Crimes des cabinets, ou Tableau des plans et des actes d'hostilités formés par les diverses puissances de l'Europe pour anéantir la liberté de la France, et démembrer son territoire

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Seite 202 - L'Europe, qui avait pris les armes contre la république française, les a posées. Votre nation reste seule, et cependant le sang va couler plus que jamais.
Seite 203 - N'y at-il donc aucun espoir de nous entendre, et faut-il, pour les intérêts ou les passions d'une nation étrangère aux maux de la guerre , que nous continuions à nous entr'égorger?
Seite 203 - Quant à moi, monsieur le général en chef, si l'ouverture, que j'ai l'honneur de vous faire, peut sauver la vie à un seul homme, je m'estimerai plus fier de la couronne civique que je me trouverais avoir méritée que de la triste gloire qui peut revenir des succès militaires.
Seite 216 - ... pourrait aisément rencontrer d'autres patrouilles autrichiennes, et que, dans l'obscurité de la nuit, on courrait risque d'en être attaqué. M. de Harrant fut donc obligé de remettre l'exécution de son dessein jusqu'au jour, et ramena, en attendant, les carrosses dans la ville.
Seite 215 - M. de Harrant déclara aux hussards que les carrosses devaient être reconduits à la ville, ils ne voulurent pas d'abord s'y prêter, soutenant que ces carrosses étaient leur butin. Ce ne fut que moyennant les plus fortes menaces , et après que M. de Harrant leur eut déclaré qu'en sa qualité d'officier, le commandement et la disposition des voitures lui appartenaient exclusivement, qu'il parvint à les faire désister de leur projet. M. de Harrant trouva les...
Seite 210 - Envoyés allemands aient eu le temps de partir aussi. Lorsque la légation française se présenta à la porte de la ville , on lui annonça qu'elle ne pouvait pas sortir. Les trois ministres descendirent sur-le-champ ; et laissant là leurs voitures avec leurs familles et leur suite , ils se rendirent au château chez le ministre de Mayence. Personne ne pouvait concevoir cette contradiction de l'ordre de partir sous 24 heures, avec l'obstacle mis à ce départ aux portes de la ville.
Seite 222 - Dans cet entretien il échappa au capitaine plusieurs expressions qui méritent d'être remarquées: ,,C'était un malheur; mais à qui la faute? On ne l'avait pas commandé!" On lui témoig-na l'effroi que l'énoncé de la possibilité seulement d'un pareil soupçon devait causer à des gens d'honneur. Il s'efforça d'atténuer l'énormité du crime, en disant: ,,A nous aussi on a tué des généraux!
Seite 213 - La garde de la porte s'opposa au passage de la société, quoiquelle s'annonçât comme composée d'envoyés de cours royales et princières. Ce ne fut qu'avec la plus grande peine qu'on obtint qu'un bas-officier nous annonçât.
Seite 219 - Debry manquait encore ; sa mort n'avait point été constatée par des témoins oculaires; on refarda donc comme absolument essentiel de tout tenter pour le sauver. Quelques-uns d'entre nous se rendirent auprès du capitaine des hussards autrichiens pour le solliciter d'accorder une escorte au major de Harrant qui, accompagné de quelques hussards de Bade, voulait aller à la recherche de Jean Debry. Le soussigné comte de Solms de Laubach s'offrit de l'accompagner, afin d'appeler le ministre français,...
Seite 215 - En attendant , il était arrivé plusieurs fuyards échappés du champ de carnage , qui confirmèrent qu'en effet les trois ministres français avaient été assassinés par des hussards de Szecklers.

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