Théâtre de M. C. Delavigne, Bände 1-2

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Seite xii - C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée ; et quoiqu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement ; mais l'hypocrisie est un vice privilégié qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d'une impunité souveraine.
Seite 39 - Doit marcher, doit fléchir, doit trembler sous vos lois. Un bienfait reproché tint toujours lieu d'offense. Je veux moins de valeur et plus d'obéissance. Fuyez. Je ne crains point votre impuissant courroux. Et je romps tous les nœuds qui m'attachent à vous.
Seite 303 - Arme-toi , viens nous défendre : Descends, tel qu'autrefois la mer te vit descendre. Que les méchants apprennent aujourd'hui A craindre ta colère. Qu'ils soient comme la poudre et la paille légère Que le vent chasse devant lui. TOUT LE CHOEUR. Tu vois nos pressants dangers : Donne à ton nom la victoire ; Ne souffre point que ta gloire Passe à des dieux étrangers.
Seite xii - II n'ya plus de honte maintenant à cela ; l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages.
Seite 194 - Et n'attends pas à jeun, quand la faim me talonne, Que ma fille soit prête, ou que ma femme ordonne. Dans mon gouvernement despotisme complet : Je rentre quand je veux, je sors quand il me plaît; Je dispose de moi, je m'appartiens, je m'aime, Et sans rivalité je jouis de moi-même. Célibat! célibat! le lien conjugal A ton indépendance offre-t-il rien d'égal? Je me tiens trop heureux; et j'estime qu'en somme...
Seite 174 - L'erreur t'a repoussé du milieu des chrétiens L'homme est partout le même, et tes maux sont les miens, fl est sur ce rivage une race flétrie, Une race étrangère au sein de sa patrie ; Sans abri protecteur, sans temple hospitalier, Abominable, impie, horrible au peuple entier, Les Parias ; le jour à regret les éclaire, La terre sur son sein les porte avec colère, Et Dieu les retrancha du nombre des humains Quand l'univers créé s'échappa de ses mains.
Seite xiii - Enfin, c'est là le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai. Je m'érigerai en censeur des actions d'autrui, jugerai mal de tout le monde et n'aurai bonne opinion que de moi.
Seite 193 - L'hymen a des douceurs que ta vieillesse ignore. BONNARD. Il a tel déplaisir qu'elle craint plus encore. Je ne suis pas de ceux qui font leur volupté Des embarras charmans de la paternité, Pauvres dans l'opulence , et dont la vertu brille A se gêner quinze ans pour doter leur famille; De ceux qu'on voit pâlir, dès qu'un jeune éventé Lorgne en courant leur femme assise à leur côté, Et, geôliers maladroits de quelque Agnès nouvelle, Sans fruit en soins jaloux se creuser la cervelle. /Jamais...
Seite 193 - Une maturité tout-à-fait respectable. Or, une vieille femme a pour moi peu d'appas; Une jeune, à son tour, peut ne m'en trouver pas. Pour agir prudemment dans cette conjoncture...
Seite 113 - Fumante encor du sang dont il l'avait trempée. Il frappe... un envoyé de la Divinité Eût semblé moins terrible au peuple épouvanté. Mais Procida paraît , et la foule interdite Se rassure à sa voix , roule et se précipite ; Elle entoure Montfort ; par son père entraîné , Lorédan le suivait , muet et consterné.

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