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leures intentions. S'il ne réussit pas n'ayant guère alors que dix-huit ans. toujours, il faut plutôt l'attribuer Les vers qu'il composa dès cette époà la turbulence du peuple qu'il était que lui valurent l'amitié de Phiappelé à gouverner. Il hâta de tous lippe de Cossé, évêque de Coutanses moyens l'élection du prince Léo. ces, grand protecteur des gens de pold de Cobourg, dont il embrassa lettres. Après cela, nous le trouvons vireinent la cause, et qui fut enfin à Nantes, puis à Paris, où il explique nommé dans la séance du 4 juin 1832, avec éclat Virgile et Cicéron. Vers où 14 députés donnèrent leur voix 1533; il voyage en Bretagne, avec un à Surlet de Chocker. Il dut conser- seigneur breton. Après avoir vu les ver le pouvoir jusqu'à l'arrivée du principales villes de ce pays, il nouveau monarque, puis se retira à songe à passer en Italie, se rend à Gingelom, loin du tumulte des af- Bourges et de là à Lyon, où il s'arfaires publiques, pour lesquelles il rête quelque temps chez le célèbre manifesta dès lors un profond dé- imprimeur Griphe, qui le charge goût, refusant positivement toute au- de surveiller deux éditions de Citre fonction que celle de conseiller céron, d'Horace, de P. Cyprien. Il municipal. Dans sa session de 1831, fait alors connaissance avec Étienne le congrès lui vota une médaille en Dolet, qui demeurait chez Griphe. récompense de ses services et une Ayant ensuite traversé la Savoie, pension annuelle de dix mille florins, Sussanneau se rendit à Turin, où il dont il ne jouit pas longtemps, étant enseigna quelque temps. Il visita mort au mois d'août 1839. C'était d'autres villes de l'Italie, Pavic nosous tous les rapports - un homme tamment et Mantoue, qu'il voulut supérieur et d'une grande probité. voir en souvenir de Virgile. Après

C-H-N. avoir satisfait sa curiosité, il revint SUSSANNEAU (HUBERT), en la- en France, et reprit à Paris ses letin Sussanncus, né à Soissons , en çons sur le poète d'Andès. Il fut de1512, fit ses premières études dans puis appelé à Turin pour y enseisa ville natale, sous la direction gner la jeunesse; mais au passage on d'un ecclésiastique, qu'il suivit en- lui fit, à Grenoble, des offres siavansuite à Paris, toujours pour le même tageuses, qu'il se laissa retenir dans but, celui d'acquérir de la science. cette ville. Il y épousa une jeune fille Il ne tarda pas à être en état d'en- de douze ans, nommée Sibylle, dont seigner lui-même, mais il se jeta il eut plusieurs enfants. Ce mariage dans une débauche effrénée, d'où il ne le retint que peu de temps à Grerapporta de tristes maladies, comme noble; sa vieille mère désirait le il le raconte dans le troisième livre revoir avant de mourir, et il revint de ses Ludi à un médecin qui l'a- à Paris, où il continua de résider yait soigné. On trouve, au second li- jusqu'à la fin de sa vie. En 1547, il révre de ces mêmes Ludi, une pièce gentait quelque basse classe au colde vers adressée à une certaine lége de Romans, et cela montre asClaudia, qui était, dit-on, la Can- sez que son humeur voyageuse ne dida de Théodore de Bèze, cette lui permettait pas d'avoir une deClaudine Desnos que Bèze épousa meure stable. On ignore l'époque de depuis. Sussanneau professa d'abord sa mort. Son dernier ouvrage date l'éloquence et la poésie à Poitiers, de 1550, et depuis cette époque il n'est plus parlé de lui. On a de reperiuntur. Le tout est terminé par Sussanneau , comme éditeur ou àli- un poème d'environ 350 vers, sur la teur : 1. Apologia Petri Satoris, levée du siége de Péronne, en 1536. doctoris theologi, Carthasianæ pro. Il a pour titre : Perona obsessa. VII. fessionis, adversus damnatam Lu- Lamentatio Europa carmine hetheri hæresim de votis monasticis, roico descripta, poème de 43 vers, etc., Paris, 1531 , in-8'. II. Petri imprimé à la suite d'un éloge funèRosseti, poetæ laureati, CARISTAS, bre de François jer, par un chanoine nunc primum in lucem editas, Paris, régulier, 1538, in-8". Vill.Deratione S. Colines, 1531, in-8°. Sussanneall, componendorum versuum, 1538, en faisant imprimer ce poème de in-4°. IX. P. Virgilii Maronis Rosset, mit en tête une épître dédi- opera omnia diligentia P. H. Suscatoire à François der. Ill. Dictiona- sannæi quam emendatissime excurium Ciceronianum et ejusdem epi- ta, etc., Paris, Jean Macé, 1540, in-4'. grammatum libellus, Paris, 1536, Les Bucoliques et les Géorgiques in-8°. IV. Julii Cæsaris Scaligeri sont de cette année, mais l'Eneide adversus Des. Erasmi dialogum Ci- est de l'année 1539. Il y a, en tête ceron. oratio secunda, Paris, 1537, de l'édition , qui est magnifique in-8°. V. Huberti Sussannvi, legum pour les caractères, huit vers de et medicinæ doctoris, LUDORUM libri Sussanneau en forme d'épître didinunc recens conditi atque æditi, Pa- catoire. X. Annotationes in contexris, S. Colines, 1538, in-8'. On tum duorum librorum artis versifitrouve ici d'abord : VI. Ludorum li- catorice Joannis Despanterii, etc., bri. Ce sont de petites pièces de vers Paris, S. Colines, in-8°. Ces - Annosur différents sujets et sur des mètres tations sont suivies de quelques fort variés. La latinité de ces épi- odes et de l'histoire du moine Malgrammes est excellente, et H. Sus- chus, empruntée à saint Jérôme, et sanneau doit occuper une place dis- mise en vers élégiaques. Ses poésies tinguée parıni les poètes qui, au XVI° furent supprimées dans une deuxièșiècle, écrivirent dans la langue de me édition, publiée à Paris, en Virgile et d'Horace. Ses Ludi ne 1543, in-8°. Ibid., 1547, in-8“. XI. sont pas sans intérêt pour l'his- Quantitales Alexandri Galli, vultoire, à cause des noms propres qui go de Villa Dei correctione adhibita viennent y figurer. L'auteur fait ab H. Sussanneo locupletatæ, etc. éclater çà et là sa haine contre le lu- Accesserunt accentum regula omthéranisme, et s'il faut en croire nium, etc.; additus est Elegiarum les notes de l'exemplaire qui est à ejusdem liber, Paris, S. Colines, la bibliothèque de Lyon, c'est 1542, in-12. XII. In P. Virgilii MaElienne Dolet, le réformé, que Sus- ronis MORETUM Scholia, etc. Paris, sanneau désigne, à la page 16 et 34, S. Colines, 1542, in-8°. XIII. De Rein Medimnum, ainsi qu'à la 25e au surrectione Domini nostri J.-C. verso, in Mævium, et à la 29€, épi- Carmen, Paris, 1544, in.4o. XIV. gramme ad Lausum, où le nom de Connubium adverbiorum, etc. PaMævius revient encore. Le volume ris, 1548, in-8"; Strasbourg, 1576, des Ludi est suivi d'un opuscule in- in-8° ; Lyon, 1583 et 1621, in-8°. titulé: Enodatio aliquot vocabulo XV. Proverbia gallicana, a Joanrum,quæ in aliis Dictionnariis non ne Ægidio Ruceriensi latinis versiculis traducta, correcta et aucta per de lady Murray, (il l'abandonna enH. Sussannæum, Paris, 1550 in-8°; suite, et elle fut obligée de le citer ibid., 1552, in-8°. On voit, par ces devant la cour de chancellerie pour le divers labeurs, que Sussanneau était forcer de pourvoir à sa subsistance. un philologue, un grammairien ha- S.A. R. fut créée duc de Sussex et pair bile et un bon poète. Nicéron, Mém., du royaume le 27 nov. 1801, et, après tom. XXXVIII, page 365 et suiv. la résignation de son frère, le prince

C-L-T. régent, il fut élu grand-maître des SUSSEX (le duc AUGUSTE-FRÉ- francs-maçons d'Angleterre.Ce prince DÉRIC DE), sixième fils du roi d'An- prit plusieurs fois la parole, soit à la gleterre Georges III, né à Londres le chambre des pairs, soit dans diver27 janvier 1763, reçut sa première ses assemblées de la bourgeoisic de éducation sous les yeux de son Londres et des marchands de pois. père, et termina ses études à l'uni- sons, et il figura toujours dans les versité de Goëttingue, où ses deux rangs de l'opposition. Le projet d'étafrères, les ducs de Kent et de blir une régence pendant la maladie Cambridge, venaient de les ache- mentale du roi ayant été soumis ver, Il y apprit la langue alle- aux chambres, le duc de Sussex mande sous le professeur Mayer, et se montra fort opposé à cette mele latin sous le célèbre Heyne ; puis sure. En oct. 1816, le lord-maire il se rendit en Allemagne et en Italie ayant réuni, dans un grand dîner, pour y suivre le cours de ses péré pour célébrer l'anniversaire de la grinations. Il passa quatre ans à naissance du duc de Kent, alors à Rome, vivant dans une sorte d'inti- Bruxelles, le duc de Sussex, le duc mité avec le pape Pie VI. C'est dans d'Orléans,lord Erskine et autres percette ville qu'il vit lady Murray, sonnages distingués, ainsi que les fille du comte de Dunmore, pour la premiers membres de la bourgeoisie, quelle il conçut une très vive pas- S. A. R. remercia l'assemblée du toast sion, qu'il épousa, le 3 avril 1793, qu'on avait porté à sa santé. « Quelsuivant les rites de l'Eglise romaine, ques personnes, dit-il, ont parlé de et dont il eut un fils et une fille. A mon rang, parce que je me fais gloire leur retour en Angleterre , les deux d'être un marchand de poissons époux furent remariés suivant les ri- et un membre de la cité de Lontes de l'Église anglicane; mais un ré- dres. Disposé à relever le gant, je ne quisitoire ayant été porté à ce sujet rougis pas de ma compagnie. Je ne devant la cour ecclésiastique, le ma- suis pas de ceux qui reçoivent avec riage fut déclaré nul,commeétant une dédain de pareils honneurs. Je n'ai violation d'un statut de Georges III pas été assez heureux pour qu'il me qui défend aux princes de la famille fût permis de chercher la gloire dans royale de se marier sans le consen- les armées de terre et de mer ; je la tement du roi. On a dit dans le temps cherche cette gloire dans une couque S. A. R. écrivit à son père, en lui ronne civique, et j'ai reçu ma réoffrant d'abandonner tous ses droits compense de mes concitoyens de comme prince du sang, pourvu qu'on Londres, qui m'ont nommé membre ne troublåt pas son mariage. Cepen- de leur corporation. Dans la ligne de dant, malgré ces apparences de ten- conduite que j'ai suivie, j'ai toujours dresse, et quoiqu'il eût deux cnfants obéi à ma conscience. Je recom

mande aux autres de ne pas suivre tériens et les catholiques romains. d'autre guide; car alors, arrive ce Parmi ces derniers , il attaqua vive. que pourra; que l'heure du désap- ment et l'archiprêtre Blackwel et pointement sonne, ils auront dans les jésuites missionnaires Parsons et leur propre sein un antidote puissant Garnet; mais sa violence se déploya qui guérira toutes les plaies que l'o- surtout contre le cardinal Bellarinin, pinion pourrait leur faire.» Le 28 fe- dont il essaya de réfuter les 4 écrits. vrier 1817, le duc de Sussex pro- Voici les titres de ses ouvrages : I. De testa à la chambre des pairs contre verâ Christi Ecclesiá, de conciliis et la suspension de l'habeas corpus; de monachis..., Londres, 1600, in-4o. et dans le mois de mars de la même II. De Missd papistica variisque année, il parla encore avec force Synagogæ romance circà Euchariscontre la même proposition. En juil- lice sacrainentum erroribus et corlet 1818, ce prince présida la société ruptelis, libri V, ibid., 1603, in-4°. des écoles anglaises et étrangères. Il lll. De Purgatorio liber unus, Haouyrit la séance en exprimant ses re- nau , 1603, in-8°. IV. De Pontifice grets de l'absence de son noble ami, romano ejusque injustissima domile duc de Bedford, reienu en pays natione , libri V, ibid., 1605, in-8°. étranger par une maladie. Il ajouta L'aigreur et l'emportement respirent qu'il regrettait aussi l'absence de dans ces écrits, et les injures y tienson frère, le duc de Kent, arrivé en nent souvent lieu de raisons. La Angleterre, mais qui n'était point à passion se montre encore davantage Londres. Le duc de Sussex passa le dans le livre suivant auquel Sutcliff reste de sa vie dans la retraite, et n'as- n'a pasiuis son nom : De l'urce-Pasistant que rarement au conseil où pismu, hoc est de l'urcorum et Pal'appelait son rang. Il mourut vers pisto:rum adversùs Christi Eccle1840. Ce prince n'avait pas seule- siam conjuratione...., Londres (en ment fait beaucoup de voyages en Allemagne, selon Vinc. Placcius), Italie, en Allemagne; il avait aussi 1604, in-8°, de plus de 600 pages. parcouru l'Espagoe, le Portugal, et C'est une réfutation prolixe du Calfait un séjour de quatre ans à Lis- vino-Turcismus, etc., publié à Anbonne. On a imprimé, en 1812, un vers, en 1597, in-8°, réimprimé à discours qu'il avait prononcé à la Cologne en 1603, et que l'on attrichambre des pairs, sur la question bue à Guill. Reynolds (voy. ce nom, de l'émancipation des catholiques. XXXVII, 443), protestant converti

2. au catholicisme, et à Guill. Giffort, SUTCLIFF ou Sutliff (MAT- depuis archevêque de Reims. Les THIEU), en latin Sutclivius ou Sulli. autres productions de Sutcliff offrent vius, théologien protestant et fou- peu d'intérêt. La plupart ont été gueux controversiste anglais, vivait mentionnées par Th. Hyde dans son à la fin du XVI° siècle et au com- Catalogue de la bibliothèque · Bomencement du XVII'. Il n'est guère dléienne.

B-L-U. connu que par ses ouvrages, autre SWAAN (JOSEPH ), savant profois recherchés, et dont les curieux fesseur hollandais, né en 1774, dans conservent encore quelques-uns dans la Nordholland, fit d'excellentes étuleurs cabinets. Il en composa, en la- des dans sa patrie, acquit de protin et en anglais, contre les presby- fondes connaissances dans tous les

genres et entra aussitôt après dans trer dans la Bibliothèque gourmande la carrière de l'enseignement. Il fut de son M. Manant - Ville : Qued'abord principal du collége de Via- relæ et opprobria ventriculi, sive nen, puis auteur des écoles latines et TIPOOWTOTTLO ejusdem naturalia sua professeur de chimie à l'école de sibi vindicantis, et abusus tam dic. médecine de la petite ville de Thoorn, teticos quam pharmaceuticos peroù il mourut en 1826. Zélé partisan stringentis, Amsterdam, J. Janson des nouvelles doctrines, Swaan écrin de Waesberge, 1664, in-12; réimvit dans les journaux plusieurs arti- primé dans la même ville en 1669 et cles sur l'ouvrage de Dacosta contre en 1675, même format, sous le titre l'esprit du siècle, publié en 1823. de Querelæ et opprobria ventriculi Indépendamment de beaucoup de renovatæ, etc. « L'illustre Boerhaave dissertations dans les journaux et aimait à lire cet ouvrage, amèrement divers recueils, on a de lui une tra- critiqué par Éloi, et dont Haller diduction en langue hollandaise, faite sait: Mihi nescio quid spirat theatri. concurremment avec le docteur Jor- cum. En effet, c'est l'estoinac qui parle; ritzma, de deux savants mémoires sur le pauvre sire, dit Paquot, y gronde l'ophthalmie de l'armée des Pays- de son micux contre l'humeur bourBas et sur l'air atmosphérique et rue des médecins, qui règlent scruson influence sur l'économie animale, puleusement l'ordre de sa nourri-, Swaan avait annoncé une traduction ture, s'avisent de lui donner des en vers hollandais des fables de purgatifs dégoûtants, et lui interdinotre collaborateur le baron de Stas- sent les mets qu'il convoite le plus sart; mais la mort ne lui a pas per- vivement. » (Voy. la bibliographie mis d'achever cet ouvrage. 2. de l'art. ESTOMAC, dans le grand Dic- .

SWALVE ( BERNARD), né vers tionnaire des sciences médicales, pu1625 à Embden, capitale de l'an- blié par Panckoucke, et les Mémoires cienne principauté d'Ost-Frise, étu- littéraires de Paquot, VIII, 385.) dia l'art de guérir à Leyde, et, par- Voici les titres des autres ouvrages venu au doctorat, alla s'établir à de Swalye : 1. Disquisitio therapeuHarlinger en Frise, où il obtint la tica generalis , sive medendi mecharge de médecin ordinaire de la thodus ad recentiorum dogmata ville et du conseil de l'amiranté, adornata, et Walleana methodo charge qu'il exerçait encore en 1677. conformata , Amsterdam, 1657, et On ne connaît pas l'époque de sa léna, 1677, in-12. II. Pancreas mort. Swalve était un zélé cartésien pancrene, sive pancreatis et succi et un grand partisan des doctrines de ex eo profluentis commentum súcFranç. de Le Boë (Sylvius) et d'Othon cinctum, Amsterdam, 1667, et léna, Tachenius, deux des principaux co- 1678, in-12. II). Naturce et artis ryphées de l'école chimiatrique. instrumenta publica alcali et aciAussi les ouvrages du médecin de dum, per neochnum et palæphatum Harlinger, écrits dans les principes hinc inde ventilata, et praxi mede cette école, sont aujourd'hui à dicæ superstructæ præmissa, Amst., peu près oubliés, excepté le suivant 1667 et 1670, in-12; Francfort, 1677, qui mérite d'être recherché et que le in-18, de 320 pages. B-L-U. spirituel Cadet-Gassicourt (voy. ce SWAN (JAMES), né à File-Shore, nom, LỊX, 518) aurait dû faire en- en Ecosse, en 1754, se rendit fort

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