Harmonies poétiques et religieuses

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C. Gosselin, Furne et Cie, Pagnerre, 1847 - 392 Seiten
 

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Seite 332 - Non, non : je l'ai conduite au fond des solitudes, Comme un amant jaloux d'une chaste beauté ; J'ai gardé ses beaux pieds des atteintes trop rudes Dont la terre eût blessé leur tendre nudité ; J'ai couronné son front d'étoiles immortelles , J'ai parfumé mon cœur pour lui faire un séjour, Et je n'ai rien laissé s'abriter sous ses ailes Que la prière et que l'amour...
Seite 75 - C'est la saison où tout tombe Aux coups redoublés des vents; Un vent qui vient de la tombe Moissonne aussi les vivants : Ils tombent alors par mille, Comme la plume inutile Que l'aigle abandonne aux airs, Lorsque des plumes nouvelles Viennent réchauffer ses ailes A l'approche des hivers. C'est alors que ma paupière Vous vit pâlir et mourir, Tendres fruits qu'à la lumière Dieu n'a pas laissé mûrir! Quoique jeune sur la terre, Je suis déjà solitaire Parmi ceux de ma saison, Et quand je dis...
Seite 159 - Objets inanimés : avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?
Seite 167 - S'enfuiront à sa voix, comme un nid de colombes Dont la hache a fauché l'arbre dans les forêts, Et qui ne savent plus où se poser après ! Ne permets pas, Seigneur, ce deuil et cet outrage!
Seite 333 - Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, S'il n'a l'âme et la lyre et les yeux de Néron...
Seite 121 - II roule confondu dans les débris mouvants, Et sur la roche nue un grain de sable arrête Celui qui doit un jour rompre l'aile des vents. L'été vient, l'aquilon soulève La poudre des sillons, qui pour lui n'est qu'un jeu, Et sur le germe éteint où couve encor la sève En laisse retomber un peu.
Seite 45 - ... une demeure, Au prisonnier la liberté. Donne une famille nombreuse Au père qui craint le Seigneur ; Donne à moi sagesse et bonheur, Pour que ma mère soit heureuse ! Que je sois bon, quoique petit, Comme cet enfant dans le temple, Que chaque matin je contemple, Souriant au pied de mon lit. Mets dans mon âme la justice, Sur mes lèvres la vérité ; Qu'avec crainte et docilité Ta parole en mon cœur mûrisse ! Et que ma voix s'élève à toi Comme cette douce fumée Que balance l'urne embaumée...
Seite 317 - Marchez ! l'humanité ne vit pas d'une idée ! Elle éteint chaque soir celle qui l'a guidée, Elle en allume une autre à l'immortel flambeau : Comme ces morts vêtus de leur parure immonde, Les générations emportent de ce monde Leurs vêtements dans le tombeau. Là, c'est leurs dieux; ici, les mœurs de leurs ancêtres, Le glaive des tyrans, l'amulette des prêtres, Vieux lambeaux, vils haillons de cultes ou de lois : Et quand après mille ans dans leurs caveaux on fouille, On eSt surpris de...
Seite 320 - IIs marchent cependant! Et quand sur cette mer, las de chercher sa route, Du firmament splendide il explore la voûte, Des astres inconnus s'y lèvent à ses yeux; Et moins triste, aux parfums qui soufflent des rivages, Au jour tiède et doré qui glisse des cordages, II sent qu'il a changé de cieux ! Nous donc, si le sol tremble au vieux toit de nos pères , Ensevelissons-nous sous des cendres si chères, Tombons enveloppés de ces sacrés linceuls!
Seite 15 - D'amour à ton nom ! Et moi, pour te louer, Dieu des soleils, qui suis-je ? Atome dans l'immensité, Minute dans l'éternité, Ombre qui passe et qui n'a plus été, Peux-tu m'entendre sans prodige ? Ah! le prodige est ta bonté! Je ne suis rien, Seigneur, mais ta soif me dévore ; L'homme est néant...

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