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forces navales de Harald ne le cèdent point en nombre à celles du roi de Suède. Répandues entre la Scanie et l'île de Zélande, elles forment une espèce de pont au moyen duquel on peut communiquer de l'une à l'autre. Ajoutons encore que le roi de Danemarck, pour plus de sûreté, s'est ménagé un renfort considérable d'Allemands, de Saxons, d’Esclavons, de Livoniens, de Vandales, d’Anglais, d'Écossais, d'Irlandais et de Frisons.

Le Nord n'a jamais vu de préparatifs de guerre aussi formidables. Les armées danoise et suédoise sont en présence; les deux rois stimulent les troupes par d'énergiques allocutions qu'ils croient propres à doubler leur courage; la trompette sonne la charge; le signal du combat est donné, on en vient aux mains; taillée en pièces, l'armée d'Harald se débande et fuit dans le plus grand désordre; lui-même tombe sous les coups du vainqueur, et sa défaite assure à Haquin la possession du Danemarck.

Les Danois perdirent dans cette fatale journée trente mille hommes des plus distingués du royaume, les Suédois douze mille; on préciserait difficilement parmi le peuple combattant (*), le

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a) C'est ici le cas de citer ces vers du grand écrivain que le roi de Prusse gratisia de l'immortalité, et dont les chefs

nombre de ceux qui de part et d'autre restèrent sur le champ de bataille.

Une cause bien légitime engagea Adel, roi de Suède, å armer contre Jarmeric, roi de Daneinarck, qui avait fait mourir son père. Ces deux princes se battirent pendant trois jours consécutifs. La paix mit fin à cette lutte opiniâtre.

d'oeuvre, éternel honneur de la littérature française *, sont aujourd'hui entre les mains de tout le monde, grâce à un mandement du haut clergé de Paris, qui, dans sa paternelle sollicitude pour les âmes, voulut bien, pendant la vacance du siége archiepiscopal, autoriser les corps à se nourrir d'eufs aux approches de Pâques :

« Barbares, dont la guerre est l'unique métier,

Qui vendez votre sang à qui veut le payer,
· · · · · · · · · · · · · · · ·

Encor, si pour votre patrie
Vous saviez vous sacrifier!
. . . . . . . . . . . .
Vous mourez pour la cause inique
De quelque tyran politique
Que vos yeux ne connaissent pas,
Et vons n'êtes, dans vos misères,
Que des assassins mercenaires
Armés pour des maitres ingrats. »

VOLTAIRE.

* Frédéric 11 fit exécuter en porcelaine la statue de Voltaire, et la lui envoya avec ce mot gravé sur la base : IMMORTALI. C'est à ce trait connu da monarque philosophe, que Beaumarchais a fait allusion, dans le vaudeville de sa spirituelle comédie de Figaro:

a Oui, Voltaire est immortel! »

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La marine des Suédois, jusqu'au xve siècle, n'étảnt plus qu'une stérile et insignifiante série de guerres entre les puissances du Nord, nous terminerons cet article sans parler d'Olaüs ¡er, roi de Suède, ni de ses ennemis Oluf, roi de Norwege, et Suénon, roi de Danemarck, parce que, au milieu de discordes civiles et d'invasions étrangères, l'art nautique fut presque entièrement négligé, qu'on faisait alors peu d'expéditions sur mer, et que les Suédois, justement jaloux de la liberté et des priviléges nationaux qu’on avait l'intention de leur ravir, résistaient ouvertement au souverain qui voulait affecter la dictature et usurper, contre le vou des lois et

les chartes du pays, le pouvoir absolu. Tant il est vrai que l'ombre même de l'arbitraire et du despotisme suffit pour indigner, soulever, revolter et armer les peuples généreux, et faire au coeur de l'État de profondes blessures (*)!

(*) Nous croyons, à l'appui de notre assertion, et pour

uction de ceux qui se croient pétris d'un autre limon que le commun des hommes, ou qui ont oublié que leur arret de mort * a été prononcé le jour même de leur entrée

Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reyerleris.

(Cérémonie des Cendres, institution sage et philosophique. ) Flambeau toujours vacillant, rarement lucide, l'homme es wait, végéte et s'éteint; mais quand dans sa courte apparition du

sur ce

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Chaque peuple à son tour a brillé sur la terre,
Par les lois, par les arts, et surtout par la guerre (1).

A ce titre la France, qui tant de fois a su com

dans le monde , devoir présenter à leurs méditations, le passage suivant:

Un des privileges que les Aragonais se donnèrent, fut celui de la manifestation. Il autorise chaque particulier à se présenter, et à porter sa cause devant le tribunal de Justicia, pour obtenir réparation d'un tort ou d'un outrage, de quelque juridiction qu'il ait à se plaindre, sans en excepter l'auTORITÉ ROYALE.

L'Aragon se donna encore un autre privilége non moins considérable que celui de la manifestation. On l'appelle el Fuero de la Union. Il renferme deux conditions dignes de remarque : la première autorise les états à élire un autre roi, si celui qui règne actuellement entreprend de violer les privileges; il est même permis de choisir un païen, paroles formelles du texte.

Le serment de fidélité, que les Aragonais prêtaient à leurs

globe, il a fait quelque bien, et surtout rendu des services à sa patrie, alors il ne meurt pas tout entier : son nom, honorablement prononcé par la reconnaissance, vole de bouche en bouche, et sa renommée, qui fatiguera le temps, devient pour lui un brevet d'immortalité.

(1) VOLTAIRE.

battre et vaincre, et naguère encore a triomphé seule des forces de l'Europe coalisée, en portant la gloire de ses armes des confins de la Livonie et des bords de la Moskowa jusqu'aux pyramides de Giseh (*), à Saint-Jean-d'Acre, au Mont-Thabor, à Jérusalem, et à Thèbes aux cent portes, la France, même de nos jours, et malgré tant de malignes influences, est la première des nations.

Elle compte avec un juste orgueil, au nombre de ses souverains, Charlemagne, Philippe-Auguste,

rois, se faisait en ces termes : « Nos que valemos tanto como vos, os hacemos nuestro rey y segnor con tal que guardeis nuestros fueros y libertades ; y sino, NO. »

ANTONIO PEREZ.

« Nous, qui valons autant que toi, nous te faisons notre çoi et seigneur, à condition que tu observeras nos priviléges et nos libertés ; ET AUTREMENT, NON. »

Saint - PHILIPPE, Mém. pour servir à l'histoire

d'Espagne sous le règne de Philippe v.

(*) Au soleil levant, l'armée fait une halte spontanée. Elle salue les pyramides qui s'offrent pour la première fois à ses regards étonnés. « Soldats, s'écrie Bonaparte en s'adressant au groupe nombreux qui l'entoure, vous allez combattre aujourd'hui les dominateurs de l'Égypte : songez que, du haut de ces monumens, TRENTE SIÈCLES vous contemplent!

BOUVET DE CRESSÉ, Précis des Victoires et Conquétes.

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