Histoire du Canada: sous la domination française

Cover
Lovell et Gibson, 1843 - 414 Seiten
 

Was andere dazu sagen - Rezension schreiben

Es wurden keine Rezensionen gefunden.

Ausgewählte Seiten

Andere Ausgaben - Alle anzeigen

Häufige Begriffe und Wortgruppen

Beliebte Passagen

Seite 95 - Le père, qui ne s'était pas attendu à une pareille réponse, retourna aussitôt à son bord. Il écrivit le lendemain à son fils, dans les termes les plus pressants et les plus tendres, mais sa lettre ne produisit aucun effet. Enfin, il lui fit dire qu'il était en état d'emporter par la force ce qu'il ne pouvait obtenir par ses prières; que quand il aurait débarqué ses troupes, il ne serait plus temps pour lui de se repentir d'avoir rejeté les avantages qu'il lui offrait, et qu'il lui conseillait,...
Seite 96 - LATOUR, le père, en voulut venir à l'exécution : on attaqua le fort ; mais le jeune officier se défendit si bien, qu'au bout de deux jours, le commandant anglais, qui n'avait pas compté sur la moindre résistance, et qui avait déjà perdu plusieurs soldats, ne jugea pas à propos de s'opiniâtrer davantage à ce siège. Il le déclara à LATOUR, père, qui se trouva fort embarrassé : comment, en effet, retourner en Angleterre, et s'exposer au ressentiment d'une cour qu'il avait trompée ?...
Seite 95 - Cap-deSable, le seul poste, à peu près, qui restât alors aux Français dans l'Acadie. Le père de ce jeune officier, qui s'était trouvé à Londres pendant le siège de La Rochelle et y avait épousé en secondes noces une des filles d'honneur de la reine, avait promis au gouvernement anglais de le mettre en possession du poste où commandait son fils, et sur cette promesse, on lui donna deux vaisseaux de guerre sur lesquels il s'embarqua avec sa nouvelle épouse.
Seite 247 - Il ne brillait pas moins dans les conversations particulières, et l'on prenait souvent plaisir à l'agacer pour entendre ses reparties, qui étaient toujours vives, pleines de sel , et ordinairement sans réplique. Il était, en cela, le seul homme du Canada qui pût tenir tête au comte de Frontenac, lequel l'invitait souvent à sa table pour procurer cette satisfaction à ses officiers.
Seite 18 - ... et particularités. Le lundi, onzième jour d'octobre, nous arrivâmes au havre de Sainte-Croix, où étaient nos navires, et trouvâmes que les maîtres et mariniers qui étaient demeurés avaient fait un fort devant lesdits navires, tout clos de grosses pièces de bois plantées debout, joignant les unes aux autres, et tout alentour garni d'artillerie, et bien en ordre pour se défendre contre le pays(').
Seite 208 - Les marchands demeurent à la basse ville pour la commodité du port, le long duquel ils ont fait bâtir de très belles maisons à trois étages d'une pierre aussi dure que le marbre. La haute ville n'est pas moins belle ni moins peuplée. Le château bâti sur le terrain le plus élevé, la commande de tous côtés. Les gouverneurs généraux qui font leur résidence ordinaire dans ce fort y sont commodément logés, jouissant de la vue la plus belle et la plus étendue qui soit au monde. La ville...
Seite 127 - On ne se croyait pas plus en sûreté sur l'eau que sur la terre ; les glaces qui couvraient le fleuve St-Laurent et les rivières se fracassèrent en s'entrechoquant ; de gros glaçons furent lancés en l'air, et de l'endroit qu'ils avaient quitté, on vit jaillir quantité de sable et de limon. Plusieurs fontaines et de petites rivières furent desséchées ; en d'autres, les eaux se trouvèrent ensourïrées ; il y en eut dont on ne put même distinguer le lit où elles avaient coulé.
Seite 96 - ... les avantages qu'il lui offrait, et qu'il lui conseillait, comme père, de ne pas le contraindre à le traiter en ennemi. Ces menaces furent aussi inutiles que l'avaient été les sollicitations et les prières. LATOUR, le père, en voulut venir à l'exécution : on attaqua le fort ; mais le jeune officier se défendit si bien, qu'au bout de deux jours, le commandant anglais, qui n'avait pas compté sur la moindre résistance, et qui avait déja perdu plusieurs soldats, ne jugea pas à propos...
Seite 238 - ... la vivacité d'esprit de ses plus belles années. Il mourut comme il avait vécu, chéri de plusieurs, estimé de tous, et avec la gloire d'avoir, sans presque aucun secours de France, soutenu et augmenté même une colonie ouverte et attaquée de toutes parts, et qu'il avait trouvée sur le penchant de sa ruine.
Seite 144 - En s'adressant plutôt au cœur qu'à l'intelligence, ils avaient moins d'intervalle à franchir ; et pour mieux persuader l'homme simple, tel que la nature l'a fait , ils se tenaient plus à sa portée. Leurs soins paternels, la sagesse de leurs conseils et l'autorité de leurs exemples leur faisaient acquérir un puissant empire sur ces peuples sauvages; ils cherchaient à les éloigner des pratiques cruelles et superstitieuses ; ils fortifiaient au milieu d'eux les liens de famille que la nature...

Bibliografische Informationen