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P. 101, n. 4. Voyez Kopp, Gesch., III, 24-34. P. 101, n. 5. On lit dans un acte du 30 mars 1293 émané du comte Othon de Lichtenstein, bailli du duc d'Autriche, que les bourgeois de Lucerne ont juré pour trois ans « la paix du pays ; » mais sous réserve d'être dispensés de comparaître aux assises du comté: « alle die wile daz urlige wert von dien Waltleuten, man si umb enhein dink an den Lantage twingen sol. » Le 10 avril suivant le bailli de Baden, qui gouverne l'Argovie (per Argoyam procurator) pour Albert, duc d'Autriche, a interdit tout transit de marchandise par la vallée d'Uri « propter discordiam hominibus vallis de Ure motam » Voyez Kopp, Urk., I, 42 et 45; sur Lucerne, ibid., 41 et 47. P. 103, n. 6. On voit, le 13 août 1294, « Wernher von Ettighusen der Lantammann, » paraître comme premier témoin laïque dans une transaction conclue entre l'abbaye de Zurich et le couvent de Wettingen au sujet de propriétés situées dans la vallée d'Uri. Cf. de Wyss, Abtei Z., Beil. N° 363. — Dans un autre acte, du 17 novembre 1294, « Wernherus de Attingenhusen, Minister vallis Uraniae » intervient comme acquéreur de biens possédés par un des serfs du couvent de Wettingen. Cf. Kopp, Urk., II, 150. P. 104, n. 7. Le texte de ce décret se trouve dans Kothing, Das Landbuch von Schwyz, p. 265; Blumer, Die schw. Demokr., I, 557 ; Kopp, Urk. II, 150. Nous en donnons les principaux passages à l'appendice N° XII. Le juge dont il y est question est le landammann de Schwyz, et les Ammans sont les fonctionnaires chargés de la répartition et de la perception des impôts (cf. note 26, p. 78; note 28, p. 80; note 13, p. 110). — Dans une transaction du 3 février 1295, intervenue entre les gens de Schwyz et le couvent de Steinen, à propos d'une question d'usufruit et de propriété, il est dit que les biens dont il s'agit étaient en possession des religieuses, « secundum jus et consuetudinem vallis de Swi2 et prescriptione legitima ; » ce qui indique, comme nous l'avons vu pour Uri (note 10, p. 62), une législation civile propre à la vallée, et, peut-être aussi, l'effet non rétroactif du décret de 1294 relatif aux acquisitions de terres par les couvents. — Dans un autre arrangement, fait le 10 février suivant entre le même couvent et des citoyens schwyzois, parmi lesquels se trouve Rodolphe Stauffach, ceux-ci demandent qu'on appose à l'acte « sigillum communitatis de Swicz. » En conséquence « Chun

radus minister, dictus de Iberg, et dicta commnnitas » font apposer le dit sceau. Voyez ces deux pièces en abrégé dans Tschudi, Chron., I, 213 et Kopp, Urk., II, 152. P. 106, n. 8. Voyez le texte de ce rescrit à l'appendice N° XIII. - C'est à tort qu'on l'a regardé comme ayant été aussi concédé à Unterwalden. Cf. Wartmann, Die königl. Freibriefe, dans Archiv für schw. Gesch., XIII, 157. P. 108, n. 9. Voyez dans Kopp, Gesch. Bl. II, 306, cet acte où Frédéric, « dei gracia Romanorum rex, » donne à ses frères les ducs d'Autriche, « pro aliquali reformacione dampnorum et recompensa laborum suorum, viginti sex millia marcarum argenti puri.. ... obligantes pro eâdem summâ de nostris et Imperii bonis : Primo, videlicet, opidum Schaffhusen..... item vallem in Ure. » ..... P. 109, n. 10. Le rescrit du roi Albert adressé « Ministro vallis Uranie fideli suo » lui enjoint de laisser les religieux de Wettingen « ac homines suos in valle Uranie morantes » jouir de tous les droits et priviléges « quibus ab antiquis temporibus sunt gavisi. » Il n'y avait pourtant que soixante-quinze ans que le couvent de Wettingen avait été fondé. Voyez cet acte du 1" avril 1302 dans Tschudi., Chron., I, 228; Kopp, Urk., II, 172. — Werner d'Attinghausen, landammann d'Uri en 1294 (voyez plus haut, note 6, p. 103), reparaît comme tel en 1301, pour sanctionner une transaction privée : « Künden wir Verner von Attinghusen, der LantAmmann von Ure..... Das dis stäte blibe darumbe henken wir, der vorgenande LantAmmann, unser Ingesigel an disen Brief ze einem Urkunde. » Voyez Schmid, Gesch. des Freyst. Ury, II, 214. — Dans l'acte du 11 novembre 1308 on lit : « Künden wir Her Wernher Frie von Attinqenhusen LantAmmann umd die Lantlut ze Uren..... das wir, auf das guot das dem Gotzhus (l'abbaye de Zurich) gekouft wart, bi Kunig Albrechtens Seligen von Rome ziten sture leiten; und loben wir swas guotz ieze das Gotzhus von Zurich in dem Lande ze Ure hat ze sinen handen das wir dar uf niemer sture gelegen . . . . . es si von kunge, oder von urluge, oder swas not uns an komen mag . ... . » Voyez Kopp, Urk., I, 91; de Wyss, Abtei Z. Beil. N° 404. P. 109, n. 11. Voyez plus haut note 2, p. 29. — Lorsqu'en 1241 Henri de Raperschwyl céda au couvent de Wettingen « predium in Uren, » il le fit : « ad preces hominum eidem predio attinentes ;

homines dicti predii questum magnum estimantes secularem dominationem evadere. » (Voyez Tschudi, Chron. I, 136; Schmid, Gesch. des Freyst. Ury, I, 214.) Un autre acte de l'an 1291, relatif à l'acquisition par Wettingen de terres possédées à Uri par la comtesse de Raperschwyl, dit que cette acquisition a eu lieu, « hominibus, quos cum possessionibus comparavimus, eorum cooperantibus laboribus et expensis ; » aussi le couvent les rend-t-il « consortes et participes omnium conditionum et libertatum quas nostri predecessores fecerunt hominibus nostris in Ure. » (Voyez Kopp, Gesch., II, 1, 738.) [P. 109, l. 23, au lieu de : 1293, lisez : 1290.] P. 110, n. 11. La vente faite à Wettingen par la comtesse de Raperschwyl de tout ce qu'elle possède « in universo districto vallis Uranie, » est du 29 avril 1290. (Voyez Tschudi, Chron. I, 199 ; Schmid, Gesch. des Freyst. Ury, I, 226, le place par erreur en 1293.) P. 110, n. 12. Dans cet acte le roi Albert investit l'abbesse de Zurich de l'administration des biens temporels de son couvent, et il enjoint « universis et singulis vasallis, ministerialibus et hominibus suis ... .. quatenus ipsi Abbatisse, tanquam Principi nostre, domine sue intendant in omnibus et pareant reverenter. » Voyez de Wyss, Abtei Z. Beil. No 403. P. 110, n. 13. Les deux lettres de la reine Elisabeth sont adressées : « officialibus seu ministris, totique Universitati in Switia. » Dans la première, conçue en termes généraux, elle déclare prendre les religieuses de Steinen sous sa protection ; dans la secoude, datée du même jour, s'autorisant du consentement du roi son mari, elle interdit que les religieuses « aliquam precariam dare a nostris officiatis aliquatenus compellantur. Et, cum intellexerimus quod, tu Landammann, ad ordinationem officialium seu ministrorum, memoratas sanctimoniales ob huiusmodi precarie exactionem. ... impignoraveris, .. .. volumus.. ... quatenus ipsis denarios..... restituere debeas indilate ; ..... ceterum Universitati vestre prelibatas sanctimoniales a quorumlibet violentiis, iniuriis et offensis, pro vestris viribus, recommitimus gubernandas. » Les deux lettres sont dans Tschudi, Chron. I, 221 et Kopp, Urk. II, 167-168. — [Il n'est pas très-exact de traduire, comme nous l'avons fait dans le texte, les mots « ad ordinationem » par « sur l'ordre, » comme si le Landammann avait occupé dans la hiérarchie un rang inférieur aux Ammänner. Ces derniers étaient chargés de répartir les impôts, de dresser les rôles, de signaler les retardataires ; c'est pour donner force de loi à leurs décisions, « ad ordinationem, » qu'intervient le Landammann, comme représentant la puissance exécutive supérieure. Cf. note 28, p. 80 ; note 7, p. 104.] P. 112, n. 14. Voyez Kopp, Urk. I, 54. P. 113, n. 15. Le 21 mai 1324 le duc Léopold d'Autriche intervient dans la collation de la cure de Steinen ; en 1338 le duc Albert confère encore celle de Morschach. (Voyez Geschichtsfreund, I, 44, 51.) Dans le premier accord fait entre l'Autriche et les Waldstäten, après la bataille du Morgarten, le 19 jnillet 1318, les confédérés déclarent que « les ducs d'Autriche pourront, pendant la paix, exercer sur les domaines qu'ils possèdent dans les vallées tous les droits dont ils jouissaient du temps de l'Empereur Henri, et les faire administrer par des gens de l'endroit où les dits domaines sont situés, pour tout ce qui concerne les impôts, les redevances et la juridiction, selon ce qui a été d'usage jusque-là ; et si, durant la paix, il venait à vaquer quelque bénéfice ecclésiastique ou quelque fief qui relevât des susdits ducs, ceux-ci pourront en disposer sans être inquiétés. » (Tschudi, Chron. I, 285; Eidg. Abschiede, 1839, Beil. N° 3.) En 1352 les gens de Schwyz reconnurent encore les droits seigneuriaux des ducs d'Autriche (Tschudi, ibid., 419.) P. 113, n. 16. Ce document est donné par Tschudi, ibid., 230. P. 114, n. 17. On trouve cette lettre dans Kopp, Urk. I, 63. P. 114, n. 18. Les parties qui interviennent dans cet acte passé à Sarnen déclarent « wand wir nit Ingesigels han, da von haben wir gebetten den erebaren man hern Ruodolven von Oedisriet Lantammann ze Underwalden daz. .. .. » (Kopp, ibid., 65.) P. 116, n. 19. Cette caractéristique d'Albert d'Autriche par des contemporains est tirée de Böhmer, Reg. 1246-1313, p. 196, qui cite ses sources et qui ajoute : « Comment se fait-il qu'un tel prince soit encore l'objet de la calomnie dans tous les livres d'histoire ? Cela s'explique surtout par le besoin qu'on avait d'un tyran pour servir de cadre à l'histoire de Tell qui, depuis le quinzième siècle prenait toujours plus de développement. » Stălin (Wirt. Gesch., III, 96-113), Hagen (Die Politik der Kaiser Rudolf und Albrecht I, cité note 1, p.6), de Wyss (Die Gesch. der drei Länder, 13; Abtei Zurich, 90), et Mücke (Albrecht I von Habsbourg, Gotha, 1866, in-8°, 173-181), ont réformé, avec plus ou moins de réserves, le jugement défavorable qui pesait sur la mémoire d'Albert d'Autriche. Voici encore ce que dit de lui un annaliste du quatorzième siècle : « Amicis lenis, adversariis gravis, probos diligens, improbos cohercens, immaculatum thorum suum retinens, nullum quacumque noxa reum ad suam venientem curiam offendens, improperia patienter sufferens, injurias simul dimissas nunquam revolvens..... (Jean de Victring, dans Fontes rerum germanicarum, ed. Böhmer, I, 357, cf. note 1, p. 189). En revanche, Jean de Winterthur, autre contemporain, s'exprime ainsi sur son compte : « Hunc regem Albertum fama vicio avaricie nimis excessive irretitum testatur. Nam tantum lucris et rebus temporalibus inhyavit, quod castra, civitates, et opida suorum consangwineorum sibi indebite usurpavit ; quod causam ante tempus morti sue dedit. » Chronicon, dans Thes. Hist. Helv. 15, et dans Archiv für schw. Gesch. XI, 42, éd. de Wyss; cf. n. 3, p. 192. [P. 117, l. 3, après : « durable » ajoutez : *°.] P. 117, n 20. La pièce d'où est tirée cette citation est mentionnée par Böhmer, Reg., 1246-1313 au 7 mai 1301. P. 117, n. 21. Voyez la première de ces pièces, Geschichtsfreund, I, 44, et la seconde du 12 juillet 1307, ibid. 41. P. 118, n. 22. L'acte d'Uri est celui dont il est question, note 10, p. 109. Sur le landammann de Schwyz, voyez p. 114. P. 119, n. 23. On peut constater, d'après Böhmer, l'emploi que le roi Albert fit de son temps pendant les quatre mois qui précédèrent sa mort (Reg. 1246-1313, p. 250). Il avait l'usage de passer chaque année les fêtes de Pâques dans quelque endroit de la Suisse. Cf. de Wyss, Abtei Z. Zweites Buch, Anm. 44. Pour le décret en faveur de l'abbaye de Zurich, voyez note 12, p. 110. Sur la mort d'Albert d'Autriche, on trouve dans Mücke (l. c. p. 167-168) le résumé des témoignages contemporains. P. 120, n. 24 C'est dans la suite du récit qu'on trouvera la justification de ce qui est dit dans le texte. P. 121, n. 25. Sur la famille des chevaliers de Küssnacht et le fief de ce nom, voyez Kopp, Urk. I, 63, 125; II, 157 ; Gesch. II, l, 131-134. On trouve l'acte relatif au conflit de 1284 dans Geschichts

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