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tionis sententiam, confirmamus. » Voyez Böhmer, Die Reg. 12461313, au 21, 26 et 27 novembre 1274. P. 80, n. 28. Il résulte des lettres de Rodolphe de Baldegg et de la reine Anne, citées plus haut, note 24, p. 77, qu'en 1275 il y avait à la tête de la vallée de Schwyz deux Ministri ou Ammänner, Rodolphe de Stauffach et Werner de Sewen : « Viris discretis, Rudolfo et Wernhero Ministris vallis de Swites et universitati ejusdem loci, » dit Baldegg : « Viris providis et honestis, Rod. Ministro de Sthovfach et Wernh. de Sewen Ministro, » dit la reine. Mais, en 1281, la communauté possède quatre Ammänner, c'est-à-dire, outre les deux déjà nommés, Ulrich Schmid et Conrad Ab Iberg; on retrouve en 1286 ce même quadrille, dans lequel Ulrich de Wile et Werner Tiring ont remplacé Stauffach et Sewen. (Voy. les deux actes cités dans l'avant-dernier paragraphe de cette note.) Mais, que les Ammans fussent deux ou quatre, il y en avait toujours un qui remplissait les fonctions principales, comme l'a fait observer Kopp, Gesch., II, 332, n. 5. Ce fonctionnaire est appelé « Landammann, » dans le traité du 16 octobre 1291. Voyez plus haut, p. 98, 99. Le droit que s'attribuait la communauté de Schwyz de mettre des impôts dans son territoire est constaté par l'interdiction même qui lui fut faite à plus d'une reprise d'en lever sur les religieuses de Steinen. On reconnait d'ailleurs dans les paroles suivantes le langage de gens habitués à prendre des décisions communes pour la gestion de leurs intérêts : « Wir, die Landt-Lüt von Schwitzkündend allen denen die disen Brief jemer gesechend, dass wir, mit gutem Rat und mit vollkommenem Willen, dess überein sind kommen das wir. ... das gut Jesinen.. .. Cunrat dem Hunnen handgeben ze kouffen umb x Pfundt und für die arbeit, so Er dafür unss und dess Lands Eere erlitten hat, wann daher In die Land-Liit sandten. ... Dass dise Geschrifft stäte und feste sige, so hand wir unsers Lands Insigel an disen Briefgeben und gehenckt. ... zu Schwiz in der Kilchen. » Le sceau de Schwyz, qui paraît pour la première fois dans ce document daté du 25 décembre 1281, porte en légende : S. Universitatis. In. Swites. (Voyez Tschudi, Chron. I, 189 ; Schulthess, Die Siegel der Urkantone, cité plus haut, p. 60, n. 8.) On le retrouve dans un acte du mois d'avril 1286, par lequel Conrad Hesso et sa femme font don aux religieuses de Steinen de terres sises dans la vallée : « in cujus donationis testimonium praesens scriptum tradidimus monialibus memoriatis sigillo communitatis de Swites communitum. » Le roi Rodolphe reconnaît toujours aux Schwyzois, comme son prédécesseur Frédéric II, la qualité « d'hommes libres, » qui ne constituait pas, il est vrai, l'émancipation politique proprement dite, mais qui était un des échelons qui y conduisaient, comme l'avait dit l'empereur Frédéric aux Schwyzois eux-mêmes (cf. ci-devant les notes 26, p. 78 et 16, p. 68). P. 82, n. 29. On trouve ces expressions, employées pour la première fois, en mai 1252, dans un document latin et allemand, relatif à un accord entre les seigneurs de Rothenbourg et la ville de Lucerne, où il est fait allusion à un état de guerre « under den Waltluten, » « apud intramontanos. » (Kopp, Urk., I, 5.) Ce dernier terme se rencontre aussi dans un acte du mois de juin 1257, cité par Kopp, Gesch., II, 204, n. 4, 205, n. 2. P. 83, n. 30. On a cru longtemps que le diplôme impérial de 1240 accordé à Schwyz par Frédéric II avait été aussi octroyé aux deux autres vallées. C'était une erreur introduite et propagée par Tschudi, comme l'a péremptoirement démontré H. Wartmann, Die königl. Briefe für Uri, Schwyz und Unterwalden, dans Archiv für schw. Gesch., XIII, 155-160. P. 83, n. 31. Voyez dans Kopp, Urk., I, 2-3, la lettre adressée à Zurich. (Cf. plus bas n. 34, p. 84.) P. 83, n. 32. Voyez ci-dessus, p. 71-72; à l'appendice le N° VIII ; et le document cité note 20, p.43, où Rodolphe le Taciturne, tout en confirmant la renonciation de son père aux droits qu'il possédait sur les « hommes libres et ceux qui lui étaient soumis jure advocationis, » ajoute que, pour lui, il ne consentira plus à de nouvelles concessions de ce genre : « ita tamen, ut, de caetero, nullus talium hominum ad eadem loca (les domaines d'Engelberg) a nostra juridictione transferatur. » P. 84, n. 33. Voyez à l'appendice le No VIII. L'acte mentionné ci-dessus, note 29, p. 82, et celui dont il est question, note 18, p. 70, signalent soit un état d'hostilité entre Lucerne et les Habsbourg, soit la disposition chez les bourgeois de cette ville à prendre part à la lutte que soutenaient les Waldleute. Le document du 4 mai 1252 s'exprime ainsi à ce sujet : « Si vero a lacu Lucernensi apud intra

montanos aliquot prelium exortum fuerit, omnes illuc ire volentes idem prelium laborent destruere, partes suas pro bono pacis interponentes ; et, si quis nostrûm amico suo ibidem prelianti subvenire voluerit, armis suis vel consilio suo subveniat, ita tamen quod personâ propriâ cum eo, quando prelii finis non fuerit, non permaneat. Si autem personaliter eidem prelio interfuerit, nequaquam civitatem intret antequam v libris illud emendet. » Par le même acte on renonce pour le présent « à toute confédération formée pendant la guerre » (alle Sicherheit wie si dar komen waz in dem kriege), et l'on menace d'une amende de dix livres ceux qui en contracteraient une dans l'avenir (der mache dehein solich ubelliche sicherheit daz er daz bezsern sol mit cehen marchen silbers). P. 84, n. 34. On lit dans la lettre citée ci-devant, n. 31, p. 83 : « Turegi civitatis egregie consultis.... R. de Winchilreit, W. de Buochs et filius ejus, W. milites et W. de A .. ... | et B. de Woluinschiezin . ... salutem et super inimicis victoriam triumphalem. » Voyez de Wyss, Abtei Z., 65, sur la situation critique de Zurich en 1247 ; ce serait donc à cette année-là qu'il faudrait fixer l'époque de cette lettre sans date. P. 85, n. 35. Rodolphe avait hérité dans l'Unterwalden de ce qui était échu à son père par le partage de 1232 (voyez note 12, p. 65); de plus il avait acquis de son cousin Eberhard des biens situés dans la vallée inférieure (voyez note 22, p. 75). Une partie de cette dernière vallée appartenait au comté de l'Aar ou Aargau, à la tête duquel il était lui-même placé, comme cela résulte de la transaction de 1239 (voyez plus haut note 12, p. 65), qui lui donne le droit de faire comparaître les « hommes libres » de ce comté devant ses assises. L'on voit, en effet, le 22 février 1257, Ulrich de Russegg, qui s'intitule : « Judex a Lancravio Ergaudiae constitutus, » rendre une sentence juridique dans un différend soulevé entre le couvent de Hohenrain et des hommes de l'Unterwalden, relativement à une propriété sise à Bürgen (Kopp, Urk. I, 8). Dans l'acte du 11 août 1275 (voyez plus haut, note 11, p. 64), Marquard de Wolhusen se qualifie de « Richter in Argöw und Zurichgöw dess.... Her Rudolffs .... rœmischen Küngs. » L'achat que fit, le 16 avril 1291, le roi Rodolphe des droits du couvent de Murbach à Lucerne le mit encore en possession de nombreuses propriétés dans l'Unterwalden, avec les priviléges seigneuriaux qui y étaient attachés. Voyez Kopp, Gesch., II, 187; Blumer, Die schw. Demokr. I, 28-34. P. 86, n. 36. Voyez Blumer, ibid., I, 73-81 ; Huber, Die Waldst., 33-34. P. 86, n. 37. Voyez Eichhorn.Deutsche St.-und R.-Gesch., $294; H. von Liebenau, Die Winkelriede von Stanz, dans Mittheil. der ant. Ges. in Zürich, IX, 2, 34-37; l'Indicateur d'hist. et d'antiq. suisses, année 1858, p. 3-4 ; de Wyss, Abtei Z., p. 81 : « La jeunesse guerrière des vallées que dominent le St.-Gothard et les Mythen s'exerçait dans les armées de l'empire au métier des combats. » P. 87, n. 38. Christian Küchemeister, qui vers 1335 composait les Neue Casus Monast. Si Galli (dans Mitth. zur vaterl. Gesch., St.-Gall, I), dit (p. 8): « Unser Herr der abt hatt och Soldner von Swytz und Ure und darzuo des Gotzhus lüt, » et (p. 13): « Da Waz Raprechtswyler hobtherr Walther von Vatz und gewan der alz vil lüt von Swytz und von Glarus und von Kurwahlen, daz unser lüt entWychen muossten. » P. 87, n. 39. On lit dans la chronique de Matthias de Neuenbourg (voyez plus loin p. 190, note 2) : « Quidam de Swicia, quorum rex mille quingentos habuit, soliti currere in montanis, descendentes montem irruerunt in castra comitis Ferretarum.... aliquibus occisis ipsius spolia deferendo ac plurima laniando, ita quod commocio facta est clamorosa. » (Chronica, éd. Studer, Zürich, 1867, p. 24.) Le chiffre de 1500 hommes, s'il est exact, ne peut évidemment pas s'entendre du contingent fourni par les montagnards des Waldstätten seuls. P. 89, n. 40. Voyez à l'appendice, No XI, le texte de ce document. Nous avons dit, p. 84, que « l'antique confédération » dont il est question dans ce pacte doit probablement s'entendre des alliances passagères formées de 1240 à 1250 entre les gens des Waldstätten pour résister au comte de Habsbourg. L'épithète antiqua s'appliquait alors à une durée beaucoup moins longue que celle dont le mot antique éveille la pensée. En l273, lors de l'élection du roi Rodolphe, les électeurs s'intitulent : « Principes electores quibus in romani electione regis jus competit ab antiquo. » Or, cette dernière expression ne peut indiquer une époque antérieure à 1254, car le roi Conrad IV, qui mourut alors, avait été élu en 1237 par d'autres princes que par ceux qui sont ici désignés. Voyez Böhmer, Die Reg. 1246-1313, p. 58; voyez aussi plus loin, note 10, p. 109. Sur le sceau du Nidwald, qui se trouve, avec ceux d'Uri et de Schwyz, appendu au parchemin du pacte de 1291, se lisent en légende les mots : S. Universitatis. Hominum. De. Stannes; puis on a plus tard ajouté à l'intérieur du champ: Et. Vallis. Superioris. Cf. Kopp, Gesch., II, 210, n. 4 ; Mitth. der antiq. Ges. in Zurich, IX, l, 74. P. 92, n. 41. Voyez plus haut, note 26, p. 78.

SECONDE PÉRIODE

P. 98, n. 1. Sur les événements qui se passèrent en Suisse immédiatement après la mort de Rodolphe de Habsbourg, voyez Kopp, Gesch., III, 1, 3-13. P. 98, n. 2. Le texte du traité d'alliance entre les deux Waldstätten et Zurich se trouve dans Kopp, Urk., I, 37 et de Wyss, Abtei Z. Beil. N° 344. On le plaçait à l'année 125l jusqu'à ce que le premier de ces historiens, ayant examiné l'exemplaire original déposé dans les archives de Zurich, eût reconnu que nunzig avait été grossièrement changé en funzig, cf. Urk. I, 37. La même altération se rencontre dans deux actes passés à Uri en août 1294 (cf. de Wyss, Abtei Z., N° 362 ; Kopp, Gesch., II. 1, 260, n. 8), tandis que, dans Schmid, Gesch. des Freyst. Ury, I, 217 et 220, ils portent « zwölf hundert funffzig und vier jar. » Voici comment est conçu le passage du traité d'alliance avec Zurich dont nous parlons au commencement du paragraphe suivant de notre texte : « Het ouch dehein herre ein man der sin ist in dewederm teile, der sol ime dienon in der gwonheit als vor des Chunges ziten und nach rechte; swer in furbas noeten wil, den sun wir schirmen. » Il est difficile de ne pas voir dans cette clause une allusion aux empiétements et aux abus de pouvoir dont les parties contractantes avaient eu à souffrir sous le gouvernement de Rodolphe de Habsbourg qui, comme roi ou comme comte, exerçait sa juridiction sur Zurich et sur les Waldstätten. P. 99, n. 3. Voyez Blumer, Die schw. Demokr., I, 80. - Sur les Attinghausen, voyez Th. von Liebenau, Gesch. der Freiherrn von Attinghausen und von Schweinsberg, cité note 1, p. 6.

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