Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit: ou, Recherches sur la physique et le moral, les habitudes, les maladies et le régime des gens de lettres, artistes, savants, hommes d'état, jurisconsultes, administrateurs, etc

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J.-B. Baillière, 1881 - 435 Seiten
 

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Seite 29 - ... naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s'aperçut de leur néant, et tourna ses pensées vers la religion; qui depuis ce moment jusqu'à sa mort, arrivée dans sa trente-neuvième année, toujours infirme et souffrant, fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie comme du raisonnement le plus fort; enfin, qui, dans...
Seite 248 - Je lui ai ouï dire que, travaillant après souper, selon sa coutume, il était souvent surpris par des cloches qui lui annonçaient deux heures après minuit, et qu'il était ravi de se pouvoir dire à lui-même que ce n'était pas la peine de se coucher pour se relever à quatre heures. Il ne sortait de là ni avec la tristesse que les matières pouvaient naturellement inspirer, ni même avec la lassitude que devait causer la longueur seule de l'application : il en sortait gai et vif, encore plein...
Seite 135 - ... ne feront point tenter de grandes choses. Ce n'est pas assez pour la plupart des choses difficiles de ne vouloir point être blâmé. Le repos et l'obscurité suffisent à ce but; il faut vouloir être loué, faire un cas infini de ses semblables qui sont, de ses semblables qui seront, et brûler d'une soif inextinguible de leur louange. Voilà le sentiment qui fait haleter ; voilà le sentiment qui foule aux pieds l'envieux ; voilà le sentiment qui fait reprendre la lyre, la plume, le pinceau,...
Seite 144 - Mais j'avoue qu'un homme qui est né dans les jardins de la Touraine, et qui est maintenant en une terre, où, s'il n'ya pas tant de miel qu'en celle que Dieu avait promise aux Israélites, il est croyable qu'il ya plus de lait, ne peut pas si facilement se résoudre à la quitter pour aller vivre au pays des ours, entre des rochers et des glaces.
Seite 52 - Certes, la pensée est profonde, et elle appartient bien à une âme retirée et tranquille comme celle du poëte romain. Une vie entière d'étude, accompagnée de lumière et de poésie, l'avait porté dans les pures et paisibles régions de l'intelligence; mais jamais on ne...
Seite 168 - ... sordre ou de la difformité. Tout ce qui tient à l'homme » dérive d'une même source. Tout est homogène en lui: » la forme, la stature, la couleur, les cheveux, la peau, » les veines, les nerfs, les os, la voix, la démarche, les » manières, le style, les passions, l'amour et la haine. Il » est toujours un, toujours le même. Il a sa sphère d'ac...
Seite 77 - Souvent on est plus agité d'une faiblesse secrète que du destin d'un empire ; l'affaire légère est au fond de l'âme l'affaire sérieuse. Si l'on voyait les puérilités qui traversent la cervelle du plus grand génie au moment où il accomplit sa plus grande action, on serait saisi d'étonnement.
Seite 208 - ... et si majestueux. Sans doute il est toujours utile de proposer aux hommes de semblables modèles; mais, aux époques des révolutions politiques, le bon sens et la vertu n'ont de garantie que dans la constance des principes, dans l'inébranlable fermeté des habitudes. Le débordement de toutes les folies, de toutes les fureurs, les excès de tous...

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