Les industriels: métiers et professions en FranceJanet, 1842 - 231 Seiten |
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Seite 181 - Cependant il espère, il pense quelquefois Entrevoir des clartés, distinguer une voix. Il regarde, il écoute. Hélas ! dans l'ombre immense, II ne voit que la nuit, n'entend que le silence ? Et le silence ajoute encore à sa terreur. Alors, de son destin sentant toute l'horreur, Son cœur tumultueux roule de rêve en rêve; II se lève...
Seite 181 - L'infortuné déjà voit cent spectres hideux : Le Délire brûlant, le Désespoir affreux, La Mort . . . non cette Mort qui plaît à la victoire, Qui vole avec la foudre, et que pare la gloire; Mais lente , mais horrible, et traînant par la main La Faim, qui se déchire et se ronge le sein. Son sang, à ces pensers, s'arrête dans ses veines.
Seite 111 - Non-seulement toutes les denrées nécessaires à la vie sont d'un prix excessif, mais encore les matières premières qui servent au blanchissage sont montées à un tel degré, que bientôt la classe du peuple la moins fortunée sera hors d'état de se procnrer du linge blanc , dont elle ne peut absolument se passer.
Seite 204 - Dans son centre une mèche, avec art enfermée, Frappe un réverbère éclatant, Qui , d'abord la réfléchissant , Porte contre la nuit sa splendeur enflammée. Globes...
Seite 112 - ... l'accaparement et l'agiotage qui la font renchérir. Vous avez fait tomber sous le glaive des lois la tête du tyran, que le glaive des lois s'appesantisse sur la .tête de ces sangsues publiques. Nous demandons la peine de mort contre les accapareurs et les agioteurs.
Seite 181 - L'infortuné déjà voit cent spectres hideux: Le Délire brûlant, le Désespoir affreux, La Mort .... non cette mort qui plaît à la victoire, Qui vole avec la foudre, et que pare la gloire; Mais lente, mais horrible, et traînant par la main La faim qui se déchire et se ronge le sein. Son sang, à ces pensers, s'arrête dans ses veines. Et quels regrets touchants viennent aigrir ses peines? Ses parents, ses amis, qu'il ne reverra plus, Et...
Seite 41 - J'aime bien mieux, pour moi, qu'en épluchant ses herbes, Elle accommode mal les noms avec les verbes, Et redise cent fois un bas ou méchant mot, Que de brûler ma viande ou saler trop mon pot.
Seite 144 - La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles; On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois.
Seite 135 - Dans les transports de leur brutale joie, les femmes arrêtaient les passans et hurlaient à leurs oreilles, en montrant le carrosse du roi : « Courage, mes amis, nous ne manquerons plus de pain; « nous vous amenons le boulanger, la boulangère et le petit « mitron. » Derrière la voiture de Sa Majesté...
Seite 208 - Voir c'est avoir. Allons courir! Vie errante Est chose enivrante. Voir c'est avoir. Allons courir! Car tout voir c'est tout conquérir. Mais à l'homme on crie en tout lieu , Qu'il s'agite , Ou croupisse au gîte; Mais à l'homme on crie en tout lieu : « Tu nais, bonjour; tu meurs , adieu.
