Œuvres de François Joachim de Pierre, c[ardi]nal de Bernis: on y a joint le poëme de La religion vengée, ouvrage posthume de l'auteur

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De l'imprimerie de P. Didot l'aîné, 1797 - 522 Seiten
 

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Seite 20 - S'abaisse et vienne, un creuset à la main, Analyser les transports de sa flamme, Armer ses vers du sel de l'épigramme, De sa douleur combiner les regrets, Peindre toujours, n'intéresser jamais...
Seite 73 - On perd les moments les plus doux : Pourquoi chercher si loin la gloire? Le plaisir est si près de nous ! Dites-moi, mânes des Corneilles, Vous qui, par des vers immortels , Des dieux égalez les merveilles, Et leur...
Seite 138 - Enflamme les voûtes des cieux, Semble, au milieu de sa carrière, Suspendre son cours glorieux. Fier d'être le flambeau du monde , II contemple du haut des airs L'olympe, la terre et les mers Remplis de sa clarté féconde; Et jusques au fond des enfers II fait rentrer la nuit profonde Qui lui disputait l'univers.
Seite 53 - Cœurs vicieux, esprits pervers, Vils esclaves de l'opulence, Je vous condamne sans vengeance. Cœurs éprouvés par les revers, Et soutenus par l'innocence, Ma main sans espoir vous encense ; Mes yeux, sur le mérite ouverts, Se ferment sur la récompense. Sans sortir de mon indolence , Je reconnois tous les travers De ce rien qu'on nomme science : Je vois que la sombre ignorance Obscurcit les pâles éclairs De notre foible intelligence.
Seite 134 - L'Amour cent fois la rend heureuse Sans quitter le même rameau. Triton sur la mer aplanie Promène sa conque d'azur; Et la nature rajeunie Exhale l'ambre le plus pur. Au bruit des faunes qui se jouent Sur le bord tranquille des eaux, Les chastes naïades dénouent Leurs cheveux tressés de roseaux. Dieux! qu'une pudeur ingénue Donne de lustre à la beauté! L'embarras de paraître nue Fait l'attrait de la nudité.
Seite 104 - II n'est armé que pour la paix, Et ne veut enchaîner la terre Que par le lien des bienfaits. On dira : Quel dieu favorable Accorda Louis aux humains ? Son amitié ferme et durable Soutint le trône des Romains : Dans son tribunal despotique Jamais la liberté publique N'expira sous l'autorité : Les ressorts de sa politique Furent les lois de l'équité.
Seite 233 - Ce grand astre dont la lumière Enflamme la voûte des cieux Semble, au milieu de sa carrière, Suspendre son cours glorieux : Fier d'être le flambeau du monde, II contemple du haut des airs L'olympe, la terre, et les mers, Remplis de sa clarté féconde ; Et jusques au fond des enfers II fait rentrer la huit profonde Qui lui disputoit l'univers.
Seite 123 - Fille aimable de la folie , La chanson naquit parmi nous, Souple et légère, elle se plie Au ton des sages et des fous.
Seite 204 - L'amour, le temps, rien ne pourra Guérir sa profonde blessure ; Je la connois, elle en mourra. A ces mots Eglé fond en larmes, Et Mysis tombe à ses genoux : Quoi ! dit-il, j'ai bravé vos charmes ! Mon cœur s'est éloigné de vous ! Le supplice est égal au crime ; J'étois aimé, je suis haï : Je vivrai, je mourrai victime De mon amour que j'ai trahi— Mon cher Mysis, Eglé t'adore; Jamais tu ne fus condamné ; Si ma fierté t'accuse encore , Mon cœur t'a déjà pardonné.
Seite 200 - J'apprends au livre de mémoire, Livre utile et presque effacé, Que l'homme a toujours mal placé Le temple où préside la gloire. Le tableau de l'antiquité Séduit par sa douce imposture ; Mais aux yeux de la vérité Le vieux temps n'est beau qu'en peinture; Le chalumeau des troubadours, Le luth du bon roi de Navarre, N'égaloient pas l'humble guitare Des moindres chantres de nos jours.

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