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PARIS. -- IMPRIMERIE DE FÉLIX LOCQUIN,

rue Notre-Dame-des-Victoires, no 16.

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La Narration des événemens; les Débats des Assemblées ; les Discussions des

principales Sociétés populaires, et particulièrement de la Société des Jaco-
bins; les procès-verbaux de la commune de Paris ; les Séances du Tribunal
révolutionnaire : le Compte-rendu des principaux procès politiques : le
Détail des budgets annuels; le Tableau du mouvement moral extrait des
journaux de chaque époque, etc.; précédée, d'une Introduction sur l'his-
toire de France jusqu'à la convocation des États-généraux,

PAR B.-J.-Bĉ BUCHEZ ET P.-C. ROUX.

TOME DEUXIÈME.

PARIS.
PAULIN, LIBRAIRE,

PLACE DE LA BOURSE, N° 31.

M DCCC XXXIV.

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DANS notre introduction, nous avons pris l'engagement de laisser aux faits toute leur indépendance, et de ne jamais la troubler par l'intervention de quelque vue qui nous fût personnelle. Nous voulons rester fidèles à nos promesses; car, suivant nous, c'est une faiblesse, et quelquefois un crime, d'altérer le sens des documens historiques ; il faut écouter l'histoire, et non la faire parler, sûrs que nous sommes que ses enseignemens concluront toujours pour la meilleure cause. Cependant, nous avons cru nécessaire d'ouvrir chacun de nos volumes par une préface particulière destinée à exposer l'idée générale de la narration qui devait suivre et à fixer l'attention de nos lecteurs sur le caractère des événemens que nous allions exposer.

En commençant notre ouvrage, nous nous étions promis de procéder selon cette méthode. Nous pensions, en effet, qu'autrement nous ne donnerions pas à nos lecteurs tout ce qu'ils devaient peut-être attendre du litre d'histoire parlementaire, savoir les faits, et un jugement sur les faits.

On se représente habituellement l'Assemblée Nationale Constituante, comme un Sénat où toutes les supériorités étaient réunies, celles du courage, celles de l'intelligence, celles de la parole; où rien, ni dans le bien, ni dans le mal, ne fut médiocre. Il semble que la révolution ait dû commencer par quelque chose de grand comme elle. En effet, dans la plupart des histoires, c'est à elle qu'on altribue l'initiative de la reformation sociale. On a pu voir, dans le volume précédent , qu'il n'en était point ainsi. Les députés du Tiers-état arrivèrent à Versailles, porteurs de Cahiers impératifs et détaillés, chacun d'eux ayant promis , sous serment, de se dévouer à son mandat. Dès ce jour, l'honneur leur défendait de quitter la place avant d'avoir tenté toutes les voies de succès. Il ne leur était permis de reculer que devant la force ; et nous verrons dans le volume qui va suivre, que la force ne put jamais être employée contre eux.

La pensée unitaire et impulsive venait d'en bas : elle venait de la bourgeoisie, elle venait du peuple ; et ceux-ci se chargèrent d'écarter tous les obstacles qui pouvaient géner la liberté de leurs mandataires. Ainsi, pendant la séance du 23 juin, alors que contre l'ordre du Roi, les communes persistèrent à se qualifier du titre d’Assemblée Nationale, ce fut une violente et effrayante émeute qui garantit le Tiers-état contre les colères de la cour. Plus tard, lorsqu'une armée se trouva réunie pour appuyer un coup d'état, ce fut encore le peuple qui séduisit les soldats , en conquit six mille à son parti, et enfin s’arma lui-même au 14 juillet. L'é. tat des provinces suffisait seul, d'ailleurs, pour assurer toute sécurité aux communes. Pour un homme de sang-froid , il était évidemment devenu impossible au gouvernement de ramener l'obéissance à l'ancien or

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