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original et le décret qui est la copie. Hisely (Rech. sur G. Tell, 685), Kopp (Gesch. Bl. II, 335), le curé Lütolf (Geschichtsfreund, XIX, 184), et W. Vischer (Die Sage u. s. w., 143, note) sont d'accord pour ranger ce document parmi les plus incontestables supercheries historiques. On le trouve à l'Appendice, E, tel que le donne Schmid. · P. 278, n. 58. Hist. de la Conf. suisse, II, p. 234. Le passage auquel Monnard fait allusion et dans lequel Kopp laisse pour la première fois entrevoir, plutôt qu'il ne les exprime nettement, ses doutes sur l'histoire de Tell, se trouve Urk. I, 43. · P. 278, n. 59. Kopp a donné pour second titre à son histoire : « Die Geschichten von der Wiederherstellung und dem Verfalle des heiligen römischen Reichs. » Tout ce qui, dans ce livre et dans les autres écrits du même auteur, concerne les origines de la Confédération suisse, se trouve dispersé de côté et d'autre, sans avoir jamais été réuni par le savant historien en un tout unique et suivi. L'un des hommes les plus compétents pour apprécier les travaux qui ont l'histoire pour objet, M. le prof. G. Waitz, a porté sur le grand ouvrage de Kopp le jugement suivant : « Chacun rend justice aux labeurs et à l'érudition de l'auteur, ainsi qu'à ses efforts pour éclaircir, d'après les documents authentiques, tous les points douteux et pour rassembler aussi complétement qu'il est possible tout ce qui reste de renseignements sur l'époque dont il s'occupe; mais on est généralement d'accord pour reconnaître que ce qu'il donne n'est pas une véritable histoire. Il met bout à bout les pièces originales qu'il analyse, sans parvenir à les grouper dans une exposition d'ensemble, à laquelle la quantité même de ses matériaux l'empêche de s'élever. En le lisant, on ne peut jamais embrasser les événements d'un coup-d'œil général, ni bien saisir le sens des détails au milieu desquels on se perd. Le talent de raconter lui manque d'ailleurs au plus haut degré, ses phrases sont longues, gauchement construites et remplies de provincialismes suisses. C'est tout un labeur que de le lire, et lorsqu'un écrit pèche par la forme, l'excellence de son contenu ne lui vaudra jamais l'estime qu'il mérite. Voilà ce qui explique comment il se fait qu'un ouvrage, auquel les juges les plus autorisés ont décerné tant d'éloges, est demeuré si peu connu. » Göttingische gelehrte Anzeigen, mai 1857, 715-717.

| APPENDICE

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DONATION PAR LE ROI LoUis LE GERMANIQUE A L'ABBAYE DE ZURICH DE CE QU'IL PossÉDE DANS LE PAYS D'URI.

Ratisbonne, 21 juillet 853.

In nomine sanctæ et individuæ trinitatis. Hludouuicus divina faventente gratia rex, ... Conperiat omnium fidelium sanctæ dei ecclesiæ nostrorumque presentium scilicet et futurorum industria qualiter mos...... curtim nostram turegum, in ducatu Alamamnico, in pago durgaugense, cum omnibus adiacentiis vel aspicientiis eius seu in diversis functionibus : id est pagellum uroniæ, cum ecclesiis, domibus, ceterisque ædificiis desuper positis, mancipiis utriusque sexus et ætatis, terris cultis, et incultis, silvis, pratis, pascuis, aquis, aquarumve decursibus, adiacentiis perviis exitibus et regressibus, quæsitis et inquirendis cum universis censibus et diversis redibitionibus; insuper etiam......; et quicquid in eisdem locis nostriiuris atque possessionis in re proprietatis est et ad nostrum opus instanti tempore pertinere videtur, totum et integrum ad m0masterium nostrum tradimus, quod situm est in eodem vico turegum, ubi sanctus felix et sancta regula martyres Christi corpore quiescunt...... Volumus etiam ut fidelium nostrorum noverit benivolentia quod... supradictum monasterium cum omni integritate, unacum nostra traditione in locis praefatis, dilectissimae filiae nostrae hildigardae in proprietatem concessimus, ut... loca ipsa sibimet concessa, quantum vires suppeditent, profectibus et emendationibus augmentando provehat et emendet. Denique praecipimus ut nullus iudex publicus nec comes vel quislibet ex iudiciaria potestate in locis praefatis velin rebus ad eadem loca respicientibus, seu homines tam liberos quam et servos, quiillic commanere videntur, distringere, aut infestare, nec fideiussores tollendo, aut ullas redibitiones vel freda aut bannos exigendo, aut alicuius iniuriae vim ullo umquam tempore inferre praesumat; sed sub nostra defensione et munitatis tuitione cum advocatis ibi constitutis res illae secure per diuturna tempora perma neant...... (Archives d'État de Zurich.)

II.

CONVENTION PASSÉE ENTRE LES GENS D'URI ET L'AVOUÉ
DE L'ABBESSE DE ZURICH.

Uri, 22 novembre 955.

Notumsit igitur cunctis fidelibus, tam presentibus quam et futuris, qualiter Purchardus, turegiensis castri advocatus, de nobis inhabitantibus Uroniam decimacionem quesivit, quam,adversus illum, patrum nostrorum jure et lege, contestati sumus nobis habendam ; ostensis redimendi decimas prediis et in lumine adecclesiam reddendo quotannis, hac interposita conventione, ut, ubicunque locorum fruges contigissent decimande, unde plaustris neque cavallis possint depor

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