Monarchie Angloise est la seule qui se foutienne fars troupes. Il est inutile de rien dire de plus en faveur de la Corstiturion. Dans toutes les Monarchies, l'autorité du Gouvernement est supposée illimitée. En Anglerene, c'eft tout l'opposé ; c'est la literé du sujet qu'on fuppofe illimitée. » Voilà pourquoi, dit l'Aureur, sout ce mo qui n'est pas défendu à la lettre, le » tiouve permis en Angleterre ; & c'est » autli pourquoi les Loix

y Cont établies » selon leur ordre naturel .

17

Contes foi-disane Arabes, cà l'on s'efforçoit
d'imiter le style & les tours de l'original:
mis la partie la plus intéressan'e, celle des

meses, y manquoit toujours ; on voyoit

DE FRANCE.
litique, pag. 252 & fuis. du Tome 111, na
nous paroît pas prouver une meilleure la

Nous le répérons encore une fois, l'O::-
gillation pollible; un pays où la forcer trige que nous venons d'analyser est un
exc'ur du droit de représenter la Nation de ceux qu'il est cílentiel d'avoir édité,
est un pays où il reste encore à faire à Nicions puillantes , & établir des bases

aba de pouvoir comparer ensemble trois
Conftitution; nous n'approuvons point q lo es pour pouvoir les atteindre & les sur-
sles Députés n'aient en Angleterre que leur
conscience pour guide , & qu'ils vorent. Tout n'eit pas dans cet ouvrage
d'après cette balance trop versatile. Le Pat de la méine force , & on distingue Ics
lement d'Angleterre fait des Loix, il cA parties que l'Auteur a écrites avec préci-
vrai ; mais il est faux que les Etats-Géne. piration, & l'époque où les circonstan-
saux en France ne puiffent que présenter

ces l'ont déterminé à réduire fun plan. Il
leurs doléances. Nous pensons que l'Aurces a fans doute les raisons ; il n'auroit pcut-
devient trop lc Panégyriste du pouvoir ex:

étre pas trouvé une occasion aulli favorable
cur if en Angleterre , & que le droit 16

pour rendic fructueuses cant d'importantes
servé au Roi de dloudre le Parlement,

leçons.
plus d'inconvéniens qu'il ne veut en con-
venir ; & la vénalité de ce même parle
ment n'est que trop bien reconnue : rodis Les Amours d'Anas-Eloujoud & de Ouardi,
une observation à laquelle il eft impossible

Conte traduit de l' Arabe par M. SAVARY.
de répondre ; c'est, comme dit l'Auteur ,
que la Monarchie Angloise est la seule qui

Ouvrage posthurne. A Paris, chez Oefroi,
Je soutienne fars troupes. Il est inurile de

Lib. rue St-Vigor.
rien dire de plus en faveur de la Consti-
tu:ion. Dans toutes les Monarchics, l'auto Le succès des Mille & une Nuits & de
rité du Gouvernement eft fupposée illimitée. quelques au'res Contes Arabes avoir ré-
En Angleterie, c'est tout l'opposé ; c'efl pan du le goût de cette forte d'Ouvrages ;
la litenté due fujet qu'on suppose illimitée. & l'on vir bien tot parcitre en foule des
» Voilà pourquoi, dit l'Aureur, tout ce
» qui n'est pas défendu à la lettre, le
w trouve permis en Angleterre ; & citt
» 2ui pourquoi les Loix y cotit établies
selon leur ordre naturela,

aile.rocnt que l'Europe avoit produit ces

fruits prérendus Orientaux ; & que les Aureurs n'avoient appris à connoître Bag. dad que dans les boudoirs de Paris.

On ne peut pas faire le même reproche aux Amours d'Anas-toujoud, & de la belle Ouardi. Les évènemens, les caractères, les defcriptions, le tyle, tour y respire les mæurs orientale: ; & quand on ne sauroic pas que M. Savery avoit apporté de ses voyag's le Manuscrit Arabe de ce Conte intérelline, in ne pourroit se méprendre à la reinte originale , & au goût de terroir qu'on y d'couvre à chaque page.

Voici quelle est en ab égé dintrigue de ce petit Runan).

Anas-El ujoud' (i' est un jeune Cache. mirien

ezké dans son enfance par des brig nds, vendu au Roi de Perfe Chamer , & inis par ce Prince au nomlire de les Mamlouks. Il se tiltingue bientôt de tous ses camarades; il devient leur Chef , & ayant

laisvé la vie au Sultan dans une baraille, il gigre entièrement sa faveur est nommé fon Grand Echanson & lc Gé. néral de les Armées.

Il paroît dins des jeux publics , célébrés à Ispahan. Il remporte tous les prix, & il efface tous les rivaux autant par la beauté & la magnificence

, que par la valeur ex son adreile.

(1) Ce nom lignific en Arabe, l'homme accompli.

enfance ! fi mun Amant le rend ich,

enlevée avant l'aurore. Pour la payer des

fruits prérendus Orientaux ; & que le Ouardi, file du Visir, le voit revenir en Aureurs n'avoient appris à connoître Bag triomphe , elle en devient éperdument dad que dans les boudoirs de Paris.

anourcule. Elle se confie à la Gouvernante, On ne peut pas faire le même reproche de l'envoie porter un billet à celui qu'elle aux Amours d'Anas-toujoud, & de la belace. Anas-Eloujoud lui répond. Secondo Ouardi. Les evepenie ns, les caracteres,

milive plus prelfante que la première. Une les descriptions, le tyle,

tout y refpare la 1 Mellagère. Son aspect impréva la glace

led Le maurs vi ventales ; & quand on ne lateral d'efroi. Elle laisse échapper la letre. Le pas que M. Savery avoje apporté de les voyag's le Manuferit Arabe de ce Corte Voir y apprend la pattion de fa fille pour intérelline, in ne pourroit se méprendre pourroit le méprende efcone dans son sang; la ten me parvient

Etranger. Il veut d'abord laver cet à la teinte originale, di au goût de terror a lappailer : il se borne à conduire la malqu'on y d'couvre a chaque page.

heureuse. Ouardı dans un chậreau qui lui Voici quelle eit en ab.égé Tantrigue de apparient au milieu de l'le solitaire , ce petit Roman,

fituée vers l'extrémité du golfe Persique. Anas-El noud (I' est un jeune Cachemirien , clsé dans l'n enfance par das sichelles , d'Esclaves & de meubles prée

Il far équiper un vaisseau, le charge de briz nds, vendu au Roi de Perfe Chame, cieux, & commande à Ouardi de le suivre. & inis par ce Prince au nomère de les cieux, & commande à Ouardi de le suivre. Mamlouks. Il fe filingue bientôt de tous Elle attendejt fon Amant vers la fin de ses camarades; il devient leur Chef , & cele même nuit, Eile n'a ineme pas le ayana lauvé la vie au Sultan dans une temps de le faire avertir. En quitrant la baraille, il gigre entièrement la faveur, milon paternel'e, elle s'arrêre au bas de elt nommé son Grand Echanson & le Gé l'el alier par où Anas-Elorjoud devoir ’innéral de les Armées.

troduire , & clle écrit ces mots sur la inuIl paroît dans des jeux publics , célébrés taille

: » Opalais que j'ha'si ai depuis mon à Ispahan. Il remporte tous les prix, & il efface tous ses rivaux autant par la beauté * au nom de Dieu , apprends lui ma dels & la magnificence , que par la valeur &

* tinée ! dis-lui : L'infortunée Ouardi a été fon adrelle.

s pleurs

qu'elle a versés, pleure à son tour:

• & lis fur cette pierre les signes de la dis. (1) Cc nom fignific en Arabe, l'homme accompli.

{jgrace. Mes væux ont été trompés : morz » père a surpris la lettre que je t'écrivois. Si

après mon infortune iu ne quittes tok..., vi palais pour me suivre , je me leverai » contre toi au jour du Jugement, & je » t'accuserai à la face de l'Univers

Ele part enfin baignée des larmes de: sa mère, & même de celles de son père, qui l'aime , qui la plaint, mais qui de-, meure inflexible. Elle arrive dans l'ille Solitạite. Son père l'y laille avec un nombreux cortège de femmes, & revient à Ifpahan.

Cependant Anas - Eloujond se rend au palais de Ouardi ; il monte sur un mur, ne voit perfonne dans toute cette enceinte, defcend dans une cour , & découvre au bas de l'escalier qui lui avoit été indiqué, les mots tracés de la main de la Maitrelle; : il s'en retourne désespéré, se déguise en pauvre, & part pour chercher Ouardi.

Après avoir inutilement couru de ville en ville, il rencontre un vieux Derviche qui lui indique le lieu où la fille du Visie est d'ende. Il se rend sur les bords de l'Euphrate , loue une barque , & engage le Patron å le conduire à l'ifle Solitaire. Ils avoient descendu le fleuve

commerçoient à s'approcher de l'Isle ; une tempête survient ; la barque se brise, le Pilote est robmergé : Anas - Elonjoud fe Cauve en nagcant : il reste évanoui lui le rivage:

« ZurückWeiter »