Histoire de la guerre civile en France, et des malheurs qu'elle a occasionnés: depuis l'époque de la formation des États-Généraux, en 1789, jusqu'au 18 brumaire de l'an VIII (1799) ... Ouvrage qui contient des anecdotes sur les principaux personnages qui ont figuré dans la révolution, ainsi que sur les plus illustres victimes, et des particularités qui n'avoient jamais été publiées, Band 3

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Seite 11 - Les prisonniers d'Olmutz, heureux de devoir leur délivrance a la bienveillance de leur patrie et à vos irrésistibles armées, avaient joui dans leur captivité , de la pensée que leur liberté et leur vie étaient attachées aux triomphes de la république et à votre gloire personnelle : ils jouissent aujourd'hui de l'hommage qu'ils aiment à rendre à leur libérateur. Il nous...
Seite 182 - Une imagination vive, un cœur sensible, promettent une vie bien orageuse ; je prie ceux qui me regretteraient de le considérer et ils se réjouiront de me voir jouir du repos dans les Champs-Elysées avec Brutus et quelques anciens. Pour les modernes, il est peu de vrais patriotes qui sachent mourir pour leur pays ; presque tout est égoïsme.
Seite 184 - Je n'ai point besoin d'affecter d'insensibilité sur mon sort, car jusqu'à cet instant je n'ai pas la moindre crainte de la mort. Je n'estimai jamais la vie que par l'utilité dont elle devait être.
Seite 355 - Lyon ne doit plus exister; vous l'appellerez Ville affranchie; et sur les ruines de cette infâme cité il sera élevé un monument qui fera l'honneur de la convention,- et qui attestera le crime et la punition des ennemis de la liberté. Ce seul mot dira tout : Lyon fit la guerre à la liberté ; Lyon n'est plus.
Seite 183 - Chabot avait l'air d'un fou, l,egendre voulait m'avoir vue le matin chez lui, moi qui n'ai jamais songé à cet homme ; je ne lui crois pas d'assez grands moyens pour être le tyran de son pays, et je ne prétendais pas punir tant de monde.
Seite 184 - C'est demain à huit heures que l'on me juge, probablement à midi j'aurai vécu, pour parler le langage romain.
Seite 412 - Quelle est l'origine de l'opinion qui étend sur tous les individus d'une même famille une partie de la honte qui est attachée aux peines infamantes que subit un coupable?
Seite 397 - L'accusateur public l'avertit que l'on ne l'a point mandée; elle répond: Puisque mon mari est mandé, je le suis aussi. Enfin il reçoit son arrêt de mort ; elle monte avec lui dans la charrette meurtrière.
Seite 277 - J'ai rempli vos vœux, et vous posséderez à « cet effet le citoyen Ingrand parmi vous. Songez, braves « sans-culottes, qu'avec le patriote Ingrand vous pouvez « tout faire, tout obtenir, tout casser, tout renfermer, « tout juger, tout déporter, tout guillotiner et tout régé
Seite 376 - Quand ils partirent pour le tribunal, Danton et Lacroix affectèrent une gaieté extraordinaire ; Philippeaux descendit avec un visage calme et serein, Camille Desmoulins avec un air rêveur et affligé. Il dit, avant d'entrer chez le concierge : « Je vais à l'échafaud pour avoir versé quelques larmes sur le sort des malheureux ; mon seul regret, en mourant, est de n'avoir pu les servir.

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