Abbildungen der Seite
PDF
EPUB
[merged small][ocr errors][ocr errors]

DE BAILLY,

AVEC UNE NOTICE SUR SA VIE,

DES NOTES ET DES ÉCLAIRCISSEMENS HISTORIQUES ,

PAR

MM. BERVILLE ET BARRI

TOME SECOND

LONDRES.
CHEZ MARTIN BOSSANGE ET COMPAGNIE,

14 GREAT MARLBOROUGH STREET.

wwwwww

[ocr errors][merged small][merged small][merged small]

D'UN TÉMOIN DE LA RÉVOLUTION,

OU

JOURNAL

DES FAITS QUI SE SONT PASSÉS SOUS SES YEUX, ET QUI ONT

PRÉPARÉ ET FIXÉ LA CONSTITUTION FRANÇAISE.

Mercredi 15 juillet.

Je me rendis à l'Assemblée à dix heures; et, autant que je puis me le rappeler, un bruit courait déjà dans la ville que le roi allait venir à l'Assemblée. M. de Custines a proposé de faire une adresse au roi pour lui demander d’éloigner de lui les perfides conseils. M. de Sillery a lu un projet qui a été fort, goûté de l'Assemblée, et dans lequel il disait : « Les Français adorent leur roi, mais ils » ne veulent pas avoir à le redouter (1). » M. de

(1) Cette phrase, copiée par Bailly dans le journal intitulé le Point-du-Jour, est rapportée par d'autres historiens d'une manière beaucoup moins absolue. Suivant ces derniers, elle aurait été ainsi conçue : « Les Français, Sire, adorent leurs rois, mais ils » ne veulent jamais les redouter. » On comprend que cette redaction attaquait bien moins directement Louis XVI.

Au reste, cette adresse de Sillery avait principalement pour but l'éloignement des troupes, le renvoi des ministres qui étaient

« ZurückWeiter »