Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

PARIS. IMPrimerie de C. L. F. PANCKOUCKE, Rue des Poitevins, no 14.

COMPLÈTES

D'OVIDE

TRADUCTION NOUVELLE

PAR MM. TH. BURETTE, CHAPPUYZI,

J. P. CHARPENtier, Gros, Héguin de GuERLE,
MANGEART, Vernadé.

[blocks in formation]

C. L. F. PANCKOUCKE

MEMBRE DE L'ORDRE ROYAL DE LA LÉGION D'HONNEUR

ÉDITEUR, RUE DES POITEVINS, No 14.

M DCCC XXXV.

FASTES

TRADUCTION NOUVELLE

PAR M. THÉODOSE BURETTE

PROFESSEUR D'AISTOIRE AU COLLÈGE STANISLAS.

SOMMAIRE DU LIVRE IV.

OVIDE met ce nouveau chant sous la protection de la mère des Amours. L'invocation respire une certaine aisance familière que pouvait se permettre un vieux serviteur comme Ovide, toujours fidèle à son drapeau dans la bonne et dans la mauvaise fortune. La déesse sourit à ses efforts, et le couronne du myrte de Cythère.

Le mois de Vénus mérite l'attention de César, puisqu'il rappelle l'origine glorieuse de sa race. Le fils de Mars, en consacrant le premier mois de l'année à son père, ne pouvait oublier la belle déesse, mêlée si souvent à l'histoire de ses aïeux les Troyens. Énée lui doit le jour, Énée dont le fils Iule fut le chef d'une illustre famille. Postumus Sylvius, Latinus, Alba, Épitus, Capys, Calpetus, Tiberinus, Agrippa, Remulus, Aventinus, Procas, Numitor, frère du cruel Amulius, tels sont les rois d'Albe dont le poète nous donne la liste complète dans une quinzaine de vers, remarquables par l'élégance et la précision. Nous arrivons ainsi à la naissance de Romulus, descendant très-reculé de la déesse, mais qui n'en signala pas moins sa piété filiale en joignant Mars et Vénus dans la suite des mois de l'année.

Le poète érudit commence bientôt une dissertation sur le mois d'avril. Selon Ovide, avril vient du mot grec appòs, écume de la mer, et il rappelle la naissance bien connue de Vénus. Si vous demandez comment Rome put faire cet emprunt à une langue étrangère, on répond que l'Italie était alors la Grande-Grèce. Une foule d'aventuriers y avaient conduit des colonies grecques, Évandre, Hercule, Ulysse, les fondateurs de Tibur, et Diomède et Énée et Antenor. Ovide ne saurait oublier Solyme à qui sa chère Sulmone devait son nom. Un douloureux souvenir, promptement écarté, se réveille dans l'âme du poète.

Mais cette étymologie a été contestée. Disputer un honneur à Vénus! Ovide, indigné de ce scandale, venge la déesse par un pompeux éloge de sa puissance et de sa fécondité. Ce qui l'étonne

[ocr errors][ocr errors]
« ZurückWeiter »