Geschichte des östreichischen hofs und adels und der östreichischen diplomatie, Band 8

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Hoffman und Campe, 1852
 

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Seite 146 - Il a les yeux de l'Impératrice-Reine, mais la plupart des autres traits de l'Empereur. Sa mine est fière et haute, et son abord de même. Loin de l'en corriger, on l'y entretient, et on l'élève dans les maximes de l'ancienne hauteur de la maison d'Autriche. Il tutoie tous les hommes, quoique l'Empereur même leur adresse le discours en tierce personne; encore lui arrive-t-il rarement de leur parler, et ce n'est que ceux d'un certain rang et les dames , qu'il honore de son entretien. Il a déjà...
Seite 147 - L'amour extrême que l'Empereur et l'Impératrice lui portent, les empêchent de le corriger dûment d'un défaut qui n'aura que trop d'influence sur son caractère. Il n'aime que le militaire et n'estime que ce qui ya du rapport, au point qu'il n'adresse presque la parole qu'aux officiers et à leurs femmes. Il ne montre aucun penchant pour l'étude et l'on aura de la peine à lui faire apprendre les choses les plus communes et qu'il ne pourra ignorer sans honte.
Seite 148 - On ne lui a point formé de maison jusqu'ici, et H est encore entre les mains des femmes. La mauvaise éducation qu'il reçoit, et la trop grande tendresse de ses parents ne donnent pas lieu d'espérer qu'il parvienne jamais à être grand prince, et l'Impératrice en désapprouvant la manière dont ses ancêtres ont été élevés, suit pourtant les mêmes traces pour l'éducation de ses enfants et surtout de ce fils.
Seite 8 - Il m'a été assuré de bonne part qu'un jour, dans une conférence, l'Impératrice ayant soutenu avec beaucoup de chaleur une opinion, contre l'avis de ses ministres, et l'Empereur en ayant dit son sentiment, l'Impératrice lui imposa silence d'une manière fort dure, en lui témoignant qu'il ne devoit pas se mêler d'affaires auxquelles il n'entendoit rien. L'Empereur bouda là-dessus pendant quelques jours, et s'en plaignit à un de ses favoris, un colonel lorrain, nommé Rosière.
Seite 149 - Elle affecte cependant quelquefois de la sévérité à son égard, et prétend ne le pas gâter. Un jour, elle ordonna de lui donner le fouet. On lui représenta qu'il n'y avoit point d'exemple qu'on l'eût jamais donné à un archiduc. Je le crois, dit-elle, mais il n'ya rien aussi qui n'y ait paru.
Seite 8 - Je ferois lit à part, repliqna-t-il, croyez moi que c'est par cet endroit qu'elle vous aime et que vous pourrez tout obtenir d'elle. Ce discours fut rapporté à l'Impératrice qui persécuta cet officier au point, qu'il vient de prendre le parti de quitter le service, quoi que l'Empereur ait pu faire pour le retenir.
Seite 147 - ... choses les plus communes et qu'il ne pourra ignorer sans honte. On lui inspire beaucoup d'animosité contre la France, et il s'y prête si bien, qu'il refuse d'apprendre la langue françoise, et ne la parle jamais. Pour en venir à bout, on l'apprend dans sa présence à un jeune enfant de son âge. L'Empereur...
Seite 147 - L'Empereur désapprouve extrêmement qu'on lui donne de pareils principes, mais il n'est pas le maître et n'ose même pas le blâmer, pour ne pas accréditer encore davantage l'idée où l'on est qu'il ne hait pas les François.
Seite 146 - L'archiduc JOSEPH n'est pas grand pour son âge, mais fort bien fait et tout à fait beau. Sa physionomie est agréable. Il a les yeux de l'Impératrice-Reine, mais la plupart des autres traits de l'Empereur. Sa mine est fière et haute, et son abord de même. Loin de l'en corriger, on l'y entretient, et on l'élève dans les maximes de l'ancienne hauteur de la maison d'Autriche. Il tutoie tous les hommes, quoique l'Empereur même leur adresse le discours en tierce personne; encore lui arrive-t-il...

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