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fon zèle étoit trop borné dans cette Capitale, demanda au Souverain Sacrificateur des Lettres pour aller à Damas, exercer la même fureur contre ce qu'il y trouveroit de Chrétiens. Mais comme il approchoit de cette Ville, il se trouva tout à coup environné d'une lumiere céleste, qui le jetta par terre, & il entendit prononcer ces paroles, Saul, Saul, pourquoi me persecutez-vous ? 'Incertain de quelle part lui venoit cette voix, le Seigneur lui dit, Je suis Jesus que vous perfecutez. Alors Saul tout effrayé demanda au Seigneur ce qu'il devoit faire. Vous l'apprendrez, dit-il, à Damas. Il y arriva privé de la vûe, que le grand éclat de la lumiere lui avoit ôtée. Là un Disciple, nommé Ananias, étant allé trouver Saul de la part du Seigneur, il lui confirma que c'étoit Jesus qui lui avoit apparu, lui rendit la vûe , & lui ayant imposé les mains, Saul reçût le S. Esprit, & fut baptisé. Depuis ce tems aussi zelé pour la cause de J. C. qu'il avoit paru animé contre elle, il prêchoit publiquement que Jesus étoit le Messie, & il devint un des plus grands Apôtres du Seigneur *. Act. VII. 38. VIII. 3. IX.22. XXII.4.5. XXVI:9,10,11.

La dispersion des Disciples fut très-avantageuse à l'Eglise, parce qu'ils annonçoient l'Evangile dans tous les lieux de leur passage. Philippe l'un des Diacres étant allé à Samarie , y convertit beaucoup de monde par sa prédication & par ses miracles. Les Apôtres qui étoient restez à Jérusalem, ayant appris les grands progrès de l'Evangile en Samarie, y envoyérent S. Pierre & S. Jean pour donner le S. Esprit à ceux qui avoient été baptisez ; ce qu'ils firent par l'imposition des mains. Il y avoit alors un Imposteur nommé Simon, qui ayant fait mine de se convertir , s'étoit fait baptiser par Philippe, fans doute pour avoir part aux dons miraculeux qu'il remarquoit dans cet Evangeliste. S. Pierre & S. Jean qui avoient le don de discerner les esprits, n'imposerent point les mains à cet Imposteur, & ne lui donnerent point le S. Esprit. Mais l'Enchanteur voyant que ses prestiges perdoient tout leur crédit par les vrais miracles des Apôtres, leur offrit de l'argent pour avoir le pouvoir d'en faire aussi

. Les Apôtres rejetterent cette offre avec indignation, & menacérent Simon des jugemens de Dieu, s'il ne se convertissoit lincerement. Après quoi iis retournerent à Jérusalem, prêchant l'Evangile en chemin. Act. VIII.5-25.

En ce tems-là Philippe reçut ordre d'un Ange d'aller sur le chemin de Gaza à Jérusalem. Etant parti, il rencontra un Profelyte Ethiopien, Thresorier de la Reine d'Ethiopie, qui s'en retournoit dans son Pais, après avoir fait ses dévations à Jérusalem. Philippe trouva cet homme attaché à la lecture d'un endroit du LIII. Chapitre d'Efaie, où il est parlé des souffrances du Messie. Com-Esai.LIII. me il témoigna qu'il n'entendoit pas bien le sens de ce passage, Philippe s'étant 7,8,9. mis dans le Chariot, lui fit voir que cet Oracle avoit été accompli dans Jesus, aussi bien que beaucoup d'autres qu'il lui expliqua. Cette prédication eụt un tel succès, que l'Ethiopien plein de foi, & d'une fainte impatience, demanda le Baptême dès qu'il rencontra de l'eau. Philippe le baptisa sur la confession qu'il lui fit de la foi, & au même instant l'Evangeliste disparut miraculeuse

ment,

• Comme dans la Préface Generale sur tions, des Epîtres , des Voyages & des auLes Epitres de S. Paul on a fait l'Histoire de la tres travaux de S. Paul, on n'en parlera plass perfecution, de la conversion, des prédica: qu'incidemment dans cet Abregé,

TOM. I.

оо

ment, & se trouva dans la Ville d'Azoth, où il prêcha l'Evangile, & aux environs jusqu'à Césarée de Palestine. De son côté l'Ethiopien s'en retourna plein de joye en son Pais, où fans doute il ne cacha pas le précieux thréfor qu'il avoit reçû'en chemin. Act. VIII. 26-40.

La paix ayant été renduë à l'Eglise après quelques années de persecutions elle se fortifioit de plus en plus & devenoit tous les jours plus nombreuse. S. Pierre parcourant toutes les Eglises arriva à Lydde , autrement appellée Diofpolis, gros Bourg de la Judée, où il guérit un Paralytique nommé Enée, qui s'étoit depuis huit ans. † Etant allé de-là à Joppe, Ville maritime proche de Lydde, il y relluscita Dorcas. S. Pierre demeura-là quelque tems, logé chez un Conroyeur nommé Simon. Act. IX. 31-42.

Dans le tems que Pierre étoit à Joppe, il y avoit à Césarée un Capitaine Romain, Profelyte, nommé Corneille , homme d'une vertu & d'une pieté distinguée. Pendant qu'il étoit en priere, un Ange s'addressa à lui, & lui ordonna d'envoyer

querir Pierre à Joppe , pour recevoir de cet Apôtrė les ordres de Dieu, en fa faveur. Il envoya aussi-tôt des gens pour aller chercher S. Pierre. Comme ils étoient en chemin, cet Apôtre eut un ravissement d'esprit, pendant lequel il vit comme un grand linceul, où il y avoit toute sorte d'animaux , & en mê. me tems il entendit une Voix du Ciel, qui lui disoit, Levez-vous, Pierre, tuez, & mangez. Il en faisoit difficulté, parce que cet ordre lui paroissoit contraire à la Loi , qui défend de manger des animaux qu'elle a déclarez immondes, mais la Voix s'addressa encore à lui, en ces termes, N'appellez point impur ce que Dieu a purifié, c'est-à-dire, déclaré pur ,comme il le faisoit par cette Vifion. Cependant les gens de Corneille étant arrivez, raconterent à Pierre la Vision qu'avoit eu le Centenier, il les logea chez lui , & ils partirent ensemble le lendemain pour aller à Césarée. Ils y trouverent Corneille, qui avoit afsemblé ses amis pour être témoins de ce qui se passeroit dans cette conjoncture. Corneille n'eut pas plûtôt vû S. Pierre qu'il se jetta à ses pieds, mais l’Apôtre le releva, lui disant, qu'il n'étoit qu'un homme comme lui. S. Pierre ayant dit au Centenier qu'ii le venoit trouver par ordre de Dieu, ce dernier répondit , qu'il étoit prêt à écouter tout ce qu'il lui annonceroit. S. Pierre fit alors cet admirable Sermon qui commence par cette maxime, Que Dieu ne fait point acception des perfonnes, mais qu'en toute Nation ceux qui le craignent, & qui s'appliquent faire ce qui est juste, lui font agréables. Comme il lui prêchoit Jesus-CHRIST, le S. Esprit descendit sur tous ses auditeurs, & ils furent baptisez au grand étonnement des Juifs qui étoient venus avec S. Pierre. Ac. XI. 1-48. Ce fut-là le commencement de la vocation des Gentils , dont il y avoit eu déja plusieurs préludes.

A son retour à Jérusalem les Fidèles d'entre les Juifs lui ayant reproché la

com

* Il faut mettre dans cet intervalle les pré- rut le Tetrarque Philippe, Prince équitable & dications de S. Paul à Damas, son séjour en moderé sur les terres duquel le Seigneur J E Arabic , son retour à Damas , son premier sus s'étoit souvent retiré pour éviter Ja fu, Voyage à Jérusalem depuis qu'il fut converti, reur des Juifs. Joseph Antiq. L. XVIII. 6. sa fuite à Tarse, &c. Voyez la Préface Gé # S. Pierre comprit par la Vision qu'il n'énerale sur les Epîtres de S. Paul.

toit plus illicite de fréquenter des Incirconcis. Ce fut à peu près en ce tems-là que mou. ¥28.

communication qu'il avoit eu avec des Incirconcis *, il leur fit son Apologie, & les édifia par le simple récit de ce qui s'étoit passé. Act. XI. 18.

La persécution arrivée à l'occasion de S. Etienne ayoit, comme on l'a dit, disperle les Fidèles non-seulement en Samarie, mais aussi en Phénicie, en Chypre & à Antioche de Syrie. Ils annoncerent l'Evangile dans tous ces lieux, mais seulement aux Juifs, ou au moins fort rarement aux Grecs. L'Eglise de Jérusalem apprenant les progrès de l'Evangile dans ces quartiers-là, y envoya Barnabé pour fortifier les Fidèles. Delà il palla à Tarse en Cilicie, d'où il ramena S. Paul à Antioche. Ils y convertirent beaucoup de monde, &ce fut-là que les Difciples commencerent à être appellez Chrétiens. En ce même tems il vint à Antioche quelques Prophetes de Jerusalem; un d'entre eux, nommé Agabus, prédit une grande famine en Judée, qui arriva environ trois ans après sous l’Empire de Claude. L'Histoire Sainte ne nous apprend rien de ce qui se palla dans P'Eglife pendant ces trois années, li ce n'est que dans le tems de cette famine les Chrétiens d'Antioche envoyerent par S. Paul & par S. Barnabé, quelque secours aux Fidèles de la Judée f. Ils retournerent delà à Antioché , & prirent avec eux Jean furnommé Marc, qui les quitta ensuite à Paphos pour s'en retourner à Jérusalem. A&.XI. 29. XII.25. · Ce fut à peu près dans ce tems-là qu'Herode Agrippa, pour plaire aux Juifs, fit couper la tête à S. Jaques fils de Zebedée, & frere de S. Jean. Il fit en més me tems emprisonner S. Pierre, dans le dessein de donner au Peuple le spectacle de son fupplice après la Fête de Pâque, qu'on célébroit alors. Mais cet Apôtre fut miraculeusement délivré par un Ange, qui fit tomber ses chaînes , & le tira de la prison pendant la nuit, sans que les Gardes s'en apperçussent. Il alla aufsi-tôt chez Marie mere de Jean Marc, où quelques Fideles étoient assemblez, & ayant fait savoir sa délivrance aux autres Freres, il se retira dans quelque autre endroit qui n'est pas nommé. Cependant Herode fit mourir les Gardes de la prison, quoi qu'ils fussent innocens de l'évasion de S. Pierre. Ac. XII. 1-17.

Les crimes de ce Prince ne demeurerent pas long-tems impunis. Il alla de Jérusalem à Césarée dans le dessein d'inquieter les Tyriens & les Sidoniens, contre lesquels il étoit irrité, sans qu'on fache pourquoi. Ces Peuples lui ayant envoyé des Ambassadeurs pour l'appaiser , un jour qu'il haranguoit devant eux, fon éloquence fut fi agréable au Peuple,

qu'on s'écria, C'est un Dieu qui parle, & non pas un homme. Comme il souffroit impunément ces acclamations impies, au lieu de les rejetter avec indignation, un Ange le frappa tout à coup, & il mourut rongé des vers . Act. XII. 20-23. Joseph. Ant. Jud. L. XIX. chap. dernier.

Cepen* Corneille n'étant que Profelyte de la Por- la mettoit tout en cuvre pour faire placer la te n'avoit pas reçu la Circoncisión, non plus Statuë dans le Temple de Jérusalem, & s'y que ses gens.

faire adorer comme un Dieu, il fut prévenu . Ce fut environ ce tems-là que mourut par la mort dans cette entreprise impie , ayant Tibere, qui eut pour Successeur Caligula. Cct été tué par Cassius Chareas , après avoir regné Empereur relegua Herode Antipas , qui avoit trois ans. Il eut Claude pour Successeur. fait mourir Jean Baptiste, à Lyon, puis en # Depuis la mort d'Agrippa la Judée fut Espagne. Ce fut à peu près en ce même tems gouvernée par Cuspidius Fadus. que Pilate se défit lui-même. Comme Caligus

Cependant l'Evangile se répandant de plus en plus tous les jours, il falloit que les Apôtres se partageassent en divers endroits. Un jour donc que les Fidèles étoient assemblez à Antioche pour le service Divin avec quelques Prophetes & Docteurs, le S. Esprit leur ordonna de féparer de leur troupe Barnabé & Paul, & de les consacrer pour aller prêcher l'Evangile qualité d'Apôtres. Ce qui s'étant executé aussi-tôt, par la priere & l'impofi . tion des mains, ils allerent en Chypre *. Etant à Paphos, S. Paul y confondit un Magicien nommé Elymas, qui perdit miraculeusement la vûë, & y convertit le Proconsul Serge Paul. Delà étant allez à Antioche de Pisidie, ils y firent quelque séjour. S. Paul y prêcha pendant plusieurs Sémaines tant aux Juifs qu'aux Payens, commençant à remplir la vocation d'Apôtre des Gentils. Ce qui irrita tellement les Juifs, qu'ils chasserent les Apôtres de leur Ville. A&t. XIII. 6-51.

Ils allérent delà à Fcone, où, après avoir prêché quelque tems tant aux Juifs qu'aux Grecs avec un grand succès, ils s'en retirerent, parce qu'on voulut les y lapider. Delà ils pafferent dans les Villes de Lycaonie, comme à Derbe & à Lyftre. S. Paul ayant guéri dans cette Ville un Boiteux de naissance, le Peuple prit Barnabé pour Jupiter, & S. Paul pour Mercure. On étoit prêt à leur facrifier comme à des Dieux, lorsque, déchirant leurs habits à la vûë de cette idolatrie, ils déclarerent qu'ils n'étoient que des hommes , & firent connoître le vrai Dieu à ces idolatres

. Cependant des Juifs d'Antioche étant survenus, fouleverent tellement le Peuple, que S. Paul fut lapidé & traîné hors de la Ville, comme mort. Il en rechappa cependant & alla avec Barnabé à Derbe, où ils firent beaucoup de conversions. Ce fut-là, qu'ayant pris avec lui Timothée, fils d'un Grec, qui n'est pas nommé, & d’Eurice femme Juive, qui avoit embrassé le Christianisme, il le fit circoncire par condescendance pour les Juifs de ce Pais-là. Ils retournerent néanmoins à Lyftre, à Icone & å Antioche pour y fortifier les Fidèles, & y établir des Pasteurs. Act. XIV. 1-22. XVI. 1, 2, 3, II. Tim.I. 23. III.II-.

Ensuite étant allez en d'autres Villes de la Pisidie & de la Pamphylie, Provinces.de l’Asie mineure, ils firent voile pour aller à Antioche de Syrie rendre compte du succès de leur Ministère. Ils y firent un séjour considerable. Act.XIV.23-27:

Comme ils y étoient, il y vint des Chrétiens Judaïžans de la Secte des PhaFisiens, qui foûtenoient que les Chrétiens d'entre les Gentils ne pouvoient pas être fauvez, s'ils ne se faisoient circoncire , & s'ils n'observoient toute la Loi de Moïse. S. Paul & S. Barnabé résifferent fortement à des maximes si contraires à la liberté Evangelique. Mais comme les autres s'opiniâtroient à pref: fer l'observation de la Loi Cérémonielle , & la necessité de la Circoncision, il

fut

* Les Savans ne font pas d'accord sur cet- remarquer que cela varioit beaucoup, & que te question , savoir, si l'Ile de Chypre étoit le Senat étoit en druit, quand il lui plaisoit , Province Consulaire ou Prétorienne. Ce qu'il y de faire d'une Province Prétorienne, une Proa de certain c'est qu'elle ne fut d'abord que vince Consulaire , & d'une Consulaire, une Pretorienne, mais qu'ensuite ayant été jointe Pretorienne. Mais cela est fort indifferent , à la Cilicie , elle fut gouvernée par le Pro- par rapport au but qu'on se propose dans cet consul de cette Province. Il faut pourtant Ouyrage. Voyez Sam. Pitisci Lexic. Antiq. Roman

fut résolu d'envoyer Paul & Barnabé pour consulter là-dessus les Apôtres & les autres Pasteurs. S'étant donc assemblez, S. Pierre qui avoit fait l'ouverture de la vocation des Gentils, raconta les merveilles que Dieu avoit faites par son Ministère en leur faveur, & en conclut que Dieu n'ayant point exigé d'eux la Circoncision, pour leur accorder les mêmes graces & les mêmes dons qu'aux Juifs, il n'étoit pas juste de les charger d'un joug si pesant. S. Jaques ensuite ayant pris la parole, confirma le discours de S. Pierre , & se réduisît à exiger seulement des Gentils, de s'abstenir de la fornication, de manger des viandes consacrées aux Idoles, des animaux étouffez, & du fang. Ce Réglement provifionnel étoit alors fort nécesaire pour deux raisons. 1. Les Juifs ayant en horreur l'usage du sang & des viandes consacrées aux Idoles, les Chrétiens d'entre eux auroient eu de la répugnance à se trouver avec ceux d'entre les Gentils, qui n'auroient pas eu le même Icrupule. 2. Les Payens regardant le fang comme l'aliment des Dieux, & croyant avoir une communion plus étroite avec eux, quand ils en mangeoient, il étoit à craindre que les Chrétiens ne les confirmaffent dans cette Idolatrie , s'ils ne s'étoient abstenus de manger du fang des animaux. Comme d'ailleurs les Gentils commettoient, par principe de Religion, beaucoup d'impuretez dans leurs

Fêtes & dans leurs cérémonies, il étoit à pro- de leer pos de défendre la fornication, non-seulement comme une action contraire à la Hebr. rit. Loi de Dieu, mais comme un désordre, pour ainsi dire, consacré par l'Idolatrie. L. II. fin. Ce sentiment ayant été unanimement approuvé, le Concile envoya à Antioche Paul, Barnabé, Jude, surnommé Barsabas, & Silas, avec une Lettre, pour communiquer aux Fidèles de cette Eglise la résolution de cette sainte Assemblée. Act. XV.1-29. Cette Lettre donna une extrême joye aux Fidèles. On croit que ce fut alors que S. Pierre vint à Antioche. D'abord il ne fit nulle difficulté de manger avec les Chrétiens d'entre les Gentils. Mais quelques Chrétiens d'entre les Juifs étant venus de Jérusalem de la part de S. Jaques * , S.Pierre craignant de les scandalizer, se retira d'avec les Gentils, & en entraîna plusieurs, entre autres Barnabé, dans cette espece de disimulation. S. Paul trouvant cette conduite d'une très-fâcheuse conséquence par rapport à la liberté Chrétienne , & à la conversion des Gentils, en reprit ouvertement S. Pierre. L'Histoire Sainte ne marque pas fi S. Pierre se rendit aux remontrances de St. Cyprian. Paul, mais quelques Anciens en ont jugé ainsi, & ont même donné des loûan-Ep. ges à sa docilité. Gal. II. 11-16.

LXXI.

Augustini Après avoir demeuré quelque tems à Antioche , pour y fortifier les Chré

Epift. 82tiens, S. Paul s'en alla avec Silas en Syrie, en Cilicie, & en d'autres Provincesp. 150. de l'Asie mineure , affermir les Eglises, + pendant que Barnabé passa en Chypre avec Jean Marc, que S. Paul n'avoit pas voulu prendre avec lui, parce qu'il les avoit quittez, lors qu'ils allerent en Pamphylie. A&t. XV.32-41.

Ce fut environ ce tems, que S. Paul ayant voulu aller dans l'Asie Proconsulaire, en fut empêché par un avertissement céleste. Il alla donc en Phrygis ,

en

* Ceft Jaques fils d'Alphée , qui, selon l'Hif † Voyez la Préface générale sur les Epit. de toire Ecclefiaftique, étoit Evêque de Jérusa- S. Paul, & fur celle aux Galates , où sont ralem , ou au moins gouvernoit cette Eglise contées plusieurs choses concernant S. Paul, Sous quelque titre que ce fût.

qu'il n'est pas besoin de repéter ici.

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