Abrégé de l'histoire de France, ou Extrait de pièces et documents authentiques [&c.].

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Seite 106 - Béziers, où tout le peuple des campagnes s'était réfugié auprès de son seigneur ; car il était ordonné aux nouveaux croisés de ne pas laisser pierre sur pierre* et de tout égorger, jusqu'aux plus petits enfants. Cependant Raymond-Roger, touché de pitié à la vue de ce pauvre peuple qui, entassé...
Seite 263 - Qu'avez-vous fait de cette France que je vous ai laissée si « brillante? Je vous ai laissé la paix, j'ai retrouvé la guerre; « je vous ai laissé des victoires , j'ai retrouvé des revers; je vous « ai laissé les millions de l'Italie, et j'ai trouvé partout des lois « spoliatrices et de la misère.
Seite 58 - ... ceinte d'une couronne, et les pieds posés sur un sceptre et un bouclier d'or que lui avait donnés le pape Léon III. Sa longue et pesante épée fut attachée à son côté, et sur ses genoux on plaça le livre d'évangiles dont il se servait habituellement. Enfin, pour que rien ne manquât à la pompe de cette sépulture, le caveau entier fut pavé de pièces d'or, et la porte de bronze du royal tombeau fut fortement scellée dans la muraille, comme pour dérober aux générations à venir...
Seite 97 - LANGUE D'OÏL et située sur la rive droite de la Loire ; l'autre, nommée la LANGUE D'Oc, située de l'autre côté de cette rivière. On les nommait ainsi à cause du différent langage de leurs habitants, qui au nord disaient OÏL, pour affirmer, tandis que ceux du midi disaient oc. Cependant la domination de Louis VII en Languedoc ne fut pas de longue durée, et ce fut principalement sur les grands vassaux de son duché de France qu'il affermit sa puissance. Ce prince n'avait pas...
Seite 77 - ... de soumission, fléchir un genou devant le roi franc, et même lui baiser le pied. Cette fois le Barbare se refusa absolument à ce cérémonial humiliant, et tout ce que l'on put obtenir de lui fut de charger un de ses officiers d'accomplir cette formalité. Il désigna donc pour cet office un Normand de sa suite, dont la taille était si élevée et l'humeur si insolente, qu'au lieu de se baisser, cet homme grossier saisit rudement la jambe du monarque, et la leva si haut qu'il le fit tomber...
Seite 60 - Vingt fois, défiant à haute voix ces ennemis sans courage, il s'élança pour gravir les rochers inabordables que le séparaient d'eux, vingt fois il retomba après d'incroyables efforts. Alors les Sarrasins commencèrent à précipiter de tous côtés, sur cette poignée de chrétiens intrépides, d'énormes blocs de rochers, dont le choc faisait voler en éclats les plus gros arbres ; de sorte que les compagnons de Roland périrent tous écrasés sous cette grêle de pierres, et le noble guerrier...
Seite 60 - Roland se souvint tout-à-coup d'un cor, qu'il portait toujours sur son armure, pour rallier autour de lui ses frères d'armes, et l'appliquant à ses lèvres, il en tira un son aigu que les échos de la vallée répétèrent mille fois. Le bruit seul de cet instrument, qui avait si souvent retenti à leurs oreilles dans leurs défaites, frappa les Sarrasins de tant d'épouvante, que croyant déjà voir Roland fondre sur eux avec sa redoutable épée, ils s'enfuirent précipitamment ; mais avant...
Seite 103 - Auguste lui-même courut un grand danger, car il fut renversé dans la mêlée sous les pieds des chevaux, et sans sa bravoure et celle des chevaliers qui l'entouraient, il eût été infailliblement pris ou tué. Pendant ce temps, l'empereur Othon, placé au centre de son armée, faisait porter sur un char élevé qui le précédait, son étendard impérial, sur lequel était représenté un aigle d'or reposant sur un dragon, afin que toute son armée distinguât de loin le lieu où il combattait.
Seite 187 - L'un des premiers soins du roi captif, après son malheur, fut d'écrire à sa mère pour l'en informer, car il avait pour elle trop de tendresse et de respect pour vouloir qu'elle apprît par d'autres le revers dont il était frappé : sa lettre commençait par ces mots remarquables, que vous entendrez souvent répéter : " Tout est perdu, madame, fors l'honneur.
Seite 10 - De longs cheveux retroussés sur le sommet de leur tête, et d'énormes moustaches, couvrant leurs lèvres épaisses, leur donnaient une physionomie étrange : ils portaient sur leur épaule une espèce de pique garnie de fer et armée de crochets, dont ils se servaient comme d'un grappin pour entraîner les hommes ou enlever les choses qu'ils jugeaient à leur convenance. Enfin, ils étaient armés d'une FRANCISQUE, sorte de hache à double tranchant, qu'ils maniaient dans les batailles avec autant...

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