L'esprit de l'Encyclopédie, ou Choix des articles les plus agréables, les plus curieux et les plus piquans de ce grand dictionnaire ...

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Seite 57 - J'aime, je l'avouerai, cet orgueil généreux Qui jamais n'a fléchi sous le joug amoureux. Phèdre en vain s'honorait des soupirs de Thésée: Pour moi, je suis plus fière, et fuis la gloire aisée D'arracher un hommage à mille autres offert, Et d'entrer dans un cœur de toutes parts ouvert.
Seite 65 - Quittez cette chimère, et m'aimez. POLYEUCTE. Je vous aime, Beaucoup moins que mon Dieu, mais bien plus que moimême.
Seite 318 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle.
Seite 68 - L'enfer s'émeut au bruit de Neptune en furie. Pluton sort de son trône, il pâlit, il s'écrie; II a peur que ce dieu, dans cet affreux séjour, D'un coup de son trident ne fasse entrer le jour...
Seite 63 - Frères, pourriez-vous faire de votre élévation et de votre opulence ? Vous attirer des hommages? mais l'orgueil lui-même s'en lasse. Commander aux hommes et leur donner des lois ? mais ce sont là les soins de l'autorité, ce n'en est pas le plaisir. Voir autour de vous multiplier à l'infini vos serviteurs et vos esclaves ? mais ce sont des témoins qui vous embarrassent et vous gênent, plutôt qu'une pompe qui vous décore. Habiter des palais somptueux ? mais vous vous édifiez, dit Job, des...
Seite 85 - Tout ce que nous voyons du monde n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'approche de l'étendue de ses espaces. Nous avons beau enfler nos conceptions, nous n'enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses.
Seite 192 - ... vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
Seite 235 - J'ose, avant que j'y tombe, * M'arrêter un moment pour contempler ton cours. Qui me dévoilera l'instant qui t'a vu naître? Quel œil peut remonter aux sources de ton être? Sans doute ton berceau touche à l'éternité. Quand rien n'était encore, enseveli dans l'ombre De cet abîme sombre, Ton germe y reposait, mais sans activité.
Seite 417 - Le premier jour du mois de Mai Fut le plus heureux de ma vie ; Le beau dessein que je formai Le premier jour du mois de Mai. Je vous vis, et je vous aimai. Si ce dessein vous plut, Silvie, Le premier jour du moisde Mai Fut le plus heureux de ma vie.
Seite 235 - II dit à la nature : « Le Temps sera pour vous, l'Eternité pour moi. » Dieu, telle est ton essence : oui, l'océan des âges Roule au-dessous de toi sur tes frêles ouvrages, Mais il n'approche pas de ton trône immortel. Des millions de jours qui l'un l'autre s'effacent, Des siècles qui s'entassent Sont comme le néant aux yeux de l'Eternel.

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