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La politique de l'Autriche, plus leon l'intervention armée de la Prushabile et plus élevée, n'était guère se, il avait à sa disposition trois corps plus franche. Cependant le cabinet d'armée tout prêts à combattre, et qui de Vienne repoussa un piége que pouvaient, par un seul mouvement, lui tendit alors Talleyrand, pour lui écraser le vainqueur, ou tout au moins faire accepter les provinces de Mol. le contraindre à suspendre sa mardavie et de Valachie que possédait la che.Haugwitz ne parut rien coinprenRussie. C'était un moyen de brouiller dre de tout cela. Le premier devoir, ces deux puissances, à peu près com- le premier besoin de sa mission était me il parvint à brouiller l'Angleterre d'y mettre autant de diligence que et la Prusse en donnant le Hanovre à de fermeté, et cependant il fut près Frédéric-Guillaume, qui eut la bêtise d'un mois à faire cinquante lieues, de l'accepter. Plus clairvoyant et plus et ne parut devant le grand empesage, le cabinet de Vienne ne con- reur que le 28 novembre, quatre sentit pas à recevoir des mains de jours avant la mémorable bataille Napoléon ce qui appartenait à la Rus- d'Austerlitz. On conçoit que, dans sie; mais par l'aveuglement de son un pareil moment, Napoléon ait à ambassadeur Cobentzl, il ne vit pas peine pris le temps de lui répondre, que les préparatifs de Boulogne n'é. et que, sans avoir rien entendu de taient destinés qu'à le tromper, en l'objet de sa mission, qu'il n'avait portant tout à coup sur le Rhin un que trop bien comprise, il l'ait rencorps d'armée qui surprit dans la voyé à Talleyrand, qui était resté à place d'Ulm trente mille Autrichiens Vienne, qui sut le retenir par d'inuet leur fit mettre bas les armes, tandis tiles promesses, par de vaines assuque le généreux Alexandre faisaitmar- rances jusqu'à l'issue du grand événecherà leur secours trois de ses armées, ment, et qui, lorsque la victoire fut et, s'étant rendu lui-même à Berlin, décidée pour l'armée française, le fit forçait en quelque sorte l'héritier consentir à un traité honteux, à un de Frédéric II à se montrer digne de traité qu'il n'avait aucun pouvoir de son nom, en signant sur la tombe du signer, et que son souverain même, grand roi un traité d'alliance qui au milieu de la consternation où le l'eût sauvé si, pour le malheur de nit la défaite des alliés, hésita longl'Allemagne, Haugwitz, bien qu'il eût temps à ratifier. Après avoir essuyé cessé d'être ministre, n'eût été rap- de la part du vainqueur une bordée pelé de la retraite où il vivait pour d'invectives, il lui fallut supporter faire exécuter ce mémorable traité les railleries du négociateur, plus pé. de Potzdam, et si cet homme mé- nibles encore après la défaite. Quand prisable, de concert avec les Lom- on en vint à l'abandon d'Anspach, bard et les Luchésini, n'eût encore que dut faire la Prusse, Haugwitz une fois, comme en 1792, préci- ayant témoigné quelques scrupules pité la Prusse dans un abime d’in- sur ce que cette province avait été le fortune et de ruine, lorsqu'elle berceau de la maison de Brandebourg, pouvait se placer au premier rang Talleyrand lui répondit par cet amer des nations, lorsque le sort de tous persiflage: «Allons donc! quand l'enles rois, de tous les peuples était afant a grandi,on jette le berceau...” dans ses mains! Après avoir reçu la' Et il fallut jeter le berceau... Une mission de faire connaître à Napo- autre condition de ce traité de Vien

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ne, plus honteuse encore, s'il est à la Chambre des communes un de possible, c'est que Frédéric-Guil- ses discours les plus éloquents: « Pour laume eut la bêtise, comme l'a dit « bien apprécier, dit-il, des procédés Bonaparte, de recevoir de la France, « qui sont sans exemple, il est nécesà qui il n'appartenait pas, l'électorat « saire de remonter aux époques les de Hanovre, qui était bien réellement «plus honteuses de la corruption.." le berceau de la maison régnante d’An- Et après avoir expliqué sans ménagegleterre, laquelle venait de lui faire ment tous les faits, il ajouta : « Nous compter, pour qu'il le garantît de « ne pouvons contempler sans pitié toute invasion, un subside de trente- « et sans mépris une grande puissix millions. Et il faut observer qu'en «sance qui annonce que, sans combat décidant la Prusse à accepter une « et sans résistance, elle s'est trouvée telle proposition, Talleyrand l'avait « réduite à la nécessité dégradante réellement fait tomber dans un piége, a de céder des provinces qu'on appepuisque par là il avait rendu inévi- a lait le berceau de sa maison royale. table une rupture entre cette puis- « L'ignominie de cette cession ressance et l'Angleterre, à peu près « sort encore davantage lorsqu'on comme dans le même temps il es- a voit les habitants d'Anspach supsaya de faire accepter la Moldavie par « plier leur souverain de ne pas les le cabinet de Vienne, afin de le brouil- «abandonner,vendre pour équivalent ler avec la Russie. C'est une méthode « un peuple brave et loyal; c'est la assez commode, et dont il a souvent á réunion de tout ce que la servilité nisé, de donner ainsi le bien d'autrui «a de plus méprisable et la rapacité en échange de possessions mal ac- de plus odieux... Le roi de Prusse quises. Mais dans cette occasion, le « dira-t-il maintenant que cette concabinet autrichien, plus fier et non « vention lui fut arrachée par la peur moins habile que Talleyrand, lui dé- wet qu'il y était forcé? Ce serait un clara hautement que ce n'était point w très-grand malheur s'il eût été con. ainsi qu'il avait coutume d'en agir. «traint à cette nécessité. Mais a-t-il Quant au ministre prussien, on doit « combattu pour garder Anspach ? et penser, que s'il était moins fourbe, « ne l'a-t-il pas cédé honteusement moins astucieux que son confrère, à la première sommation, acceptant il l'égalait au moins en cupidité, que « pour dédommagement un pays qui sur ce point ils s'entendirent tou- « appartient à un tiers avec lequel il jours, et que d'amples bénéfices fu- « était uni de temps immémorial, par rent pour eux les dernières consé- « les liens qui, dans tous les temps quences de cette grande affaire. Sur « et dans tous les pays, imposent des cela cependantaucun reproche ne leur égards et attachent les nations? a été fait en France, ni en Allemagne. « Il n'est pas possible de s'être souMais il n'en fut pas de même en An- « mis d'une manière plus méprisable gleterre, où ce pacte honteux causa wà un tel état de vasselage. Tout une vive émotion. Georges III, per- « le monde a entendu parler des insonnellement offensé et réellement « sultes que la Prusse a reçues des dépouillé du berceau de ses ancê- « Français depuis qu'elle est soumise tres, publia une déclaration véhé. « à leur joug. Ses villes ont été occumente; et le célèbre Fox, qui avait pées par les troupes, ses remonremplacé Pitt au ministère, prononça a trances ont été méprisées ; enfin

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* elle a été traitée avec aussi peu de et de déprédations il restait encore
« respect qu'elle le mérite. Il semble pour lui quelque chose à faire dans ce
a que les Français se soient chargés malheureux pays , et que pour cela
« de la justice de l'Europe, et qu'ils il donda à son intelligent ami de
« regardent la Prusse comme une puis- bonnes instructions. Il le recom-
a sance avec laquelle il est impos- manda surtout à Godoy, devenu
a sible d'avoir un traité sur lequel prince de la Paix, l'allié de la famille
a on puisse compter ! A cet égard, je royale, et dont le crédit était d'autant
« crois qu'ils ont raison. » Jamais on plus assuré qu'il reposait en même
n'avait entendu les ministres anglais temps sur la faveur du roi et sur celle
parler avec autant de mépris de l'un de la reine. Personne assurément
des plus anciens alliés de l'Angle. n'était plus propre à seconder les
terre, d'un roi qui, par tous les liens, vues de Beurnonville et de son pa-
tenait à la maison de Hanoyre; et ces tron. Beaucoup d'affaires se firent
insultes durent paraître d'autant plus donc bientôt à leur satisfaction réci-
dures que l'orateur s'était toujours proque. Nous en citerons queiques-
montré l'un des plus favorables à la unes des plus importantes, celle de
France révolutionnaire, qu'ainsi l'on la Louisiane, que l'Espagne vendit à
ne devait pas croire qu'il fût aussi la France pour quarante millions, et
contraire au système de neutralité que celle-ci revendit deux ans a Irès
prussien qui avait si long-temps fa aux Américains pour le double de
vorisé la révolution.

cette somme, bien qu'il eût été forDans le même temps l'Espagne inellement convenu que si la France expiait plus durement encore sa dé- ne gardait pas pour elle-meme cette fection de la cause des rois, dont belle colonie , elle serait rendue à cependant elle ne s'était séparée que l'Espagne. On ne peut pas douter par la plus rigoureuse nécessité, et que sur cela il n'y ait eu, pour l'amlorsque les rois eux-mêmes avaient bassadeur et le ministre, de bonnes refusé de la secourir. Depuis cette commissions. Mais une affaire où le époque de 1795, où comme la Prusse benéfice fut plus clair encore, s'il ne elle avait signé sa paix avec la Répu- fut pas plus considerable, ce fut la blique francaise, elle gémissait sous réduction d'un cinquième que le le joug de tous les gouvernements ministre des relations extérieures quis'y étaient succédé, et, selon l'é- obtint du premier consul dans les nergique expression de Burke, elle premiers temps de sa puissance était devenue le fief du règicide: ses sur le tribut annuel de soixante escadres, ses trésors étaient la proie millions que payait l'Espagne dede ses oppresseurs, et ses colonies puis le traité de Basle (1795). Dans allaient avoir le même sort. Voilà l'état de détresse où se trouvait ce dans quel état Beurnonville trouva royaume, cette allégeance était sans le royaume de Philippe V, lorsqu'il doute un très grand bienfait, et l'on y arriva vers le commencement de doit penser que celui qui l'obtint en 1802, envoyé comme ambassadeur fut amplement récompensé. Mais le par son ami Talleyrand. On doit rusé ministre ne s'en tint pas là. bien penser que le ministre des affai- Ayant relenu pendant quelques mois res étrangères de la République avait dans ses bureaux l'expédition de la compris qu'après tant de concessions décision. consulaire, il résulta de ce LXXXIII.

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l'etard que le ministère espagnol n'en Du reste, l'Espagne gagna peu à ces eut pas connaissance pour la pre- changements; aucun diplomate n'émière année, et qu'il continua de tait capable de conjurer l'orage dont payer la somme tout entière, de sorte elle était menacée. L'Angleterre s'éque le ministre Talleyrand put rete- tait enfin aperçue que le produit de nir à son profit un modeste bénéfice tant d'exactions, de tributs oppresde douze millions. Le pauvre homme! sifs qui, depuis dix ans, pesaient sur Il avait bien eu raison de dire, en la Péninsule et passaient dans les 1789, qu'il gagnerait davantage à mains de ses ennemis, devait consuivre la cause de la révolution que stituer un véritable état de guerre, celle de la monarchie. Il se fit bien et elle s'en plaignit amèrement au encore à cette époque, dans la pé- cabinet espagnol, qui ne répondit ninsule, par son ambassadeur, quel- que par des moyens dilatoires et ques affaires moins importantes, peu principalement fondés sur la trop dignes de l'histoire, et dont en con- évidente oppression qu'il subissait séquence nous ne parlerons pas. de la part de la France. Alors, sans Nous ne pensons pas que Talleyrand autre explication ni déclaration, les et son ministre aient eu quelque part escadres britanniques eurent ordre aux six millions de diamants bruts d'attaquer et d'enlever tout bâtique le Portugal fut contraint de don- ment qu'elles rencontreraient sous ner pour conserver la neutralité qu'il pavillon espagnol. La première condevait perdre un peu plus tard. Ce séquence de cet ordre fut que quatre fut par Lucien Bonaparte, frère du galions chargés des trésors du noupremier consul, que fut conduite veau monde furent attaqués à l'imcette opération ; et l'on sait que ce- proviste et eritraînés dans la Tamise, lui-là ne relevait pas du ministre des ce qui donna lieu à des plaintes très affaires étrangères. D'ailleurs, Beur- vives de la part de la France et de nonville eut alors le malheur de l'Espagne, et força ces deux puistomber dans la disgrâce du maître, sances à réunir leurs efforts contre sans qu'on en sache précisément l'Angleterre. Deux grandes batailla cause. Napoléon ne l'estimait pas, les furent la suite de cet état de et il a dit à Sainte-Hélène qu'il ne le guerre. Dans la première, les escacroyait pas capable de commander dres alliées ne perdirent que deux un bataillon. Ce qui est bien sûr, vaisseaux, et elles se proclamèrent c'est qu'en 1803 tout le crédit de victorieuses ! mais dans la seconde, Talleyrand ne put empêcher sa ré- où trente-sept vaisseaux de ligne vocation, et qu'absorbé dans le sé- et quarante frégates se trouvaient nat, l'Ajax de Valmi cessa d'être réunies, il n'en échappa qu'un peemployé.Plus tard, il ne fallut rien de tit nombre qui fut pris quelques moins qu'une restauration faite par jours après, ou périt dans une son protecteur pour le remettre en affreuse tempête. C'était le plus évidence. Laforest, qui le remplaça grand désastre qu'eussent éprouvé à Maurid, était le même qui lui avait les deux puissances ; leur marine en succédé à Berlin. Homme habile et fut anéantie. Napoléon reçut celle rusé diplomate, nous pensons qu'il fâcheuse nouvelle au milieu de ses ne fut pas moins d'accord avec triomphes d'Ulm et d’Austerlitz, de ministre des affaires étrangères. dont ce fut une bien triste compen

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sation. Il ne lui donna aucune publi- lę sonverain maitre, qui, surtout decité; et dans l'état d'oppression où puis ses victoires, ne souffrait pas se trouvait la presse française, on ne de contradictions, Voilà sous quels le sut que par ce peu de mois qu'il auspices fut négocié et signé en voulut bien dire à l'ouverture du moins de huit jours le traité le plus Corps législatif: «Les tempêtes ont désastreux, le plus humiliant qu'ait * fait perdre quelques vaisseaux subi l'Autriche, Talleyrand avait à « après un combat imprudemment peine enlacé Haugwitz dans les pré« engagé... o

liminaires du 14 décembre, si honQuelle que fût la peine qu'il éprou- teux pour la Prusse, qu'il fallut eu våi de ce funeste événement, Napo- arrêter de semblables avec la puisléon ne suspendit pas un instant sa sance autrichienne. En moins d'une marche victorieuse, et quand son semaine, du 15 au 22 décembre, les triomphe fut complet, lui et son mi- plénipotentiaires durent signer le nistre n'en asșurèrent pas les résul- fameux traité de Presbourg; ce fut tats avec moins d'activité et de ri- en aussi peu de temps que les migueur. Jamais vainqueur ne s'était nistres de l'Autriche durent conmontré plus exigeant, plus impi- sentir à l'abandon de près d'un quart toyable. Ce fut en tous points Je du territoire de cette antique novæ victis ! des conquérants de Rome. narchie , plus à un tribut dont on Après s'être prosterné devant Napo- n'a jamais connu le chiffre, mais si léon au bivouac de Sawoschutz, exorbitant qu'on se crut obligé après avoir mis à ses pieds un tribut de le réléguer dans des articles sede cent millions, l'empereur Från- crets où restèrent également cachées çois dut encore se soumettre à un d'autres stipulations du même genre. traité ou plutôt à une capitulation Il n'y eut rien de conyenu en faveur pour laquelle il ne lui fut pas même des alliés, même de la cour de Naples, permis de nommer ses négociateurs. qui s'était montrée si dévouée , qui Ce furent les généraux Gjulay et tenait par tant de liens à la maison Lichstenstein qui furent désignés par impériale! Dès le mois suivant NaNapoléon lui-même pour remplir une poléon prononçait hautement contre mission aussi pénible pour de bons elle le fatal verdict : La maison de Autrichielis. Il est probable que, Naples a perdu sans retour la cousur tout cela, il s'était concerté ronne. avec son ministre des affaires étran- Un abandon, un délaissement, qui gères, qui fut ainsi seul chargé des pour François II dut être plus alfliintérêts de la France, Redoutant les geant encore, ce fut celui des braves longues discussions que, moins habitants du Tyrol, de ces sujets si qu'un autre, il était en état de sou- fidèles, dont les bataillons, depuis tenir, il fut très-content de n'a- si longtemps réputés les meilleurs voir que de pareils adversaires, tous des armées autrichiennes, avaient les deux militaires très-braves, très- tant de fois sauvé la monarchie!.. ils Olisti ngués sans doute, mais jus- passèrent au pouvoir du nouveau roi que-là fort étrangers aux affaires de Bavière, dont la défection fut ainsi de la diplomatie. Le ministre de Na- payée. C'était dans le même temps poléon n'eut guère d'ailleurs qu'à dic- que la Prusse abandonnait aussi ter des conditions concertées avec une de ses provinces les plus fidèles,

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