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BIBLIOTHÈQUE LATINE-FRANÇAISE

PUBLIÉE

PAR

C. L. F. PANCKOUCKE.

.

PARIS. – IMPRIMERIE DR C. L. F. PANCKOUCKE,

Rne des Poitevins , n° 14.

COMPLÈTES

D'OVIDE

TRADUCTION NOUVELLE

PAR MM. TI. BURETTE, CHAPPUYZI,
J. P. CHARPENTIER, GROS, HÁGUIN DE GUERLE,
MANGEART,

VERNADÉ.

TOME SEPTIÈME.

PARIS

C. L. F. PANCKOUCKE
MEMBRE DE L'ORDRE ROYAL DE LA LÉGION D'HONNEUR

ÉDITEUR, RUE DES POITEVINS, No 14.

M DCCC XXXIV.

INTRODUCTION.

Rien

ne fait mieux comprendre le fameux vers d'Ovide,

Quidquid tentabam scribere versus erat,

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que

la lecture des Fastes. Quel sujet pour la poésie ! et quelle poésie pour un pareil sujet ! Le marquis de Mascarille voulait mettre l'histoire romaine en madrigaux, c'est chose qui ne semble pas plus difficile que la rédaction en vers d'un calendrier. Eh bien, l'idée première n'en appartient pas à Ovide : elle ne lui fut point suggérée par les enpuis de l'exil, sous le ciel brumeux de la Scythie d'Europe; elle lui avait souri à Rome même, au milieu des plaisirs et des fêtes, dans l'intimité de Tibulle, de Sabinus, de Battus , de Properce; il en dépossédait ses devanciers A. Quadrigatius, Afranius, Ennius, Pison, Fannius, Laberius; il en faisait son ouvre à lui , son oeuvre de prédilection. Auguste avait froncé le sourcil à la lecture des Héroïdes, des Amours, de l’Art d'aimer et des Métamorphoses. Déjà sa haine pour

l'homme le rendait injuste envers le poète; peut-être avait-il à se plaindre de tous les deux, et il ne les punit que trop cruellement. Le pauvre proscrit ne se vengea point par la

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